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BLOGART(LA COMTESSE)
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11 juillet 2008

Une chanson:Stray cat strut

   

          Parce que j'adore le clip de ces chats de gouttière dans la rue.Parce que cette musique binaire me tient tellement à coeur.Parce que Brian Setzer a bien du talent et qu'il l' a bien prouvé par la suite.Parce que rock'n'roll is here to stay et encore heureux.Parce que je veux encore et toujours défendre cette musique...Parce que Stray cat strut date de 84 mais pourrait dater de 57 ou de 2008.Parce que le temps ne fait rien à l'affaire.

http://www.youtube.com/watch?v=IGg3_T_FcOQ Yeah!

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30 juin 2008

Ma tête d'ado

   Si l'on ne devait avoir qu'un album rock celui des Flamin' Groovies* datant approximativement de 72 pourrait faire l'affaire.On peut l'avoir pour pas cher,agréablement renforcé de quelques reprises bien saignantes de Chuck Berry,Buddy Holly,Johnny Kidd.Je ne vous embête pas avec les détails biographiques, tout cela est si loin mais cette musique,ah,cette musique je la revendique et vous souhaite "ni dieu ni maître" mais du rock et encore du rock.

  *Bien sûr on pourrait en dire autant de Dr.Feelgood par exemple ou de centaines d'autres groupes,"ni tout à fait les mêmes ni tout à fait autres".Ces quelques lignes ont été écrites avec le concours de Léo Ferré et Charles Baudelaire.Que ces deux-là soient remerciés pour tout le mal qu'ils m'ont fait,ce mal qui m'a fait tant de bien.Et que cela ne vous empêche pas d'écouter Louie Louie.

http://www.youtube.com/watch?v=Uj03AsZF4sk  High flyin' baby

27 juin 2008

Tendresse en banlieue de Sydney

 

    Chez Cook c'est très court mais tranchant.Un peu plus de 100 pages pour une virée  pleine de bière,de fureur et par dessus tout d'une insondable bêtise.A coups redoublés,au titre original sans équivoque Bloodhouse.Ce genre de livres je n'ai pas trop de mots pour le commenter.Kenneth Cook ça se lit d'un trait,cul sec,comme au bar et sans s'épancher.J'ai déjà dit ça de Cinq matins de trop Lire Australie,N-Z. - BLOGART(LA COMTESSE).Et quelle chute!Mais alors quelle chute!Vous venez de lire l'article le plus paresseux de la Comtesse.Autre avis mais du même tonneau l'ami Eireann comme d'habitude COOK Kenneth / A coups redoublés Je crois qu'on le découvre seulement. Cela nous promet quelques soirées agitées et quelques gueules de bois.Mais c'est à lire,Incontestablement.

22 avril 2008

J'peux vraiment pas les voir en peinture(1)

     Nouvelle rubrique sobrement intitulée J'peux vraiment pas les voir en peinture... sans émotion, admiration, ferveur,fascination,etc...Peu de mots en cette catégorie.Les blogs en usent tant,des mots.Mais l'envie de vous faire partager quelques  toiles qui font plus que de me toucher et qui,elles,n'ont besoin ni de phrases,ni de sous-titres,ni de bande sonore.Un simple tête à tête,ou,près des yeux,près du coeur.

   Le colosse de Francisco Goya(1746-1828) est terrifiant de puissance devant la débandade des pauvres humains.Goya fut aussi l'auteur des Majas vestida et desnuda et des Massacres de mai.

20 avril 2008

Danse macabre en Amérique Latine

   

          Ce livre,bien qu'écrit en américain,a sa place plutôt dans la littérature d'Amérique Latine.Daniel Alarcon,né en 77 au Pérou,a vécu en Alabama et préside aujourd'hui à un grand magazine littéraire de Lima.Mais surtout ce livre s'inscrit dans une littérature sud-américaine de combat dont les grands noms sont connus.Norma anime à Lost City Radio,dans une quelconque capitale d'un pays à peine sorti de la guerre civile,une émission où elle évoque le sort des disparus.Car l'Amérique Latine a pour spécialité outre les lamas,les barbus révolutionnaires dont le plus célèbre poster du monde et le tango,les disparus.Attention on disparaît bien partout mais il semble qu'on disparaisse encore mieux sur ce continent, de forme triangulaire comme les Bermudes.Etonnant,non?

   Mais voilà,le seul fait de lire une liste est un acte hautement politique dans ces contrées musclées et Norma va se trouver face à son passé et à la mémoire de son mari Rey,évanoui lui aussi,non sans avoir laissé de traces vivantes.Pas d'ennemi immédiatement identifiable dans ce livre,c'est bien plus ambigu,c'est bien plus "la jungle" si j'ose dire.Une Ligue Insurrectionnelle,probablement mais existe-t-elle vraiment et la Lune,cet espace-prison,on finirait presque par en douter,tant Daniel Alarcon excelle à l'abstraction de ce pays dont on sait seulement que le temps d'après la guerre c'est encore la guerre.Toute l'Amérique du Sud,de vrai tyran en faux libérateur, respire dans ce grand livre où plane aussi la magie,pas très loin du vaudou ou du candomblé.

