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25 octobre 2009

J'peux vraiment pas les voir en peinture(9)

   

         Les footballeurs c'est vrai que je ne les aime pas beaucoup.Souffrez cependant que je vous présente mon équipe préférée.C'est celle;composée de 25 tableaux environ,que Nicolas de Stael a peinte dans les années cinquante,avant de faire lui-même un ultime plongeon du haut des rochers d'Antibes.Séduit par un match au Parc des Princes par couleurs et mouvement ce Russe devenu français traite ses sportifs comme ses musiciens,autre inspiration,en utilisant une sorte de géométrie souvent carrée,petite symphonie bleu blanc rouge qui n'exclut pas comme une rage olympique.J'ai découvert Nicolas de Stael à Beaubourg il y a quelques années.

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14 juillet 2009

Une chanson:Mocking bird

     Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur,pour paraphraser le très beau roman de Harper Lee.Non ne tirez pas.Bien des critiques rock l'ont fait depuis 40 ans.Je ne connais pas tellement Barclay James Harvest, dinosaure britannique vaguement classé entre Moody Blues et Procol Harum(ça veut rien dire).Mais je sais que la mélodie de Mocking bird tourne,là,dans ma tête.Et je sais aussi que si BJH est parfois un peu pompeux j'ai entendu bien pire.Pas vous?

http://www.youtube.com/watch?v=BuD9Ta_zdf4

10 juin 2008

Une chanson:Chase the blues away

    Coup double:une chanson de Tim Buckley et la voix de Brendan Perry (moitié mâle de Dead can dance).

      

           Chase the blues away est une très jolie chanson que Tim Buckley avait insérée dans l'album Blue afternoon (sauf erreur).Rien à rajouter sinon que le lyrisme de Brendan Perry la réacclimate magnifiquement en un néo-folk somptueux.L'Américain au timbre inégalable n'est pas trahi par le mystique Australo-Irlandais,c'est un Français qui vous le dit.Il y a peut-être plus funky mais j'aime ça.

  http://www.youtube.com/watch?v=FsOYj88A380

19 avril 2008

Une chanson:Indian reservation

      The Best Of by Don Fardon

              Comme plus personne ne le sait The Sorrows,groupe de Coventry,eut ses deux années de succès vers 1966.Originaires de ce centre industriel de la perfide Albion (notons que la perfide Albion fut bienvenue dans ma vie et l'égaya considérablement au moins par sa musique),les Sorrows mériteraient une petite flamme du souvenir plus tonique me semble-t-il.Comme tous les groupes du monde y compris celui très underground de votre serviteur,ils s'engueulèrent très rapidement.Et le plus fort en gueule sous le nom de Don Fardon eut vers 70 un succès colossal en Amérique avec sa reprise de Indian reservation,de John D.Loudermilk, lui aussi anonyme et pourtant auteur entre autres du classique du delta Tobacco Road, enregistré par tout le monde.Le titre complet,plus explicite et plus beau,est The lament of the Cherokee Indian reservation.S'il vous plaît de vous lamenter avec moi... http://www.youtube.com/v/clux1gLimUo&hl=en&color1=0x2b405b&color2=0x6b8ab6"></param><param  >

16 février 2008

L'objet du western

DVD Du sang dans le désert (The tin star) Z1

     Cet objet c'est la fameuse étoile du sheriff,ici Anthony Perkins,tout jeune promu malhabile qui aura besoin du mentor Henry Fonda dans ce beau western noir et blanc 57,signé Anthony Mann et ridiculement titré en France Du sang dans le désert alors que de désert point dans ce décor.Rappelons ici que Mann n'est pas seulement l'homme qui dirigea si bien James Stewart dans l'espace de l'ouest lors d'une  pentalogie unique (Winchester 73,Les affameurs,L'appât,L'homme de la plaine,Je suis un aventurier). Chasseur de primes vieillissant Fonda attend sa prime dans la petite ville,pourvue d'un tout jeune marshall,inexpérimenté et qui trouvera dans l'aventurier une figure paternelle,thème archi-classique du western.

     Anthony Perkins,jeune lui aussi,semble mal à l'aise mais cela colle finalement bien au personnage de bleu qui doit apprendre le dur métier de représentant de la loi dans une bourgade de l'Ouest.Des scènes très réussies comme la longue introduction où le chasseur de primes ramène un cadavre à cheval,en silence et dont seule la main dépasse.Figure obligée de l'Ouest nous croisons aussi un bon docteur,âgé mais pas alcoolique,chose rare,et qui entre triomphant dans sa ville le jour de son anniversaire,triomphant mais...mort dans sa calèche,assassiné pour avoir exercé son dur labeur.Intéressante approche aussi du lynchage,cette gangrène de le la conquête, universelle hélas qui ne va pas aussi loin que dans L'étrange incident,film de Wellman de 1943,le meilleur sur le thème.Hautement moral cela va sans dire Du sang dans le désert bénéficie d'une fin un peu trop bien-pensante à mon gré.J'ai toujours un penchant pour le solitaire qui part dans le couchant avant the end,plus que pour celui qui "s'encombre" tardivement d'une femme et de son jeune fils pour reconstruire.Mais ce pessimisme n'engage que moi.

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4 juin 2006

Peckinpah,premiers pas

Une curiosité:le tout premier film de Sam Peckinpah,très peu vu en France.Il s'agit d'un road-western dont le cercueil d'un enfant est l'enjeu puisque son meurtrier accidentel accompagne la mère de l'enfant en territoire apache pour l'enterrer près de son père.Titre français(si j'ose dire)New Mexico,en V.O. The deadly companions.C'est encore un western à budget limité,mais bénéficiant d'un bon scénario avec la superbe rouquine Maureen O'Hara en mère courage qui ne s'en laisse pas compter,avec une vengeance post-Guerre de Sécession,avec de bonnes idées,l'enfouissement du chariot ou la recherche de la tombe du père dans une mission fantôme très cinégénique.


New Mexico

4 mars 2007

Sans commentaire

C'est un film que j'ai vu à sa sortie.C'est considéré comme un très bon film.C'est le film qui m'a le plus marqué.C'est un film que j'ai juré ne jamais revoir.J'ai tenu parole depuis 36 ans.C'est un film qui est pourtant parmi mes quelques 300 DVD.Si les plus jeunes ne le connaissent pas sachez que c'est un film sur le paradis perdu.Quant aux plus anciens peut-être aimeront-ils en retrouver quelques arpèges.

http://www.youtube.com/watch?v=GdzThgveHwQ

23 décembre 2006

Portrait de Marilyn Garbo

Vous qui êtes aussi pervers que moi quant à la mythologie des actrices,je suis sûr que vous vous êtes posé la question essentielle qui nous lie à ces icônes.Cette question est:pourquoi Marilyn et pourquoi Garbo?Pourquoi appelle-t-on l'une par le prénom comme une copine de lycée et l'autre par son nom comme une directrice d'école.Encore que l'on puisse tomber amoureux de la directrice de l'école.Mais pour elles,pour elles deux...

   Greta Gustafsson Garbo,la Divine,n'est pas une affiche sur un mur de chambre d'adolescent.Je ne pense pas qu'elle l'ait jamais été.Peu bavarde,ce qui lui a permis d'éviter les bévues de certaines ravissantes idiotes Garbo offre à des admirateurs nombreux mais corrects son visage sévère,énigmatique non exempt d'une certaine antipathie.Mais la hauteur et l'antipathie peuvent être diablement séduisantes.Interprète de grands personnages de l'histoire(Marie Walewska,La Reine Christine,Mata Hari),de la littérature(Anna Karénine, Marguerite Gautier) Garbo existe-t-elle réellement?Phobique de ce que l'on n'appelait pas encore les médias cette femme,à force de créer le mystère autour d'elle,s'est évanouie quelque part dans le monde étranger à ce qui n'est pas celluloïde.On n'oublie pas Garbo mais comme épaule amie,et plus si affinité,ce n'est tout de même pas la panacée.Et au Grand Hotel quand je descends ce n'est pas la belle Nordique qui me manque.Attirante certes mais comme ces étendues blanches que je n'atteindrai jamais la Divine est comme une photographie glacée,deux fois glacée sur un magazine obsolète dans le hall du palace. Heureusement Lubitsch vint et Ninotchka avec lui.On a su alors que Garbo aurait pu être humaine,de larmes et de sourires,une femme,pas un rêve dont on n'ose prononcer le prénom.

