Une chanson:Living in the past
Ecoutez! http://www.youtube.com/watch?v=FO3i6uf_W6s

1968 on connaît nombre de guitar heroes pas encore morts,quelques drummers de haute tenue et haute teneur en produits divers,des bassistes gauchers mais pas gauches,des organistes, Auger, Price, Manzarek, Fischer.Et voilà que nous arrive un faune,un satire se tenant la plupart du temps sur une jambe comme une cigogne.Cet homme s'appelle Ian Anderson,Ecossais,et surtout flûtiste virtuose qui enrichira le rock de sa présence charismatique et parfois envahissante le groupe à éclipses mais souvent passionnant Jethro Tull.Avec la complicité d'un certain J.S.Bach qui à ma connaissance n'a jamais fait partie d'un groupe rock répertorié mais qui a connu une célébrité relative et une influence indéniable,l'un des plus gros succès de Jethro Tull sera Bourée,instrumental évoquant non pas l'ébriété,quoique,mais le folklore.
Après plusieurs succès en single Jethro Tull comencera à se prendre au sérieux avec des albums de qualité mais qui assènent leur leçon un peu lourdement.Du genre progressive rock mâtiné de folk avec des incursions hard,ce qui n'a rien d'infâmant mais provoquera une certaine dispersion musicale du groupe.A citer notamment l'album en forme de journal Thick as a brick.Parmi les titres les plus connus de J.T. nommons Song for Jeffrey,Sweet dreams,Locomtive breath,Aqualung.
Par contre Jethro Tull tourne encore et c'est plutôt pas mal car les groupes de sexagénaires ont souvent su insuffler une couleur très différente à leurs morceaux d'antan.Les voir maintenant ce n'est pas ouvrir un juke-box mais redécouvrir un univers un peu autre.Rock 'n'roll must go on.Je vous propose le remuant Living in the past avec Ian bondissant.







Oui le grand comédien Richard Harris tant apprécié d'Eric à juste titre pour ses rôles auxquels il il faut ajouter parmi les meilleurs Le prix d'un homme, Le désert rouge, Traître sur commande, Major Dundee a enregistré quelques chansons sans grand intérêt sauf une, la géniale composition de Jim Webb,MacArthur Park.
Il existe des milliers de livres sur la guerre 14-18 et non des moindres. Celui du canadien Joseph Boyden mérite une place aux côtés des plus grands malgré le jeune âge de l'auteur dont c'est le premier livre. Elijah et Alex,deux indiens de l'Ontario tentent de survivre comme bien d'autres dans le bourbier de la Grande Guerre. C'est cette expérience au jour le jour que décrit Joseph Boyden en phrases assez sèches dénuées de lyrisme ou la peur au ventre et le boucan d'enfer sont les compagnons du quotidien.Ce qu'endurent les sens des soldats de l'odeur des cadavres aux gaz de combat,de la surdité aux vomissements,ne va pas disparaître au retour du survivant dans son lointain pays.

La première et la plus célèbre chanson de Leonard Cohen. Pas vraiment une surprise mais comment résister au charme maintenant presque quadragénaire de cette sirène, de cette créature naîve et troublante qui ma envoûté il y a longtemps et ne m'a jamais quitté. Suzanne que je suis encore capable de chanter en intégralité et en version bilingue alternant l'anglais et le français, moi qui ne sais pas chanter.Suzanne qui au bord de la rivière m'emmène toujours parmi les ordures et les fleurs retrouver les héros dans les algues et les enfants du matin qui se penchent vers l'amour.
On dit que Leonard n'aime plus beaucoup Suzanne. Je crois le comprendre:Suzanne lui a tout donné et repris comme ces créatures un peu vampires qui détruisent au moins un peu leur père.Moi, je l'aime toujours...
Edward Abbey m'était inconnu. Robert Redford me l'a en quelque sorte présenté puisqu'il a préfacé l'édition du Gang de la clef à molette dont je vous présente l'édition américaine illustrée par Crumb car je crois que ça correspond assez bien à l'univers de la bande dessinée. On aura compris que si Redford est impliqué c'est que ce bouquin a une forte connotation écologique. Une adaptation ciné a été envisagée dans les années 80 sans succès.




Le tout premier roman de Douglas Cowie porte le curieux titre de Owen Noone & Marauder(éditions Christian Bourgois,souvent intéressantes).Il conte les trois années d'existence d'un groupe de rock,activité souvent soumise au siège éjectable ayant tendance à s'autodétruire assez vite.Pourtant dans ce périple rock américain peu de clichés,pas de défonce,pas de mésentente entre les membres(deux musiciens seulement),peu de filles en pamoison.Juste un peu de bière comme vous et moi si j'ose dire.Mais une belle description simple de la carrière fulgurante et dévoreuse d'un groupe de rock contemporain,aussi vite saisi par le succès que par le doute.Je vous laisse le découvrir vous citant une seule phrase,géniale et dont j'aimerais avoir eu l'idée.