         Lost City Radio ne raconte pas la lutte des braves contre les salauds,dans un déluge romanesque qu'on imagine facilement,somme toute assez démagogue.Bien plus profond Lost City Radio missionne sur cette terre d'outrance et d'incendie un envoyé spécial qui pourrait être Kafka.On peut être tenté de l'accompagner mais de grâce, gardez-vous à gauche,gardez-vous à droite.Et rendez-vous comme convenu, nous tâcherons d'y être.

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16 mars 2008

Une chanson:Reflections from the looking glass

       La rubrique Une chanson au comble de la perversion,voire de l'absurdité.Pas du tout pour la chanson elle-même dont je vais dire quelques mots mais pour l'idée qui me l'a fait choisir.Le fin du fin de la rubrique Une chanson c'est de rappeler une pépite auditive ou une madeleine musicale à quelqu'un.Nombre de conditions à remplir.Il faut lire ce blog de temps en temps.Il faut connaître au moins un peu le titre,parfois oublié depuis des lustres.Parfois même ce titre a toujours été oublié.Il faut alors connaître à la rigueur le groupe ou le chanteur,ou avoir un copain qui l'aurait vaguement connu,ou un papa ancien combattant des années 65-70 qui ne se serait pas encore reconverti uniquement dans la pêche à la ligne.Quelquefois le groupe a un nom évocateur,oublié certes mais parfumé quand même d'une certaine aura.Ca peut tourner au délire obsessionnel et autosatisfait du blogueur baby-boomer.C'est le cas aujourd'hui.

      Voilà donc une chanson que j'aimais bien.Le groupe au nom abracadabrant de 1910 Fruitgum Company ne dira rien à personne d'encore vivant.Et pas grand'chose de plus aux morts d'ailleurs.Ce groupe de bubble-gum music eut en Amérique un énorme succès en 68 avec Simon says.Cette chanson fut adaptée par un chanteur français dont on commémore ces jours le trentième anniversaire de la disparition.C'est vous dire le modeste niveau.De plus de toute façon je ne vous propose même pas ce titre mais la face B, inconnue de quiconque en France.Si vous connaissez quelqu'un qui aurait rencontré un homme qui aurait entendu parler de ce titre par le cousin d'un adolescent des seventies qui l'aurait mis une fois sur son électrophone Teppaz,faites-moi signe et je vous envoie mes oeuvres littéraires complètes dédicacées.

    Au moins aurez-vous le plaisir de voir se trémousser un sémillant groupe rock léger genre université américaine de 68.C'est beau la jeunesse.Détrompez vous car je vous inflige ce groupe mais... aujourd'hui. Cruauté!Voici donc,pour faire plaisir à Eeguab:

http://www.youtube.com/watch?v=aYjOaGL8crA Reflections from the loooking glass (une chanson que j'aime... plutôt bien et qui en vaut bien d'autres).

4 avril 2008

Jonathan et Neil Young le goéland

     Pardon pour le calembour du titre absolument consternant.Le film de Jonathan Demme ne l'est pas,lui,consternant.Nashville,un de ces lieux où souffle l'esprit qui a rendu nos vies moins plates,le Ryman Auditorium où passa il y a si longtemps Hank.Le Loner est de retour avec des gars blanchis sous le harnais dont le clavieriste Spooner Oldham dont vous avez le nom quelque part sur tant de vos disques. Malade,Neil a senti le vent de la grande prairie lui briser la tête et lui a donné le nom de son album Prairie wind déjà chroniqué ici même.Jonathan Demme prend la suite de Jim Jarmusch,ci-devant lui aussi fan du Canadien de Winnipeg,et qui nous avait offert Year of the horse, il y a dix ans.

    Ce concert est très beau,consacré aux trois quarts de l'album Prairie wind en première partie,puis à quelques perles youngiennes.Neil Young n'est pas ici l'électrique rocker des disques live que l'on connaît mais le témoin d'une sensibilité toute fraÎche de toute une tradition folk si ancrée dans ma mémoire que je ne m'imagine pas sans elle.Si on veut chipoter pour faire un peu débat deux ou trois titres et l'allure générale de ce combo de sexagénaires sonnent légèrement attraction de Las Vegas mais cela n'a guère d'importance.Emmylou Harris a vu le temps passer mais This old guitar est une chanson magnifique et les choristes parfois envahissantes à mon gré sont finalement bien sympathiques.Neil au piano n'est pas Glenn Gould mais When God made me bouleverse. Trois  Memphis Horns pas nés  d'hier dont Wayne Jackson(comment échapper à l'adjectif légendaire) prouvent que ça blizzarde encore côté cuivres.Rick Rosas à la basse,Ben Keith à la pedal steel,cela fait du beau monde.