   Norma Jean n'a jamais quitté les calendriers et on n'ose imaginer qu'elle aurait 80 ans.Marilyn,notre Marilyn à tous,à vous,à moi,du domaine public du glamour si j'ose dire.Marilyn à qui tout homme est redevable d'émotions ou tout au moins d'émoustillements.Les hommes préfèrent les blondes et les blondes préfèrent les bijoux.Croqueuse d'hommes peut-être mais croque la vie qui vivra peu(vieux proverbe malais de mon invention).La garce de Niagara et les demoiselles de vertu incertaine(et tant mieux) de Bus Stop,Certains l'aiment chaud ou Sept ans de réflexion me troublent encore un peu quelquefois.Marilyn ou comme un petit air de descente aux enfers qui convient à toute liaison.En sachant que toute liaison,justement,porte sa part immanquable d'obscurité,et ce soupçon de vulgarité un peu agressive mêlée à l'immense et souvent puéril besoin de tendresse de Marilyn pour qui il y a pas mal de temps j'ai commis ce qui suit.

Norma Jean,pour toujours

Une mère dépressive ne t'aura donné

Qu'enfance cahotique

De ces troubles années tu conservas

Les moues,les colères,la nervosité

D'autres disent l'hystérie.

Tant de fragilité surtout,l'immense besoin d'être aimée.

Eve,nouvelle Eve,évaporée

Lolita un peu vulgaire,étourdie,candide et coquine

Que de clichés!

Gentiment écervelée,chercheuse de milliardaire

Tu aimais les joyaux.On t'a crue ravissante idiote

Mais,insatisfaite tu voulus quitter cette enveloppe factice

De sex-symbol en technicolor

Trompe-l'oeil,au delà du brillant

Des effets faciles d'un scénario

La tendre flambeuse voilait une âme tourmentée

Comme lointaine tu guerroyas en vain

Rageant de mal étreindre le bonheur

Ni l'idole des stades

Ni le dramaturge adulé

Ni même le très grand homme

Ne t'ont serrée assez près pour retenir ton souffle.

Les folles soirées

Au parfum tapageur,au masque clinquant

Ont donné à ces matins âcres

Le goût morbide des défaites

Cette amertume qui ne s'éteignit

Que la nuit d'été empoisonnée

Près d'un téléphone silencieux

Statufiée,bafouée

Marilyn

Existe-t-il plus femme que toi

Norma Jean?

12 septembre 2006

Sans issue

  In Cold Blood On a compris dès le début de De sang froid,réalisé en 66 par Richard Brooks,d'après le livre de Truman Capote que l'on redécouvre actuellement,lui même tiré d'un fait divers,que la cavale de Perry et Dick sera leur dernier voyage.Richard Brooks,qui fut journaliste et  gardera pour ses mises en scène un style souvent proche du reportage retrace simplement la dérive des jeunes assassins,loin du romantisme(?)de Bonnie et Clyde,loin aussi de l'esbrouffe de Tueurs-nés(Oliver Stone). De sang froid c'est simplement une séquelle de l'Amérique comme plus tard Bowling for Columbine,une certaine démagogie en moins.

La sobriété,la précision d'entomologiste du regard de Brooks,le jeu sec et froid des acteurs nous glacent et nous dérangent car nulle trace de réel exotisme dans ce film. De sang froid arrive aussi près de chez nous.

Bien sûr le dernier quart d'heure débouche sur la question de la peine capitale et s'en trouve peut-être un peu plus conventionnel quand on sait qu'au simplisme des uns répond toujours l'angélisme des autres.Une bouffée d'air quand nos tueurs jouent bon gré mal gré la solidarité avec un gamin et son grand-père qu'ils prennent en stop...A noter que les personnages caressent un moment un rêve mexicain et citent Bogart et Le trésor de la Sierra Madre.

2 juin 2006

Je l'ai lu,l'Elu

Je l'ai lu,l'élu

  AttL'éluention ce livre est dangereux.Il ne ressemble à aucun autre et ne met en scène pratiquement que deux pères et deux fils,Juifs américains à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale.Attention cet ouvrage n'est pas toujours d'une lecture facile,notamment pour un Goy comme moi,peu familier(c'est le moins qu'on puisse dire) avec le Talmud et les nuances entre Sionisme et Hassidisme.Pour le début du livre c'est d'ailleurs sur le base-ball qu'il faudrait être compétent car c'est à l'occasion d'un match que Danny et Reuven vont faire connaissance,tous deux fils de deux sommités du judaïsme,partisans de doctrines différentes.

Ne croyez pas que l'on est là dans l'obscurantisme et dans une caricature.Chaïm Potok,né de parents juifs polonais,revendique pour son roman une espèce de naïveté du savoir qui empêche toute moquerie.Il est tentant de se gausser de ces querelles sur les Commentaires de la loi judaïque et les suceptibilités des deux pères.Mais ces personnages portent en eux un tel amour filial,un tel respect de la connaissance,un tel engagement que l'on ne peut qu'être passionné par cette histoire d'amitié qui résiste à tout entre les deux fils par delà un certain entêtement des deux pères.

La quasi absence de femmes dans cet ouvrage nous révèle évidemment une société patriarcale et un sens de la dynastie qui réclame des rabbins de père en fils.Mais entre temps on aura découvert la Shoah et la création de l'Etat d'Israël rendra les choses à la fois plus claires et plus difficiles.Si comme moi vous vous sentez très éloigné de cet univers sautez le pas.Vous découvrirez un livre exigeant et supérieurement intelligent où l'esprit ne prend malgré tout jamais le pas sur l'âme et le coeur. 

L'élu fut en 81 adapté au cinéma.Peut-être le Cinéphage ou le Dr. Orlof l'ont-ils vu?

2 octobre 2006

La rude nature de l'homme

Les Moissons du ciel Le très peu prolixe Terence Malick n'encombre pas les écrans.Mais quelle sensibilité se cache chez cet homme dont  le moindre plan éclate d'une telle beauté formelle sans pour cela tomber dans la froideur académique?On emploie beaucoup le mot panthéisme qui me semble assez juste même si Giono n'est pas un écrivain qui me touche beaucoup.Pourtant les personnages des Moissons du ciel ont une fougue et une aura dignes de l'ermite de Manosque.Mais ce dernier n' a pas le monopole du lyrisme rural.Ce film pourrait être italien,de la grande époque des Fratelli Taviani,ces cinéastes glorifiés il y a 30 ans et peu en vogue aujourd'hui. Il y a dans cette vision de l'Ouest américain campagnard quelque chose de Kaotique au sens pirandellien du mot qui nous ramène à la brutalité d'un maëlstrom sicilien âpre et tragique avec son incendiaire beauté à couper le souffle.Peu au fait du cinéma africain il me semble aussi que peut-être Souleymane Cissé filme ainsi la jeunesse dans Yeelen ou Le vent.

    Les fulgurances de Terrence Malick,que ce soient les plans sur les animaux notamment les oiseaux qui semblent sortir des gravures d'Audubon ultra-américaines,le feu ou le fléau des criquets ne sont pas là pour ponctuer un discours mais comme d'indissolubles liens dans cette rude,très rude histoire des hommes. De tout jeunes acteurs Richard Gere, Sam Shepard et Brooke Adams ne seront plus jamais aussi bien employés. Malick réussit le prodige d'une oeuvre très américaine qui tend vers une peinture universelle de la violence du monde qui  a pourtant de bien belles couleurs.Autre bonne idée:l'arrivée des clowns du cirque comme des pionniers de l'aviation.

29 octobre 2006

Attention groupe rock cultissime

Culte ne suffit pas.Il faut parler de Tulsa Train comme d'une rareté,l'équivalent d'un manuscrit perdu,ou comme un élément des rouleaux de Qumran dans le monde du rock'n'roll.Groupe légendaire aux disques introuvables même en export clandestin.Météore resté pour moi plus important que  les Doors,Floyd ou les Byrds.Les initiés encore vivants comprendront.Souvenir indélébile,j'ai vu Tulsa Train,sur scène,en France.Je le jure.Mais que sait-on au juste de de ce quarteron magnifique,étoile filante de la fin des sixties?

Voilà le témoignage que je peux apporter.En fait Tulsa Train était un groupe français,le seul à avoir failli connaître une audience internationale.Ils jouaient dans une modeste Maison des Jeunes d'Ile-de France et c'était pour la réouverture de cette structure après mai 68 qui avait vu dans cette paisible bourgade de graves incidents.Je me souviens qu'un groupuscule avait été jusqu'à rayer le mot culture de son frontispice.Il me semble même que j'en avais fait partie.Tulsa Train avait copié son nom sur Jefferson Airplane,groupe phare de cette ère lointaine.On avait simplement changé la ville de Jefferson pour celle de Tulsa et l'avion en train.Génial.