    La suite sera consacrée à quelques incontournables,Heart of gold,The needle and the damage done(c'est bien vrai ça),Harvest moon,plus récent ainsi que Old King consacré au chien de Neil.Réécouter Old man nous met la larme à l'oeil.Et que dire de plus que l'ami Pyrox du Four strong winds de Ian Tyson,ce classique tout en guitares et joliment accéléré,déjà chroniqué dans ma série Une chanson?Puis les musiciens saluent et Neil Young,plus loner que jamais,chante seul une très belle chose que je ne connaissais pas et dont j'aimerais savoir le titre,peut-être récent ou bien j'ai oublié?Il range soigneusement sa guitare, ce qui est mieux que de la casser ou la brûler.

    Mais peut-être n'ai-je fait que rêver.Je vous prie de m'excuser,je pensais je crois à Buffalo Springfield et à mes dix-sept ans. http://www.youtube.com/watch?v=uW_ND105WfE Broken arrow(67)

  Et puisque l'on est en confidences...Je me souviens(emprunt à Georges Perec version Perock remis à l'honneur par Cuné) 

30 mars 2008

Et bien finalement... non

     Permettez-moi d'abord de vous présenter les talentueux avocats de la défense,respectivement Maître Neil There will be blood (2007) Paul Thomas Anderson ,Maître Bastien There will be blood et Maître Systool THERE WILL BE BLOOD (Paul Thomas Anderson, 2007) .Et bien finalement...non,je ne les rejoindrai pas sur cette affaire.

  Je n'ai lu aucun roman d'Upton Sinclair,le Zola américain auteur de La jungle,Le pétrole(dont est adapté le film).Je connaissais seulement sa collaboration avortée avec Eisenstein lors du séjour de ce dernier en Amérique.Sinclair,grand lutteur,pourrait bien être plus un agitateur d'idées qu'un grand romancier.Il a énormément écrit.Trop?Sa carrière politique n'a pas été couronnée de succès et ses brûlots semblent bien loin.Nous ne statuons pas aujourd'hui, Mesdames et Messieurs,sur l'écrivain Upton Sinclair mais plutôt sur le chef-d'oeuvre annoncé à l'avance par presque toute la presse,le long (très) métrage There will be blood du sieur Paul Thomas Anderson dont je n'ai vu à ce jour aucun autre film.Déjà je suis mal à l'aise quand un film arrive avec un label quasi-officiel de chef-d'oeuvre.Certains termes me semblent ainsi bien galvaudés.

   There will be blood démarre très bien et la première heure m'a paru excellente.L'induction du sujet sur les premiers forages pétroliers est bien vue et j'ai vraiment beaucoup aimé une certaine force tellurique qui émane du métal des conduites,du maniement des explosifs,de l'or noir qui s'apprête à embraser le pays et Wall Street.Il s'échappe de toutes ces séquences une véritable poésie de l'ére industrielle débutante qui m'a touché.On sent le bois des derricks respirer comme le coeur d'une grande nation qui s'apprête à l'envol. Monde rude, monde de pionniers,monde d'une grande brutalité,que le cinéma d'Anderson transcrit tout à fait bien et qui n'est pas sans rappeler les classiques américanissimes et ardents comme Griffith ou Ford.Jusque là vous aurez compris que je souscris.L'esprit des collines est là et bien là.Celui de Jack London par exemple et ce n'est pas un mince complément.Pourquoi faut-il que P.T.Anderson commence à s'ennuyer manifestement pour qu'il se mette à la facilité, voire au ridicule lorsqu'il s'apesantit sur la lourdissime dichotomie américaine Dieu et le business?

   On est alors très loin du Malin de John Huston d'après Flannery O'Connor.There will be blood trace alors le sillon très couru de la violence croissante chez Plainview,dont l'appétit de réussite n'aura d'égal que le manque de scrupules.En ce sens il y a effectivement un petit air de Kane dans ce personnage de Daniel Day Lewis pour qui le succès n'a pas d'odeur.Mais pas d'odeur nous monte au nez comme disait le grand Jacques et si Daniel Plainview est haïssable son double prédicant l'est tout autant,expédiant ainsi deux figures mythologiques fondatrices de l'Amérique dans les affres d'une mise en scène qui tourne au spectacle de Grand Guignol(je n'ai pas dit Guignol qui n'a rien à voir).Ainsi caricaturés au maximum,outranciers comme jamais,nantis de leur seule déraison bien mal exploitée dans la seconde partie du film,le prospecteur et le pasteur versent dans la fable édifiante finalement très ordinaire.Ne dérangeant personne ce film est pour moi,mes chers confrères magistrats,une production relativement toc.Je comprends mal l'engouement journalistique presque unanime.Daniel Day Lewis est bien sûr un bon acteur mais ce rôle est loin d'être le plus intéressant de sa carrière.