Mis en scène sobrement dans le hall de la Maison le guitariste était monté sur la quatrième marche et l'organiste,un virtuose était un peu coincé contre les vestiaires.Le bassiste,de taille modeste mais arrogant pouvait laisser s'exprimer un batteur séduisant que s'arrachaient les adolescentes.Non il n'y a jamais eu de tee-shirts "I love Tulsa Train"Inutile de m'en demander.

Une foule nombreuse(43 personnes environ) se pressait frénétiquement .Le show commença.Inoubliable.Un an plus tard des types pourtant revenus de Woodstock pleuraient de rage d'avoir raté ça..D'entrée Phil(enfin Philippe) attaquait les riffs hargneux de Gloria,le célèbre tube de Van Morrison,qui,tient en deux accords,majestueusement relayés par Cal(enfin Claude)sur son orgue à trois octaves.La voix de Phil égrenant G,L,O,R,I,A, ponctuée des halètements de la basse de Reg(enfin Régis) résonne encore à mes oreilles de rocker

Deux autres accords,différents,pas très différents d'ailleurs et c'était une reprise de Hey Gyp que la voix rocailleuse et whiskieuse d'Eric Burdon le chanteur des Animals avait rendu célèbre et qui donnait à Sid(enfin Didier)l'occasion de cogner sur ses caisses.Version un peu autre,austère presque mais historique et que personne ne réécouterait de si tôt et pour cause.

Il y eut bien un troisième morceau mais la mémoire me fait défaut.Le public non plus ne tarda pas à faire défaut et tant mieux car Tulsa Train avait bien épuisé son répertoire.Nulle image,mêmepas argentique,nulle trace musicale même sur bandes magnétiques d'époque.Nul ne pourra jamais se faire une idée du fabuleux Tulsa Train qui restera gang maudit de la grande et belle  histoire de la musique rock.

Tulsa Train c'est pourtant ce que le rock a produit de mieux.Quatre copains à peu près incapables d'aligner trois notes mais que leur jeunesse avait conduits dans un grenier où,durant quelques mois,ils ont pu se prendre pour les Stones.J'en étais,bien sûr,et je salue mes vieux amis dont l'un est depuis longtemps drummer bien loin d'ici près de Keith Moon(Who) et John Bonham(Led Zeppelin).

Discographie,iconographie,bibliographie:inexistantes.Mais rêve et souvenir intacts..

8 octobre 2006

La première venue


Eve(1950) de Joseph Mankiewicz est un exemple d'intelligence de l'écran sous la houlette d'un maître absolu du scénario et du dialogue.D'une cruauté inouïe All about Eve est le tableau du monde du théâtre,terrain miné pour les naïvetés et les sentiments.Il y a dans Eve plusieurs scènes fabuleuses qui conjuguent l'ambition et la jalousie,au coeur d'un système où les bourreaux d'un jour sont les victimes du lendemain.Mépris,morgue,arrogance donnent une image assez révulsive de Broadway et par extension d'Hollywood,et par extension de l'Amérique et par extension de nous-mêmes.N'avons-nous jamais rêvé d'être calife à la place du calife?



Bette Davis,hautaine puis s'humanisant,Ann Baxter à l'inverse,l'extraordinaire George Sanders perfide et une distribution parfaite avec une dizaine de rôles importants et des personnages tous en place au cordeau achèvent de donner à Eve le statut de film culte bien au-delà de l'univers du spectacle.Statut qui valut au film six statues aux Oscars.Statut qui,surtout,empêche tout vieillissement de ce film,contrairement aux actrices.





18 août 2010

Patrick et ses héros

Dictionnaire amoureux des héros

                     Une pensée pour Patrick Cauvin qui m'a donné quelques jolis plaisirs de lecture,du vraiment sympa.Aussi ai-je exhumé cette note qui date des balbutiements de ce blog il y a quatre ans.   

                     Dans la remarquable collection Dictionnaire amoureux je viens de dévorer un passionnant pavé de 700 pages,le Dictionnaire amoureux des héros de Patrick Cauvin(Plon).Allez vous balader dans ce somptueux pays d'enfance,vous y croiserez de vieilles connaissances,Zorro,Superman mais aussi le Cid,Don Quichotte,Edmond Dantès,Carmen et bien d'autres.Attention il y a aussi des gens moins recommandables,Dracula,Harry Lime et même un certain J.R.

          Patrick Cauvin,ce grand enfant cinéphile et auteur réjouissant(E=MC2 mon amour,Monsieur Papa) fait preuve d'érudition et de malice,et plus encore de tendresse pour tous nos amis d'enfance et d'imaginaire.Et puis Cauvin n'oublie jamais les autres,le Sergent Garcia,Ivan Ogareff ou Messala,car il sait bien que les héros n'existent que par leurs ennemis,tout aussi passionnants.

Evidemment il en manque,il en manque toujours dans un dictionnaire et c'est tant mieux car rien ne vous empêche d'y rajouter les vôtres.Personnellement j'ai regretté l'absence de la Table Ronde et celle d'Achille Talon.Peu importe ce qui demeure c'est qu'après quelques décennies on puisse toujours compter sur leur aide,qu'elle nous vienne du Texas,de la Mancha,de Transylvanie ou d'Ithaque,ou simplement de Baker Street ou du Quai des Orfèvres.On a beau dire,sans ces gens là,on aurait vécu moins bien.Un dernier mot::mon préféré c'est Tom Joad des Raisins de la colère.

7 octobre 2006

Merci Bernard

Mais là je suis un peu familier.Merci Mr.Pivot pour 30 années de télé intelligente et discrète, à mille lieues des sornettes télévisuelles actuelles sur lesquelles je n'insisterai pas et qui touchent toutes les chaînes.Je suis d'une génération qui a rencontré  grâce à Mr.Pivot Soljenytsine et Yourcenar,Nabokov et Umberto Eco.Ce Mr.Pivot passait à 9h25,rendez-vous compte,tous les vendredis à une époque où la 2 ne se croyait pas obligée de passer une soirée polar insipide et interminable avec 3 séries avant ce carrefour littéraire sans prétention où j'ai vu défiler les écrivains les plus divers.Il y en avait pour tout le monde:Simenon,Bukowski,Le Clézio(rarissime) mais aussi des quasi-anonymes.J'y ai vu un mineur raconter son boulot,un terre-neuvas ses campagnes.Cela s'appelait Ouvrez les guillemets,Apostrophes,Bouillon de culture,etc...



     Mr.Pivot il savait mettre à l 'aise chacun sur le plateau ou devant son poste.Et quand il accueillait son pays Henri Vincenot,bourguignon comme lui on arrosait ça.Il a beaucoup écrit,Mr.Pivot,des articles surtout et toujours en hommage au français,notre langue si malmenée,notamment dans les blogs.Mais surtout ce passionné de littérature,de tous les livres(même de cuisine) aura beaucoup fait pour la francophonie.Je ne verse pas là dans le cocardier.Mes auteurs préférés sont italiens,américains,irlandais ou scandinaves mais Mr.Pivot il les aimait aussi comme il aimait les dictionnaires,la chanson de qualité,le théâtre et tout ce qui rend un peu plus intelligent.Je m'aperçois que je parle à l'imparfait.Non Mr.Pivot n'est pas mort mais une certaine idée de la T.V.,ben...oui.


P.S.Grâce à Mr.Pivot j'ai découvert Rachmaninov et ses concertos pour piano.C'est sûr,je dois beaucoup à Mr.Pivot.Alors merci Bernard.

1 décembre 2023

Index des auteurs

 D'

Abbey

à

sans-titre

Abbey Edward, Le gang de la clef à molette

Adam Olivier, Les lisières

Adrian Pierre, Des âmes simples

Alarcon Daniel, Lost City Radio

Allen Woody, L'erreur est humaine

Ammaniti Niccolo, Branchies

Anderson Edward, Il ne pleuvra pas toujours

Anderson Edward, Tous des voleurs

Andrea Jean-Baptiste, Des diables et des saints

Andric Ivo / Le pont sur la Drina

Appelfeld Aharon, L'amour,soudain

Appelfeld Aharon, Le temps des prodiges

Appelfeld Aharon, Les eaux tumultueuses

Archaux Frédéric / Oiseaux. Sentinelles de la nature

Arnaud Clara, Et vous passerez comme des vents fous

Arpino Giovanni, Le pas de l'adieu

Artin Pacha Yacoub, Contes du Nil Blanc et du Nil Bleu

Assouline Pierre, Le dernier des Camondo

Assouline Pierre, Le nageur

Assouline Pierre, Le paquebot

Assouline Pierre, Tu seras un homme, mon fils

Assouline Pierre, Une question d'orgueil

Audouard Antoine, Changer la vie

Audubon John James, Journal du Missouri

Bakker Gerbrand, Le détour

De Balzac Honoré, Une ténébreuse affaire

Balzano Marco, Je reste ici

Banerji Bibhouti Bhoushan, De la forêt

Banks Iain M., Retour à Stonemouth

Bannel Cédric, L'homme de Kaboul

Banville John, Le livre des aveux

Barbaro Paolo, Iles perdues

Barbery Muriel, L'élégance du hérisson

Barboni Thilde, Les enfants de Cinecitta

Barnes Julian, L'homme en rouge

Barnes Julian, Le fracas du temps

Barnes Julian, Outre-Manche

Barry Rodolphe, Honorer la fureur

Barry Sebastian, Des milliers de lunes

Barry Sebastian, Du côté de Canaan

Barry Sebastian, Le testament caché

Barry Sebastian, Un long long chemin

Bartelt Franz, Le bar des habitudes

Barth John, L'opéra flottant

Bass Rick, Dans les Monts Loyauté

Bass Rick, La décimation

Bass Rick, Le ciel, les étoiles, le monde sauvage

Bass Rick, Winter

Behrens Peter, Les O'Brien

Ben Jelloun Tahar, L'enfant de sable

Benioff David, La ville des voleurs

Benjamin Melanie, Les Cygnes de la Cinquième Avenue

Bergen David, Un passé envahi d'ombres

Bierce Ambrose, Morts violentes

Bjornstad Ketil, La société des jeunes pianistes

Bolger Dermot, Ensemble séparés

Bolger Dermot, Une arche de lumière

Bolger Dermot, Une seconde vie

Bosc Adrien, Constellation

Bosco Henri, Le mas Théotime

Bosschaerts Guy / Temps Croisés. Ascalon

Botrel Yann, Absinthe L'affaire Gouffé

Boyden Joseph, Le chemin des âmes

Brancati Vitaliano, Les aventures de Tobaïco

Brancati Vitaliano, Rêve de valse

Brink André, Un instant dans le vent

De Broc Nathalie, Et toujours ces ombres sur le fleuve...

Brouste Judith, Le cercle des tempêtes

Brown Fredric, La nuit du Jabberwock

Brown Jeb, Hemingway à Paris

Bryson Bill, L'été où tout arriva

Burke James Lee, Le boogie des rêves perdus

Burnside John, Les empreintes du diable

Burnside John, Scintillation

Burnside John, Un mensonge sur mon père

Burnside John, Une vie nulle part

Buan Hugo, Les âmes noires de Saint-Malo

Butler Robert Olen, L'appel du fleuve

Butlin Ron, Le son de ma voix

Buzzati Dino, Le K

Buzzati Dino, Montagnes de verre

Buzzati Dino, Nouvelles inquiètes

Calaciura Giosuè, Borgo Vecchio

Calaciura Giosué, Pantelleria La dernère île

Camilleri Andrea, Le tour de la bouée

Canin Ethan, Le voleur du palais

Canin Ethan, Vue sur l'Hudson

Caracalla Jean-Paul, Les exilés de Montparnasse

Carletti Luigi, Prison avec piscine

Caro Fabrice, Broadway

Carpenter Don, Deux comédiens

Carpenter Don, La promo 49

Carpenter Don, Sale temps pour les braves

Carpenter Don, Un dernier verre au bar sans nom

Caruso Alfio, Willy Melodia

Carver Raymond, Tais-toi, je t'en prie

Cauvin Patrick, Dictionnaire amoureux des héros

Chalandon Sorj, Le quatrième mur

Chambaz Bernard, Vladimir Vladimirovitch

Chandler Raymond, Le jade du mandarin

Chandler Raymond, Un tueur sous la pluie

Charbit Tom, Les sirènes d'Es Vedra

Charles KJ, Le carnet secret de Simon Feximal

Charyn Jerome, El Bronx

Chemla Nicolas, Murnau des ténèbres

Chevalier Tracy, L'innocence

Claudel Philippe, Le rapport de Brodeck

Claus Hugo, Belladonna

Clavel Bernard, La révolte à deux sous

Coe Jonathan, La pluie,avant qu'elle ne tombe

Coe Jonathan, Le Coeur de l'Angleterre

Coetzee John Maxwell, L'été de la vie

Coetzee John Maxwell, Michael K.,sa vie, son temps

Cognetti Paolo, Les huit montagnes

Cole Teju, Open City

Collectif, Voyages d'écrivains

Colombani Florence, Kazan.Une Amérique du Chaos

Colombani Florence, Proust-Visconti.Histoire d'une affinité élective

Conan Doyle Arthur, Etude en rouge

Conforth Bruce, Wardlow Gayle Dean, Et le diable a surgi

Connelly Michael, Volte-face

Conroy Pat, Beach Music

Consolo Vincenzo, Le palmier de Palerme

Conte Giuseppe, L'homme qui voulait tuer Shelley

Conte Giuseppe, Le troisième officier

Cook Kenneth, A coups redoublés

Cook Kenneth, Cinq matins de trop

Cook Kenneth, La vengeance du wombat

Cooper Dominic, Le coeur de l'hiver

Cooper Dominic, Vers l'aube

Cooper Tom, Les maraudeurs

Cornwell Patricia, Havre des morts

De Cortanze Gérard, Laisse tomber les filles

Cowie Douglas, Owen Noone & Marauder

Cozarinsky Edgardo, Dark

Crace Jim, De visu

Crews Harry, Des mules et des hommes

Crumley James, Cairn

Dag'Naud Françoise, 30,rue de Saintonge

Dalaudier Guillaume, Les passagères du Paragon

David Michel, Un bonheur si fragile

Deaver Jeffery, Le rectificateur

Decoin Didier, Une Anglaise à bicyclette

Dee Jonathan, Mille excuses

Delerm Philippe, New York sans New York

Delesalle Nicolas, Un parfum d'herbe coupée

Désérable François-Henri, Tu montreras ma tête au peuple

Deville Patrick, Peste et choléra

Dicker Joël, La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Diehl Chris, Blackmail Blues

Divry Sophie, Quand le diable sortit de la salle de bain

Divry Sophie, Trois fois la fin du monde

Doerr Anthony, Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Dos Passos John, Aventures d'un jeune homme

Dreyfus Arthur, La troisième main

Dreyfus Pauline, Le déjeuner des barricades

Von Düffel John, De l'eau

Dugain Marc, Ils vont tuer Robert Kennedy

Dugain Marc, La malédiction d'Edgar

Dugain Marc, Une exécution ordinaire

Dumas Alexandre, Le meneur de loups

Dumont Martin, Tant qu'il reste des îles

Durrell Lawrence, Le Carrousel sicilien

Duval-Stalla Alexandre, Claude Monet-Georges Clemenceau:une histoire deux caractères

Easton Ellis Bret, Lunar Park

Eder Cyril, Les Comtesses de la Gestapo

Edugyan Esi, Wahington Black

Endelys Sophie, Les gardiennes du silence

Edwardson Ake, Voile de pierre

Enard Mathias, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Enzensberger Hans Magnus, Joséphine et moi

Evette Jean-Baptiste, Les spadassins

Farina Annick, Florence en v.o.