    Pour conclure cette plaidoirie à charge pour ce film qui ne réclame pas trop de mansuétude eu égard à l'ambition énorme,je parlerai plutôt de prétention,dont il nous est arrivé accompagné,encore une fois presque officiellement,je demanderai au moins le sursis avant de le béatifier.Reprenez-vous mes amis.Que ceci ne nous empêche pas de trinquer ensemble au Bar du Palais comme d'habitude.Un dernier mot:pour l'oscar du meilleur film de bowling je préfère Les tontons flingueurs ou The big Lebowski.

23 mars 2008

Une chanson:Commuter love

             Chanson récente,chose déjà peu fréquente ici même. Récente puisqu'âgée d'une dizaine d'années ce qui doit en faire la benjamine de cette remarquable série,Commuter love appartient à l'album Fin de siècle.Je ne reviendrai pas sur la fascination que Neil Hannon ressent pour la France.C'en est parfois gênant mais Neil est si attachant.

dsdublin2-kc.JPG

      Un amour de banlieusard,voilà ce que raconte Divine Comedy,au long d'une de ces orchestrations un peu envahissantes mais dont je suis assez friand.Je dédie cette belle chanson à ceux qui,chaque matin, errent un peu fantomatiques dans toutes les gares du monde. J'en ai fait partie mais à l'époque personne n'avait les oreilles sous perfusion.Divine Comedy,c'est pas mal de préciosité,mais aussi un romantisme légèrement décadent qui me va à ravir.

    La brise du lundin matin,elle attend son train

    Je la frôle en passant et sens son parfum

    Ses cheveux  flottent alors qu'elle s'éloigne

    Elle ne sait même pas que j'existe

    Et je vais laisser ça comme ça

    Ne prendre aucun risque

    Elle n'est pas comme les autres

    Avec leur journal et leurs écouteurs

    Elle lit des romans d'auteurs français

    A la morale relâchée,elle ne me fera pas mal

    Je ne dirai pas qu'elle m'obsède

    Je ne veux pas la voir nue

    Nous pourrions être prince et princesse

    Et danser du soir au matin...

http://www.youtube.com/watch?v=xIlPMw3qQog

9 mars 2008

Horizons verticaux

northbynorthwest04.jpg

          Rassurez-vous je n'ai pas l'intention de vous infliger le énième commentaire éclairé ou obscur sur ce film.Qu'on me permette seulement de m'enthousiasmer une fois de plus pour ce modèle de générique imaginé par le grand Saul Bass.Nord Nord-Ouest est le titre du film et en deux minutes ces génies que sont Hitchcock, Bass,Hermann ont tout dit.Voulez-vous qu'on y regarde ensemble d'un peu plus près?

      Leo de la MGM rugit...L'impressionnant score musical de Bernard Herrmann foudroie le silence et semble zébrer l'écran.Cet écran est traversé par les lignes horizontales et verticales,délimitant de petits carrés qui deviendront fenêtres de  ce grand immeuble newyorkais. Cette grille,oblique,imprime déjà au film son mouvement vers les deux directions.Implacablement,comme toujours chez Hitch,le générique se met en place et apparaissent les noms venant d'en haut ou d'en bas puis s'éloignant pour sortir du cadre,souvent accompagnés de petits parallélogrammes au même destin.Remarquez les flèches orientées de North et de Northwest.Puis la descente commence et les voitures dans la rue strient les cases-fenêtres, toujours en cette opposition horizontale et verticale.En bas de l'immeuble la ruche de la vie bourdonne.Un escalier qui mène en sous-sol puis un bus fend l'image,vertical donc suivi d'horizontal.Un autre escalier de balcon et des gens s'engouffrant dans un taxi. Symphonie hyperactive du déplacement La mort aux trousses clot son ouverture par un gros monsieur frappé d'immobilisme en ratant son autobus.Un gros monsieur de connaissance me semble-t-il.

    On a compris que dans North by Northwest ça bougera,mais méthodiquement,presque arithmétiquement. Ca bougera sur la carte des Etats-Unis de New York au Dakota du Sud.En long en large et en travers.En ascenseur inquiétant et hilarant,en voiture ivre sur corniche,en avion et couché dans le maïs sous un autre avion,en train trépidant et plein d'ardeurs.Jusqu'au comble de la verticalité des Monts Rushmore.Tout cela finit par nous donner des sueurs froides.N'allons pas jusqu'à verser dans la psychose.

http://www.youtube.com/watch?v=jIlqatMQSgI Aouh!(ça c'est Leo qui rugit)

3 mars 2008

Entêtement à l'extrême ouest

    Avec un peu d'irritation...

         Ce film a bien des qualités,les grands espaces libres,les eaux,les oiseaux et la nature,rude parfois et que le jeune étudiant décide de toucher au plus près.Sean Penn jouit en France d'un énorme capital de confiance.En effet,féroce opposant à George Bush,il ne saurait se tromper.J'avais bien aimé les précédents The Indian runner,The crossing guard et The pledge,ancrés plus solidement dans une réalité de violence et d'enfance meurtrie.Ici la fable ne fonctionne pas pour moi simplement parce que ce jeune homme ne m'intéresse guère.Et c'est bien mon droit de ne pas cautionner le jusqu'auboutisme du héros,suicidaire au fil des jours,ce qui à tout prendre ne me paraît pas la meilleure façon d'en finir.Mis ainsi un peu de mauvaise humeur je reconnais que ce film peut plaire,pas forcément pour de bonnes raisons.Et s'il s'exhalait de ce récit initiatique en quelque sorte un parfum d'une démagogie,mais d'une démagogie branchée qui ne dirait pas son son vrai visage et ses principes.A savoir que seul l'égoïsme transcende la médiocrité ambiante,que les parents sont sinon à tuer,mais au moins à radier,et que "hors de moi-même point de salut".Voilà pour le passif.

     Into the wild reste un grand spectacle malgré la relative animosité qui m'oppose à lui.Au crédit de Penn le souffle de sa mise en scène,les ballades à la guitare,de vieux potes morts ou éparpillés(Roger Miller, Canned Heat),la nostalgie des seventies et ce couple hippie quinqua comme il en est beaucoup,sympa mais pour tout dire un peu vain et artificiel,ressemblant à une attraction touristique.Plus forte me semble être la relation paternelle,voire grand-paternelle entre Emile Hirsch et Hal Holbrook,ce grand comédien peu connu et âgé maintenant.Lourdement symbolique qaund même parfois,avec sa montagne à gravir ou cette chasse à l'élan nauséeuse.N'est pas Jeremiah Johnson qui veut.Ces mots dépassent un peu mon propos et Into the wild mérite un accessit pour qui s'enflamme assez vite dès que s'élève l'altitude.On me permettra d'y voir un brin de jeunisme exacerbé.

1 mars 2008

Une chanson:From the underworld

     Dites-moi,dites-moi.Dites-moi qui se souvient encore de The Herd et de ses quelques tubes vers 68.Qui se souvient que leur leader Peter Frampton fut superstar un an ou deux avec l'album solo Frampton goes alive,vers 1975?Une chanson,cette rubrique qui se veut au moins autant sentimentale que musicale,a-t-elle avec From the underworld la moindre chance de faire plaisir à quelqu'un.Dura lex,sed lex...Et le temps,cet impitoyable,a très vite relégué le fringant Frampton au magasin des souvenirs,en bonne compagnie dans les calendriers bien jaunis des adolescent(e)s aujourd'hui au bord du sexagénarisme.J'ai aimé ce refrain vaguement gothique et onirique.J'ai dit vaguement.

http://www.youtube.com/watch?v=NJd93aZcRGU  From the underworld

28 février 2008

Les trois hommes des deux frères

               On sait que Cormac McCarthy est en passe de devenir très à la mode en France où son dernier livre La route se vend bien,déjà d'aileurs en cours d'adaptation.Personnellement j'avais aimé De si jolis chevaux(film aussi,que je n'ai pas vu) et moins Le gardien du verger,roman déjà ancien.Le grand passage et Des villes dans la plaine forment avec De si jolis chevaux La trilogie des confins,titre sublime qui suffit à faire comprendre que McCarthy écrit sur l'espace américain,revisitant son histoire dans une tradition quasi-faulknérienne mais faut-il rappeler la malchance de ce dernier au cinéma malgré quelques réussites mineures?Les deux frères Coen,peintres pointus et iconoclastes de cette société américaine trop policée,jouissent aussi en France d'un énorme crédit.Je partage mais Non,ce pays n'est pas pour le vieil homme m'a quelque peu décu.A propos du titre je voudrais dire que,baignant danc une culture rock,cinéma et littérature anglo-saxonne depuis toujours,j'ai pourtant l'habitude de citer les titres en français quand la traduction ne dénature pas.

       Bien des bloggers ont déjà écrit sur ce film,des choses souvent intéressantes.Le cinéma des Coen est toujours riches d'idées et d'images fortes.Mes préférés restent Miller's Crossing et Barton Fink.La danse, assez compliquée,des trois personnages du film le sheriff,le tueur et le chasseur,s'apparente presque au cartoon,tant la violence y semble presque hasardeuse mais réelle.La frontière du Mexique,lieu terriblement lié à toute une imagerie western,semble propice à un subtil équilibre pour des héros plus que border line.Hallucinante c'est vrai,comme tous les critiques l'ont dit,la silhouette improbable,lourdaude et cheveux de jais de Javier Bardem et son arme d'un nouveau genre.Ambigu le chasseur car bien des zones sont obscures dans No country.Plus convenu mais crédible Tommy Lee Jones prête son visage las au sheriff,peu loquace.Cette sarabande macabre est un bon moment de cinéma mais j'y croyais trouver une géographie plus abrupte et un désert plus engagé dans la chorégraphie des acteurs.