Farris Smith Michael, Blackwood

Farris Smith Michael, Nulle part sur la terre

Faye Eric, Le mystère des trois frontières

Fellowes Julian, Passé imparfait

Fellowes Julian, Snobs

Ferguson Trevor, Sous l'aile du corbeau

Findley Timothy, Le Grand Elysium Hotel

Finnegan William, Jours barbares

Flaubert Gustave, Bouvard et Pécuchet

Flynn Nick, Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie

Follett Ken, Le mystère du gang masqué

Forest Philippe, Le siècle des nuages

Franklin Tom, La culasse de l'enfer

Franklin Tom, Le retour de Silas Jones

Froidmont Claude, Chez Mauriac à Malagar

Gaige Amity, Schroder

Garcin Jérôme, Le voyant

Garde François, Ce qu'il advint du sauvage blanc

Garde François, Pour trois couronnes

Garde François, Roi par effraction

Gary Romain, La promesse de l'aube

Gatalica Aleksandar, A la guerre comme à la guerre

Gattis Ryan, Six jours

Gaudé Laurent, Danser les ombres

Gaudé Laurent, Eldorado

Gaudé Laurent, Les oliviers du Négus

Gaudé Laurent, Pour seul cortège

Geary Valerie, Celles de la rivière

Geiger Arno, Le vieux roi en son exil

Geiger Arno, Tout va bien

Gennari Alessandro, Les lois du sang

Germain Sylvie, Petites scènes capitales

Ghoussoul Sabyl, Beyrouth-sur-Seine

Gibeau Yves, ...Et la fête continue

Gide André, Si le grain ne meurt

Giesbert Franz-Olivier, Un très grand amour

Glass Emma, Pêche

Giocanti Stéphane, Une histoire politique de la littérature

Giraldi William, Aucun homme ni dieu

Giraudeau Bernard, Les dames de nage

Goslan Elizabeth, Scandaleuse Sarah

Gran Iegor, Les services compétents

Grand Emmanuel, Terminus Belz

Greene Graham, Orient-Express

Greenland Seth, Un patron modèle

Grondahl Jens Christian, Les jours sont comme l'herbe

Grondahl Jens Christian, Les Portes de Fer

Grondahl Jens Christian, Quelle n'était pas ma joie

Grondahl Jens Christian, Virginia

Grossman David, La vie joue avec moi

Gundar-Goshen Ayelet, Réveiller les lions

Gustafsson Lars, L'après-midi d'un carreleur

Haasse Hella S., La source cachée

Haasse Hella S., Les seigneurs du thé

Hamilton Hugo, Le marin de Dublin

Hamilton Hugo, Sang impur

Hamsun Knut, La faim

Harding Paul, Enon

Harstad Johan,  Buzz Aldrin, mais où donc es-tu passé?

't Hart Marteen, La colère du monde entier

Hasz Robert, La forteresse

Hasz Robert, Le moine et le soldat

Hatzfeld Jean, Robert Mitchum ne revient pas

Haushofer Marlen, Le mur invisible

Heinichen Veit, Les requins de Trieste

Hemingway Ernest, La vérité,à la lumière de l'aube

Heron Zakia et Celia, Le premier qui voit la mer

Hertmans Stefan, Le  coeur converti

Hertmans Stéfan, Une ascension

Hesse Herman, Le loup des steppes

Hogan Desmond, Les feuilles d'ombre

Hortle Erin, L'octopus et moi

Hovland Ragnar, Douce nuit

Huguenin Jean-René, La côte sauvage

Humm Philibert, Roman fleuve

Indridason Arnaldur, La femme en vert

Indridason Arnaldur, La muraille de lave

Inoué Yasushi, La chasse dans les collines

Irish William, Irish Murder

Ishiguro Kazuo, Le géant enfoui

Ishiguro Kazuo, Quand nous étions orphelins

Ivey Eowyn, Au bord de la terre glacée

Jancar Drago, Cette nuit je l'ai vue

Jancar Drago, Et l'amour aussi a besoin de repos

Jenni Alexis, L'art français de la guerre

Jenni Alexis, La conquête des îles de la Terre Ferme

Johnson Craig, Enfants de poussière

Johnson Denis, Rêves de train

Jonasson Jonas, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis

Jordan Hillary, Mississippi

Josse Gaelle, Un été à quatre mains

Jouve Pierre-Jean, Paulina 1880

Joy David, Ce lien entre nous

Joy David, Nos vies en flammes

Kadish Rachel , De sang et d'encre 

Kanon Joseph, Alibi

Kanon Joseph, L'ami allemand

Karjel Robert, Du sang sur le sable

Kasischke Laura, La vie devant ses yeux

Kauffmann Jean-Paul, Remonter la Marne

Kavanagh Patrick, L'idiot en herbe

Keegan Claire, A travers les champs bleus

Kelley William Kelvin, Danseurs sur le rivage

Kelley William Melvin, Jazz à l'âme

Kelley William Melvin, Un autre tambour

Kemal Yachar, Alors les oiseaux sont partis

Kemal Yachar, Regarde donc l'Euphrate charrier le sang

Kerr Philip, Bleu de Prusse

Kerr Philip, L'été de cristal

Kerr Philip, La pâle figure

Kerr Philip, Un requiem allemand

Kessel Joseph, La steppe rouge

Kessel Joseph, Les temps barbares

Kettenbach Hans Werner, La vengeance de David

Kingsolver Barbara, L'arbre aux haricots

Kneale Matthew, Les passagers anglais

Knowles John, Une paix séparée

Koechlin Stéphane, Bessie Smith,des routes du sud à la vallée heureuse

Koeppen Wolfgang, La mort à Rome

Kramer Pascale, Autopsie d'un père

Krüger Michael, La comédie de Turin

Krüger Michael, La maison fantôme

Kumpfmüller Michael, La splendeur de la vie

Kundera Milan, L'ignorance

De La Varende Jean, Les manants du roi

Lamb Wally, La puissance des vaincus

Laneyrie-Dagen Nadeije, L'étoile brisée

Lange Richard, Angel Baby

Lansdale Joe R., Les marécages

Le Bihan Loig, Le Pigeon de Mario Monicelli

Le Guillou Philippe, Colombey. L'autre colline inspirée

Le Roy Claude, Dans les armées de Napoléon

Lehane Dennis, Ce monde disparu

Lehane Dennis, Un pays à l'aube

Leine Kim, Les prophètes du fjord de l'Eternité

Lenz Siegfried, Le dernier bateau

Leon Donna, La tentation du pardon

Leung Brian, Les hommes perdus

Levine James A., Bingo's run

Lewis Norman, Comme à la guerre

Lewis Norman, L'île aux chimères

Lewis Phillip, Les jours de silence

Lewisohn Ludwig, Crimes passionnels

Lindgren Torgny, Le chemin du serpent

Lindquist Hakan, Mon frère et son frère

Liptrot Amy, L'écart

Liptrot Amy, L'instant

Lothar Ernst, Mélodie de Vienne

Lucarelli Carlo, Une affaire italienne

Lugaz Bernard, Ultimae Terrae

Lynch Jim, Les grandes marées

Lynch Paul, Au-delà de la mer

Lynch Paul, Grace

Lynch Paul, La neige noire

Machart Bruce, Des hommes en devenir

Machart Bruce, Le sillage de l'oubli

Macken Walter, Et Dieu fit le dimanche...

Macken Walter, Le Seigneur de la Montagne

Malamud Bernard, Le commis

Malaparte Curzio, Le soleil est aveugle

Malouf David, L'infinie patience des oiseaux

Malte Marcus, Le garçon

Malte Marcus, Les harmoniques

Mani Stefan, Noir océan

Mankell Henning, Avant le gel

Mankell Henning, L'homme inquiet

Mankell Henning, Le guerrier solitaire

Mann Thomas, Compte rendu parisien

Marai Sandor, Divorce à Buda

Marai Sandor, La conversation de Bolzano

Marai Sandor, La nuit du bûcher

Marai Sandor, Le miracle de San Gennaro

Marai Sandor, Les braises

Marai Sandor, Les confessions d'un bourgeois

Marai Sandor, Libération

Marai Sandor, Mémoires de Hongrie

Marai Sandor, Métamorphose d'un mariage

Maraini Dacia, La vie silencieuse de Marianna Ucria

March William, Compagnie K

Marlantes Karl, Faire bientôt éclater la terre

Martin George R.R., Armageddon Rag

Martinez Tomas Eloy, Le chanteur de tango

Matine Alexandra, La pire amie du monde

Matine Alexandra, Les grandes occasions

Mazzantini Margaret, Ecoute-moi

McCann Colum, Apeirogon

McCann Colum, Transatlantic

McCann Colum, Treize façons de voir

McCord Howard, L'homme qui marchait sur la lune

McCullers Carson, Reflets dans un oeil d'or

McEwan Ian, Leçons

McGahern John, Journée d'adieu

McGrath Patrick, Port-Mungo

McGregor John, Il n'y a pas de faux départ

Mendoza Elmer, L'amant de Janis Joplin

Mengestu Dinaw, Les belles choses que porte le ciel

Meunier Louis, Les Cavaliers afghans

Meyer Philipp, American rust

Milesi Jean Louis, Au loin, quelques chevaux, deux plumes...