       En clair je trouve que les Coen ont utilisé l'espace western d'une façon originale qui m'a un peu déstabilisé.De grands espaces,à mon avis,pas tant que cela.Mais par contre l'architecture très Nouveau Monde de ces motels où l'on assassine ne manque pas de piquant.Et ça c'est particulièrement réussi.Les deux loustics savent toujours conjuguer spectacle et "auteurisme".Reste le "problème" de la fin du film, comme l'a bien saisi Dasola.La question reste ouverte?

27 février 2008

Tous au rapport

Le rapport de Brodeck - Prix Goncourt des lycéens 2007

        Ce livre est un très grand livre et je n'y suis pour rien.Claudel est vraiment un styliste.Dans une langue très riche il nous raconte ce qui pourrait être une version de l'holocauste,mais une sorte d'holocauste par la petite porte si j'ose dire,version rurale de la brutalité et de la déshumanisation.Dans ce village de montagne Brodeck est prié d'écrire,d'écrire sur un meurtre,d'écrire en fait non pour témoigner mais pour tuer jusqu'au souvenir.Alors ce rapport ne verra pas vraiment le jour.Je n'ai pas envie d'en dire plus,ce livre tout à fait original doit se découvrir seul au fil du récit.Sachez seulement que si le monde y est absurde,cruel,abject et que les hommes y sont le plus souvent vils et veules Brodeck,peut-être parce qu'il a vécu le pire de la négation,conservera la lueur qui aurait pu sauver l'Anderer, l'autre,ce pelé,ce galeux d'où nous vient tout le mal.Sans esbrouffe mais avec des entrelacs de fines dentelles et de point de croix qui font honneur à la littérature Philipe Claudel signe un roman admirable à mille lieues du tout-venant.

13 février 2008

Une chanson:Odessa

 

   Ces frères là ne jouissent pas d'une énorme côte d'amour dans le monde rock.Aucune de leurs trois carrières consécutives n'en fait un élément incontestable de l'histoire du rock.Ni leurs premiers succès de groupe ado en Australie.Ni la dizaine de tubes sympas mais mineurs dans l'Angleterre mid-sixties,les pourtant très agréables New York mining disaster 1941,Holyday,I started a joke,First of May, Massachussets, To love somebody,Words,World,etc...Ni leur couronne de maîtres du disco ès fièvre du samedi soir.Pourtant n'oubliez jamais le double album Odessa,dit double rouge,concept album influencé par des garçons de Liverpool,par des garçons de la plage,voire par Procol Harum et la tendance classique Moody Blues.Ecoutez le somptueux naufrage évoqué dans Odessa,chanson éponyme de l'album des Bee Gees.Respect...

 http://youtu.be/xsOrpJfkUos  Odessa

30 janvier 2008

Calypso

   Harry Belafonte est maintenant octogénaire et je voudrais qu'on ne l'oublie pas.Sans parler de ses engagements personnels et de ses films Le monde,la chair et le diable,Le coup de l'escalier(pour les meilleurs) il faut se souvenir de la vague calypso qu'il incarna si bien avec des titres enchanteurs et exotiques,à l'époque où les Antilles étaient encore une destination éloignée.De mère jamaïcaine et de père martiniquais l'immense Harry(2m) incarna à merveille une certaine langueur caraïbe sur des rythmes afro-cubains qui firent fureur il y a cinquante ans.Parmi ces titres évocateurs Island in the sun,Jamaïca farewell,,Day-O,Angelina.Sa voix de crooner des îles et ce swing chaloupé si particulier sont toujours une belle invite au voyage.Quelques notes si vous le voulez bien dont une musique célébrée par la pub,qui ne choisit pas toujours aussi bien.

http://www.youtube.com/watch?v=uX5mNnJUcRY

http://www.dailymotion.com/video/x1b0av_harry-belafonte-island-in-the-sun-l_events

http://www.youtube.com/watch?v=9IN7qpM1dEY

7 mai 2008

Une chanson:Matthew and son

 

  Il est bien sûr admis en général que le Cat Stevens,délicat folk-singer,celui des Lady d'Arbanville,Wild world,Sad Lisa,le magnifique Father and son,est de loin le meilleur.Et pourtant si vous saviez la tendresse que j'ai pour ce qui fut,je crois,son deuxième disque. Matthew and son est un tube pop,délicieux et inaltérable,avec violons et cuivres,récit ironique de la journée d'un employé de bureau à la City.Puis en 68 Cat Stevens tomba sérieusement malade et le chanteur à la mode qu'on pouvait croire un peu superficiel fit place à un jeune homme grave penché sur des oeuvres plus sombres,souvent très belles.Je ne reviendrai pas sur les choix ultérieurs de Cat Stevens ou certaines de ses déclarations.Mais qu'est-ce que j'aimais bien Matthew and son!Epoque où l'on ne se  croyait pas encore obligé de donner des leçons,j'ai aimé cet éloge de la légèreté,souvent moins anodin qu'on ne le pense.

http://www.youtube.com/watch?v=4lFqtJRmjIo

  Up at eight,you can't be late,for Matthew and son,they won't wait!

19 janvier 2008

Une chanson:Sloop John B.

"You're So Good to Me" cover

                        Comme si la rubrique Une chanson,qui n'a d'autre objectif qu'une balade sur 50 ans de poprockfolkandco pouvait se passer de la présence des Beach Boys.Comme si l'image de la Californie  ensoleillée de ces surfeurs sains ne cachait pas leurs diverses addictions et fins plus ou moins tragiques. Comme si Brian Wilson n'était pas le génial créateur tourmenté de tant de musiques si élaborées.Comme si les innombrables compilations leur rendaient justice.Comme si j'avais quatorze ans.Comme si le ressac du Pacifique berçait encore mes oreilles.Come si ça ne me donnait pas envie de pleurer.Pourquoi ce titre?Parce que j'aime l'histoire du John B. et que les retours au port sont souvent poignants d'intenses inquiétudes.

  Embarquement sur Sloop John B. http://www.youtube.com/watch?v=exJXxuIQxRA

27 décembre 2007

Une chanson:Whiskey in the jar

     

        Comme chanson conviviale,comme chanson à boire,comme chanson ultime libation en ces périodes dites festives je vous propose cet excellent millésime,Whiskey in the jar.Comme le whiskey les versions abondent,très variées.Celle de Metallica,celle plus traditionelle des Dubliners,une en français et pas mauvaise de Joe Dassin.J'adore celle de Thin Lizzy,le groupe de Phil Lynott,et je pense que ce groupe est souvent trop oublié.En attendant trinquons,tant qu'il reste du Whiskey in the jar.

http://www.youtube.com/watch?v=TehFZ38kt6o Tchin!

16 décembre 2007

Le vrai du faux,ou billet d'humeur peu fiable

  Bientôt mais rien n'est sûr.Ou tentative de chronique d'un film qui s'échappe, qui nous échappe,et qui se moque bien de nous.Vérités et mensonges,le dernier film d'Orson Welles,mérite bien sûr l'attention.Mais je comprends fort bien que ce film puisse irriter tant cet éloge du faux sonne bizarre et fait du spectateur une sorte de cobaye plus ou moins consentant d'une esbrouffe qui a au moins l'avantage de nous faire entendre une umtime fois la belle voix du géant aux ailes trop grandes.On connaît vaguement le prétexte:une enquête sur le peintre,faussaire de génie,Elmir de Hory à travers le livre de Clifford Irving,auteur d'une biographie de Hory mais aussi "faux" biographe de Howard Hughes,lui-même grand mythomane comme vous le savez.Vous n'avez pas bien compris?Moi non plus.

        Au départ projet de François Reichenbach que Welles devait seulement commenter,puis réaliser sous forme de moyen métrage,Vérités et mensonges finira par devenir un film à part entière,essai cinématographique sur la création et l'imposture,où  nous naviguons sans cesse en eaux troubles entre tous ces affabulateurs dont Orson Welles n'est pas le moindre,il suffit pour ça de  se souvenir de Mr.Arkadin,déjà très complexe écheveau de la saga wellesienne.Ne comptez pas sur moi pour vous dire ce qu'il faut penser de F.for fake.Il ne manquerait plus que ça.Mais ne comptez pas sur moi non plus pour vous dire ce que j'en pense.Je l'ignore.Mais je sais qu'au bout d'une heure environ Welles filme magnifiquement deux minutes et demie de la cathédrale de Chartres entre chien et loup,heure magique,Chartres,oeuvre d'art qui,elle,n'a souffert nulle supercherie et reste un témoignage unique du génie de l'art des hommes.Alors,peu importe la signature..."Maybe a man's name doesn't matter that much".Fascinant autant qu'énervant,Vérités et mensonges nous embobine,mais avec quelle rouerie.

16 décembre 2007

On est les rois

Kings of Leon

                                  Les trois frères Followill et leur cousin ne manquent pas d'opiniâtreté,avec un nom pareil.Ces braves gens du Tennessee,que je viens de découvrir par blog interposé et par hasard publient Because of the times,leur troisième album.Je laisse aux spécialistes de la scène rock contemporaine le soin de critiquer bien ou mal Kings of Leon.Mais je suis tombé sous le charme de ce groupe sudiste à la fois énergique et mélodique.Bien embarrassé pour écrire davantage que des banalités biographiques sans intérêt je vous convie si vous le voulez à écouter par exemple Knocked up. http://www.youtube.com/watch?v=B59QrYueJOw