Millhauser Steven, Nuit enchantée

Mills Magnus, Retenir les bêtes

Mills Magnus, Trois pour voir le roi

Miyashita Natsu, Une forêt de laine et d'acier

Mizubayashi Akira, Reine de coeur

Monteilhet Hubert, Les bouffons

De Montremy Jean-Maurice, Le collectionneur des lagunes

Modiano Patrick, Chevreuse

Morandini Claudio, Le chien,la neige,un pied

Moricz Szigmond, L'épouse rebelle

Morin Christophe, De Waresquiel Emmanuel, Talleyrand en son château de Valençay

Morley Isla, Le Vallon des Lucioles

Moustiers Pierre, L'hiver d'un gentilhomme

Moutot Michel, Route One

Mullisch Harry, La découverte du ciel

Murakami Haruki, Après le tremblement de terre

Murakami Haruki, Au sud de la frontière,à l'ouest du soleil

Murakami Haruki, Les amants du Spoutnik

Musso Guillaume, Sauve-moi

Nadler Stuart, Un été à Bluepoint

Nesbo Jo, L'étoile du diable

Nicholls David, Nous

Noriega Alfredo, Mourir, la belle affaire

Nysenholc Adolphe, Charlie Chaplin-Le rêve

O'Brien Dan, Brendan Prairie

O'Brien Dan, Wild Idea

O'Brien Flann, Le troisième policier

O'Brien Tim, Au Lac des Bois

O'Connor Flannery, Wise blood

O'Connor Joseph, Desperados

O'Connor Joseph, Inishowen

O'Connor Joseph, Le bal des ombres

O'Connor Joseph, Les âmes égarées

O'Connor Joseph, Les bons chrétiens

O'Connor Joseph, Maintenant ou jamais

O'Connor Joseph, Muse

O'Connor Joseph, Redemption Falls

O'Doherty Brian, L'étrange cas de Mademoiselle P.

O'Faolain Nuala, J'y suis presque

O'Faolain Nuala, On s'est déjà vu quelque part?

O'Faolain Sean, Passions entravées

O'Farrell Maggie, Assez de bleu dans le ciel

O'Flaherty Liam, L'assassin

Ogawa Yoko, Cristallisation secrète

Ogawa Yoko, La formule préférée du professeur

Ogawa Yoko, La marche de Mina

Ogawa Yoko, Les abeilles

Ogawa Yoko, Les lectures des otages

Ogawa Yoko, Les tendres plaintes

O'Hagan Andrew, Sois près de moi

O'Hara John, Une lueur de paradis

Olafsson Olafur Johann, Absolution

Olyslaegers Jeroen, Trouble

O'Nan Stewart, Derniers feux sur Sunset

O'Nan Stewart, Des anges dans la neige

O'Nan Stewart, Emily

Ongaro Alberto, Rumba

D'Ormesson Jean, Au Plaisir de Dieu

D'Ormesson Jean, C'est une chose étrange à la fin que le monde

D'Ormesson Jean, Et moi je vis toujours

D'Ormesson Jean, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

D'Ormesson Jean, Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit

Orsenna Erik, L'Entreprise des Indes

Ovaldé Véronique, La grâce des brigands

Oz Amos, Entre amis

Oz Amos, Judas

Oz Amos, L'histoire commence

Oz Amos, Scènes de vie villageoise

Oz Amos, Une panthère dans la cave

Oz Amos, Vie et mort en quatre rimes

Paasilinna Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen

Paasilinna Arto, petits suicides entre amis

Padura Leonardo, L'homme qui aimait les chiens

Pahor Boris, Printemps difficile

Pakravan Amineh, Le libraire d'Amsterdam

Pamuk Orhan, La femme aux cheveux roux

Parker Dorothy, La vie à deux

Payne David, Le monde perdu de Joey Madden

Pelecanos George, Drama City

Penn Warren Robert, Le cavalier de la nuit

Penn Warren Robert, Un endroit où aller

Percy Benjamin, Le canyon

Percy Walker, Le cinéphile

Perez Reverte Arturo, Le soleil de Breda

Perlman Elliot, Et si le cheval se mettait à parler

Perlman Elliot,  La mémoire est une chienne indocile

Perlman Elliot, Trois dollars

Perutz Leo, La neige de Saint Pierre

Perutz Leo, Où roules-tu, petite pomme?

Petterson Per, Des hommes dans ma situation

Petterson Per, Je refuse

Petterson Per, Maudit soit le fleuve du temps

Petterson Per, Pas facile de voler des chevaux

Piperno Alessandro, Avec les pires intentions

Plath Sylvia, La cloche de détresse

Pollock Donald Ray, Le diable,tout le temps

Porter Henry, Brandebourg

Potok Chaïm, L'élu

Powers Richard, L'arbre-monde

Powers Richard, La chambre aux échos

Powers Richard, Le temps où nous chantions

Price Richard, Ville noire,ville blanche

Proulx Annie, Noeuds et dénouement

Punke Michael, Le revenant

Quentin Abel, Le voyant d'Etampes

Ragougneau Alexis, La Madone de Notre-Dame

Rash Ron, Par le vent pleuré

Rash Ron, Une terre d'ombre

Ravenne Jacques, La chute

Ravey Yves, Taormine

Ray Jean, Malpertuis

Raymond Jean-Paul, Les loups de Mondrepuis

Remarque Erich Maria, Arc de Triomphe

Von Rezzori Gregor, Les morts,à leur place

Von Rezzori Gregor, Mémoires d'un antisémite

Von Rezzori Gregor, Sur mes traces

Robecchi Alessandro, Ceci n'est pas une chanson d'amour

Rodolphe, Rock'n'roll en 150 figures

Rosero Evelio, Les armées

Roth Joseph, Cabinet des figures de cire

Roth Joseph, Images viennoises

Roth Joseph, Le marchand de corail

Roth Joseph, Tarabas

Roth Philip, Némésis

Rothmann Ralf, Lait et charbon

Rouart Jean-Marie, La vérité sur la comtesse Berdaiev

Rouart Jean-Marie, Ne pars pas avant moi

Roux François, Tout ce dont on rêvait

Roux Frédéric, L'hiver indien

Rufin Jean-Christophe, L'Abyssin

Rufin Jean-Christophe, Le grand Coeur

Rufin Jean-Christophe, Le suspendu de Conakry

Rufin Jean-Christophe, Le tour du monde du roi Zibeline

Russo Richard, Retour à Martha's Vineyard

Ruiz Zafon Carlos, Marina

Ryan Donal, Le coeur qui tourne

Ryan Donal, Tout ce que nous allons savoir

Ryan Donal, Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe

De Saint Pern Dominique, Baronne Blixen

Salatko Alexis, Jules et Joe

Salinger Jerome David, Nouvelles

Sallis James, Cripple Creek

Sampedro José Luis, Le sourire étrusque

Sansom C.J., Dissolution

Santiso Javier, Un pas de deux

Savage Thomas, Le pouvoir du chien

Savage Thomas, Rue du Pacifique

Von Schirach Ferdinand, Crimes

Schlink Bernhard, Le retour

Schlink Bernhard, Le week-end

Schlink Bernhard, Olga

Schneider Peter, La ville des séparations

Schnitzler Arthur, Gloire tardive

Schnitzler Arthur, La pénombre des âmes

Schnitzler Arthur, Une petite comédie

Schnitzler Arthur, Vienne au crépuscule

Schoeman Karel, Cette vie

Schoeman Karel, Des voix parmi les ombres

Schoeman Karel, En étrange pays

Schoeman Karel, La saison des adieux

Schoeman Karel, L'heure de l'ange

Schoeman Karel, Retour au pays bien-aimé

Schulberg Budd, Le désenchanté

Schopp Claude, La grande sonate

Scott Paul, Quelques jours avant la nuit

Scott Walter, Le talisman

Seethaler Robert, Le tabac Tresniek

Seigle Jean-Luc, En vieillisant les hommes pleurent

Self Will, Dr.Mukti

Sepulveda Luis, Le neveu d'Amérique

Shakespeare William, Coriolan

Shepard Sam, A mi-chemin

Shepard Sam, Balades au paradis

Shoham Liad, Oranges amères

Shteyngart Gary, Lake Success

Sigurdardottir Lilja, Froid comme l'enfer

Simenon Georges, Lettre à mon juge

Simmons Dan, Les forbans de Cuba

Simmons Dan, Terreur

Slocombe Romain, Monsieur le Commandant

Sola Irene, Je chante et la montagne danse

Sorrentino Paolo, Ils ont tous raison

Springsteen Bruce, Born to run

Staalesen Gunnar, Fleurs amères

Staalesen Gunnar, Le loup dans la bergerie

Stefansson Jon Kalman, Entre ciel et terre

Stefansson Jon Kalman, La tristesse des anges

Stefansson Jon Kalman, Le coeur de l'homme

Stefanssonn Jon Kalman, Lumière d'été, puis vient la nuit

Stegner Wallace, Vue cavalière

Stifter Adalbert, Les deux soeurs

Suaudeau Julien, Dawa

Suter Martin, Le dernier des Weynfeldt

Suter Martin, Le diable de Milan

Sylvain Dominique, Ombres et soleil

Szekely Janos, L'enfant du Danube

Tadié Benoît, Le polar américain,la modernité et le mal

Teodorescu Irina, Ni poète ni animal

Tesson Sylvain, La panthère des neiges

Teulé Jean, Charly 9

Thiéry Danielle, Dérapages

Thomas Matthew, Nous ne sommes pas nous-mêmes

Thu Huong Duong , Terre des oublis

Timm Uwe, L'homme au grand-bi

Toibin Colm, Brooklyn

Toibin Colm, La couleur des ombres

Toibin Colm, L'épaisseur des âmes

Toibin Colm, Le maître

Traven B., La charrette

Traven B., Le pont dans la jungle

Traven B., Le visiteur du soir

Treichel Hans-Ulrich, Le lac de Grünewald

Trevor William, Les enfants de Dynmouth

Trevor William, Les splendeurs de l'Alexandra

Trevor William, Ma maison en Ombrie

Trevor William, Mourir l'été

Vallejo François, Fleur et sang

Vallejo François, Ouest

Vanderhaeghe Guy, Comme des loups

Vanderhaeghe Guy, La dernière traversée

Vann David, Sukkwan Island

Varela Eduardo Fernando, Patagonie route 203

Vassali Sebastiano, Le cygne

Verger Frédéric, Les rêveuses

Vermes Timur, Il est de retour

Veronesi Sandro, La force du passé

Veyrès Bruno, Tout ce que nous n'avons pas fait

Vigevani Alberto, Un été au bord du lac

Villazon Rolando, Amadeus à bicyclette

Vitkine Benoit, Donbass

Vuillard Eric, L'ordre du jour

Wagamese Richard, Jeu blanc

Wagamese Richard, Les étoiles s'éteignent à l'aube

Walser Robert, Vie de poète

Walter Jess, De si jolies ruines

Wargnier Corinne, C'est ainsi que la vie sest arrêtée

Weidermann Volker, Ostende 1936

Weil Jiri, Mendelssohn est sur le toit

Weller Lance, Le Cercueil de Job

Westlake Donald, Mémoire morte

Whitehead Colson, Ballades pour John Henry

Whitehead Colson, Underground Railroad

Widmer Urs, Le livre de mon père

Wilkins Joe, Ces montagnes à jamais

Willocks Tim, La mort selon Turner

Willocks Tim, La Religion

Winckler Martin, Le choeur des femmes

De Winter Léon, La faim de Hofmann

Wolff Tobias, Chasseurs dans la neige

Womersley Chris, Les affligés

Woodall Clive, Le royaume de Kirrick

Wright Charles, Le chemin des estives

Yalom Irvin, Et Nietzsche a pleuré

Yalom Irvin, Mensonge sur le divan

Yehoshua Avraham B., L'année des cinq saisons

Yehoshua Avraham B., Le responsable des ressources humaines

Yehoshua Avraham B., Rétrospective

Yehoshua Avraham B., Shiva

Zweig Stefan, Wondrak

 

 

18 mai 2008

La main enchantée

   Mon cher Gérard adapté au cinéma,ce n'est pas fréquent.Voici à mon avis le seul film tiré de Gérard de Nerval,le plus grand poète français selon moi.En 42 MauriceTourneur,père de Jacques dont on vient de parler,met en scène La main du diable,très proche du mythe de Faust.Sur un scénario de Jean-Paul Le Chanois,modernisé et traduit dans un XX° Siècle savoyard l'aventure du peintre au contrat malheureux nous est contée avec une très belle untilisation des ombres et des silhouettes.Pierre Fresnay,fiévreux et démuni après ce pacte pour le moins hasardeux,compose un artiste hagard et qui ne sait plus à quel saint se vouer.C'est que l'adversaire en face est de taille.Le diable prend d'ailleurs les traits d'un petit homme en noir tenant plus de l'huissier que de l'ange déchu.

    Ayant tout gagné puis tout perdu l'artiste dont la dette double chaque jour(ne vous faites pas prendre à ce jeu) finit par échouer dans une auberge de montagne où se trouve une solution possible.Morceau choisi de La main du diable,la rencontre avec les anciens possesseurs de la main enchantée,qui donne l'occasion à Tourneur d'une cascade d'effets historiques très pittoresques,du mousquetaire au restaurateur.C'est que cette main donne... du talent.Dans le fantastique français ce film n'est pas à négliger,bardé de plus des habituels seconds rôles si indispensables à ce cinéma classique.Les Larquey,Roquevert,Gabriello,Balpêtré...

   Savez-vous qu'au cinéma les mains au pluriel ou au singulier ont eu beaucoup d'ouvrage?Au collet,basse sur la ville,qui tuent, chaude, froide,rouges,à couper,sur le berceau ou dans l'ombre,droite du diable et gauche du seigneur(c'est amusant ça),d'argile,etc...Je passe la main.

17 novembre 2007

Doux oiseau de perpète

    Je n'avais jamais vu Le prisonnier d'Alcatraz,film de John Frankenheimer(62) mais connaissais l'histoire de Robert Stroud,54 années de prison,célèbre pour être devenu un ornithologue de renom en cellule d'isolement.L'interprétation de Burt Lancaster fut à l'époque très louangée.La vériré oblige à dire que Robert Stroud était bel et bien une brute,mais une brute intelligente qui devint effectivement une sommité scientifique.Ce film entre dans la tradition du film américain plutôt démocrate(sens américain) et semble vouloir prôner la réinsertion et la seconde chance.Mais voilà ,l'administration reste ce qu'elle est et Stroud mourra en prison,avec un régime quelque peu arrangé mais sans jamais un jour de liberté.A mon avis trop long et n'évitant pas le côté pensum et bien-pensant qui plomba bien des films intéressants,Le prisonnier d'Alcatraz conserve un attrait par l'étude clinique de l'intérêt de Stroud pour les oiseaux,qui devient une passion presque hors norme.Mais allez juger de  la norme quand vous êtes en taule pour de bon.Sur les meurtres commis par Stroud on ne s'apesantit guère même si l'un d'eux concerne un maton particulièrement abject.Par contre la psychanalyse s'invite bien vite dans le scénario.On comprend que Stroud est un fiston à sa maman avec ce que cela implique de domination matriarcale et de déséquilibre chez cet homme,âgé de vingt ans lors de sa première condamnation.Cela nous vaut quelques scènes fortes entre Lancaster et Thelma Ritter,excellente en mère possessive.

   Parmi les banalités au demeurant sympathiques un éditeur compréhensif,une passionnée d'oiseaux qui va jusqu'à épouser le prisonnier.Karl Malden compose un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît en directeur de prison,obsédé par une sorte de syndrome Valjean-Javert,mais qu'on ne peut ranger dans la pratique catégorie des vieilles badernes,un peu plus fin que ça.La fin du film en revanche est à mon sens ratée,du moins toute la révolte au péntencier,mile fois vue et revue.J'ai aimé la musique du générique,d'Elmer Bernstein,classique mais très efficace.

12 octobre 2006

Alcools

L'alcoolisme a fini par emporter Joseph Roth l'extraordinaire romancier juif autrichien en 1939 à Paris.C'est un auteur que j'admire comme ses compatriotes Schnitzler, Zweig, Perutz dont on reparlera.

L'oeuvre la plus célèbre de Joseph Roth est La Marche de Radetzky qui met en scène la famille von Trotta à travers trois générations lors du déclin et de la chute de l'Empire Austro-Hongrois, cette charnière entre deux civilisations, deux modes de vie. Le choc de ce basculement de l'Europe  a souvent été décrit notamment par les écrivains que je viens de citer. La Crypte des Capucins en est un peu la suite. Dans ces romans comme dans une bonne partie de l'oeuvre de Roth Vienne, personnage principal cherche à s'étourdir car bientôt la superbe et si romantique capitale des Habsbourg ne sera plus qu'une préfecture noyée dans la nouvelle Europe. Roth est un prosateur génial mais sa littérature ne s'arrête pas à Vienne.