22 décembre 2007

Ryan

http://www.youtube.com/watch?v=Jg7H_KpispY  

Southside of Heaven 

       Ryan Bingham avec ses Chevaux Morts Vivants(le nom du groupe) nous livre avec Mescalito un bel album tendance Grand Sud bien sûr,Louisianais avec un zeste de Tex-Mex.Je me régale toujours avec ces histoires de vagabonds cherchant du boulot même si Ryan Bingham est encore très jeune.Les paroles font songer à toute une tradition de la musique populaire américaine.Evidemment on a mille fois entendu ces pédales wah-wah,ces slide guitars,ces tambourins et ces harmonicas depuis la nuit des temps.Et là je m'insurge un peu contre certains commentaires blogs ou presse écrite.La musique ne peut à chaque CD se renouveler et Mozart lui-même n'a pas échappé à certaines redites.Il n'est guère facile d'innover et les blogueurs, dont je suis,ne sont pas les derniers à se répéter.Il en est ainsi de tous les arts.Il y a les précurseurs,les suiveurs de talent,les obscurs.En sachant qu'un précurseur peut très vite tourner à la recette.Seul moyen de l'éviter,faire comme Hendrix, Morrison, Cobain,et quelques autres.Cher payé!Quant à Ryan Bingham il est particulièrement à l'aise quand se mêlent les deux langues du Sud(Boracho Station,Gare des Ivrognes).Autres titres les plus réussis Bread and water,Dollar a day,Ghost of Travelin' Jones.

14 décembre 2007

Mes hommages,Madame,une fois de plus mes hommages éblouis

            Sans conteste l'un des plus beaux films français de tous les temps.A ce qui doit être ma dixième vision il m'apparaît toujours raffiné,intelligent,cruel et novateur.Les plus jeunes pourraient craindre qu'il s'agisse là d'un bon film de "qualité française" des années cinquante,pas désagréable, gentiment désuet,et au parfum de nostalgie.Je prétends que Madame de ... est un modèle de rouerie et d'émotion,les deux intimement mêlées et très vite marquées du sceau du déclin d'une époque et même d'une marche vers la mort,inéluctable à travers la coquetterie et le mensonge.

          Je n'ai jamais lu non plus la nouvelle de Louise de Vilmorin et n'ai découvert le film qu'assez tard. Admirateur d'Ophuls qui adapta si bien Zweig,Schnitzler ou Maupassant je trouve que la grâce de Madame de... évolue en permanence au long du film.La dramatisation s'insinue à mesure que les boucles d'oreilles voyagent,faisant de l'héroïne une sorte de martyre de la cause des femmes.Brillants,mais alors brillants et incisifs dialogues de Marcel Achard,fabuleux montage en particulier des scènes de bals entre Darrieux et De Sica et ce "Je ne vous aime" pas qui crucifie les amants font définitivement partie du florilège du cinéma français bien qu'Ophuls soit alllemand d'origine mais d'une culture européenne classique et éclairée.Le plus beau duel de cinéma passe pour être le final de Scaramouche entre Mel Ferrer et Stewart Granger.C'est magnifique,probablement le plus beau duel que l'on puisse voir,c'est vrai.Pourtant le cinéma sachant être aussi l'art de suggérer et de "s'imaginer" au sens propre j'irai jusqu'à dire que la plus belle confrontation pour l'honneur au cinéma oppose hors-champ le comte Charles Boyer et le diplomate Vittorio De Sica.Hors- champ certes mais avec tant de présence quand le premier coup de feu n'est suivi que du glacial silence qui emportera Madame de... et son monde d'hier.

5 août 2007

Une chanson:Monterey

25 novembre 2007

Vous êtes Pierre,et sur ces Pierre je bâtirai mes souvenirs

http://www.youtube.com/watch?v=QqLH2Sjatn0

    La musique de ma vie est passée parfois par de petites choses relativement anecdotiques et qui n'ont guère laissé  de traces dans l'histoire.Je répète à l'envie quand on me dit "Pas terrible" cette métaphore professionnelle:la médecine a besoin du généraliste de Saint Glandin sur Creuse et du grand ponte d'un prestigieux hôpital parisien.Ma culture musicale s'est égarée de temps en temps sur de petits chemins buissonniers,fort parfumés d'envie de folâtrer.Voilà donc deux Pierre bien oubliés,mais pas de moi.

    Peter Sarstedt eut un petit succès en 68 avec cette chanson,certes plus proche de Dassin que de Cohen,mais que j'aimais bien surtout par le name-dropping avant l'heure et ces délicieux mots de français,Juan-les-Pins,Zizi Jeanmaire,Balmain,Sacha Distel, Boulevard Saint-Michel,prononcés de cet accent trans-channel unique et si exotique.Si l'accompagnement à l'accordéon n'est pas précisément de Memphis, peut-être peut-on voir en Peter Sarstedt l'ancêtre de Neil Hannon et de sa magnifique Divine Comedy,si francophiles et si brillants.

   http://www.youtube.com/watch?v=fpoRPej88ik

   

                    Quelques années plus tard Peter Skellern inondait la planète d'une chanson romantique à souhait,nantie d'une belle orchestration un peu rétro(cordes,cors).You're a lady,pourvue maintenant d'un statut presque culte,a été très souvent mise à profit par le cinéma,ce qui n'est guère surprenant étant donné le côté gentiment régressif de ce slow d'anthologie.Je dédie ces quelques lignes et ces musiques à celles à qui j'aurais pu dire en associant les deux titres: "Ou t'en vas-tu ma belle?Tu es une dame."

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