La crypte des Capucins Joseph Roth était aussi un très grand journaliste et Liana Levi a publié Une heure avant la fin du monde et Symptômes viennois, des bijoux de clairvoyance avant l'horreur des camps que son alcoolisme allait lui éviter en le faisant mourir en 39 dans un hôpital parisien.

Voici d'autres titres, tous excellents,Notre assassin(un soir de beuverie à Paris, comme Roth en a connu,des souvenirs s'échangent venus de loin,des moujiks et des princes) , Hôtel Savoy, des nouvelles dont La Légende du Saint Buveur qui fut un beau film d'Ermanno Olmi. Piocher dans Joseph Roth c'est, je crois, un peu mieux comprendre notre siècle. Les cinéphiles pourront peut-être rapprocher cet univers du grand film du Hongrois Istvan Szabo Colonel Redl.                                                               

5 juillet 2009

Trimestre sabbatique

chat_musique

Trois mois et finalement je change un peu de couleurs et je reviens.L'écriture même informatique me manque et j'ai envie de laisser ça et là quelques cailloux.Sans prétention que celle de structurer un peu mes impressions,comme un cahier d'écolier où consigner à nouveau quelques aperçus des choses qui m'auront plu.

30 septembre 2007

Cambodge,frère blafard

   A suivre...un film de Patrice Leconte.Mais ce film ne ressemble pas aux autres,ni les farces,ni même les films plus graves et auxquels je voue une tendresse indéfectible(Tandem,Ridicule).Non,Dogora(2004) est un objet à peu près unique dont Patrice Leconte nous a raconté la genèse lors d'une soirée spéciale à Valence, organisée par les Joutes Cinématographiques,une sorte de joyeuse secte de cinéphiles dont je fais partie. Exit donc la rigolade et les calembours,voici Dogora...

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Avant le film était la musique.Tombé sous le charme de l'oeuvre du compositeur Etienne Perruchon Patrice Leconte se promet de l'utiliser sans savoir à quoi pendant un certain temps.Puis à l'occasion d'un voyage au Cambodge lui vient l'idée d'un film de non-fiction,des images de ce pays qu'il a aimé,qu'il ne veut alourdir d'aucun commentaire.Le projet Dogora vient de naître.Patrice Leconte repart au Cambodge avec une toute petite équipe et filme Pnom-Penh et les alentours,cinquante heures de film que la monteuse Joelle Hache (et là le metteur en scène tient à l'associer très étroitement au résultat) met en ligne, coupant, élaguant pour un film d'1h20,symphonie pour une ville d'Asie et ses habitants.

"Depuis longtemps j'avais envie de faire un film sans auteurs ni scénario,sans acteurs,sans un mot,un film qui serait purement émotionnel,impressionniste et musical.Ce film c'est Dogora.Ouvrons les yeux"

De fait Dogora ne se lit pas,ne décrypte pas,ne se raconte pas.Mais Dogora est l'osmose rare entre une musique et des images,jamais mises en scène.Dogora est un poème visuel sur le sourire de ces milliers de jeunes Cambodgiens, sur la "vivance" de ces hommes d'un pays martyrisé et leur appétit d'aller de l'avant malgré tout,et sur leur don de prendre en main leur avenir fût-ce sur la plus grande décharge de détritus du monde.Je ne peux que vous engager au voyage,un voyage qui vous en mettra plein les yeux et plein le coeur.    http://www.youtube.com/watch?v=PUdLiMjY_DI

22 juillet 2007

Diable d'homme

   

       Les hasards du calendrier font que j'ai vu Le diable boîteux la veille de la diffusion sur France 3 de L'affaire Sacha Guitry qui raconte l'arrestation et la détention de Guitry en 1944.Je ne me prononcerai pas sur cet épisode mais il semble bien que Le diable boîteux,l'un des films les plus "diaboliques" de Guitry,sorti en 48,puisse être analysé à la lumière de l'opportunisme.Talleyrand,cet extraordinaire personnage,d'une intelligence démoniaque et d'une totale liberté,ne pouvait qu'attirer Sacha Guitry.

       Le "cinéma de salon" de Guitry ne plaît pas à tous.Il a pourtant tout du Septième Art.Guitry homme de théâtre a su parfaitement et surtout dans Le diable boîteux exploiter le mouvement quand bien même il n'existe pas de scènes extérieures.Jean Douchet dans son analyse montre fort bien  la manière dont il exploite les entrées et sorties des personnages.Et surtout reste le dialoguiste hors pair,reste le phraseur magnifique,reste le cabotin  merveilleux,reste l'enchanteur parisien.Inoubliable.Certes Sacha Guitry n'a pas de la Grande Histoire l'approche de Rossellini,mon maître.Peu importe l'un et l'autre se dégustent avec ferveur.

       On a donc pu dire que,aimant Talleyrand "l'arrangeur superbe"(mais là le retournement de veste relève des Beaux-Arts),Guitry organisait sa propre image un peu écornée.Je ne suis pas qualifié pour l'exégèse de cette immédiate après-guerre qui m'intéresse somme toute assez peu.Par contre je sais qu'il y a dans Le diable boîteux la quintessence d'un grand cinéaste français.Pourquoi s'en priver?Trouvez-vous que l'intelligence soit si répandue?

18 janvier 2007

Une chanson:Richard Cory

Sounds Of SilenceEux ils font partie de ma vie depuis si longtemps.Il n'ont pas tant que ça enregistré ensemble(6 albums je crois).Mais ce duo d'étudiants plutôt simples et smart est à lui seul tout un pan de la musique américaine.Je ne m'étendrai pas  car j'ai l'intention d'y revenir.Ecoutez si vous voulez cette chanson peu connue en version scène,discrète,unplugged comme on dit dans notre belle nov-langue.Il y en a d'autres,plus belles,plus marquantes,plus connues.Mais j'aime particulièrement Richard Cory,l'histoire de cet homme d'affaires richissime et puissant qui un soir en rentrant chez lui s'est logé une balle dans la tête"Richard Cory went home last night and put a bullet through his head"

http://www.youtube.com/watch?v=L2w6gKEP-VY Ecoutez!

30 juin 2007

Une chanson:Summer wine

   

     Au milieu des années 60 Frank en a assez que la carrière de chanteuse de sa fille Nancy ne décolle pas. Frank,qui est assez puissant,convoque Lee,un chanteur producteur doué mais qui plafonne.Lee décide de relancer Nancy.Il y aura quelques succès souvent entendus dans des films récents.Mais Lee est un atypique qui veut très vite échapper à cette image trop balisée.Il s'exilera en Suède où il doit vraisemblablement vivre encore, composant quelques chansons qui ne quitteront guère la Scandinavie.Le nom de famille du papa et de sa fifille,j'ai oublié de vous le dire, était Sinatra.Quant à la voix de Lee écoutez-la!Je considère que Lee a sa place entre Phil Spector, Leonard Cohen et Scott Walker.Débrouillez-vous avec ça!

http://www.youtube.com/watch?v=iAYYvoa6a6Q  Friendly yours!

16 mai 2007

Trois bons quarts d'heure

   Mirror to you  http://www.youtube.com/watch?v=VPFOs5hPjN0

       Rock'n'roll is here to stay et c'est très bien ainsi.Quand tout ne va pas terrible et et que se portent de mieux en mieux les démagogies diverses,diverses,diverses et qui finissent par se ressembler comme deux gouttes de fiel il ya toujours un article de journal,une note dans un blog en l'occurrence mais je ne sais plus où qui nous réconcilie avec les jours en attirant l'intention sur l'inconnu,de moi en tout cas.Merci donc à Je ne sais plus qui de m'avoir fait découvrir un groupe tout jeune The Quarter After dont le premier album,sans nom,est une petite merveille d'harmonie guitaristique mêlant grosso modo des influences West Coast et rock anglais type Big Country par exemple.

       Mirror to you que je vous propose en ligne n'est pas le meilleur de ce disque.J'y préfère le somptueux et très folk-rocky So far to fall,ainsi,que Too much to think about,très long et très élaboré.Multi-instrumentistes les frères Dominic et Robert Campanella,Nelson Bragg et David Koenig apportent une touche résolument moderne à cette musique dont on croyait tout connaître et nous prouvent que l'harmonie et le punch peuvent faire bon ménage.

      

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