Sourire   

               Sourire est le mot qui convient à la lecture de ce bien joli roman sur lequel je ne déborderai pas d'objectivité tant le sourire, non étrusque, mais si avenant de la personne qui me l'a offert m'est cher. L'auteur était espagnol, très populaire en son pays, mort très âgé en 2013. Le sourire étrusque a été publié en France en 1994. Et si ce livre compte tant pour moi c'est aussi parce que l'action se passe à Milan, qui était ma capitale 2019. Donc déjà grazie Signora per questo libro.

               Salvatore, veuf âgé et malade, quitte sa chère Calabre pour se soigner en enfer, à Milan, dotée de tous les péchés du monde. Il y retrouve son fils Renato, sa belle-fille Andrea, et surtout il y trouve Brunettino, bébé de son état et petit-fils de Salvatore. Brunettino était d'ailleurs le nom de partisan de Salvatore lors de la guerre. José Luis Sampedro a écrit le roman en 1985. Révélation aux yeux du grand-père, le petit va devenir l'objet de toute son attention, de toute son affection. Et l'aïeul n'aura qu'une idée, inculquer les valeurs  du Sud, de la terre, du labeur qu'ignorent évidemment son fils fonctionnaire, sa belle-fille enseignante et tous ces décadents lombards.

L'ultime Pieta de Michel-Ange

                   Variation sur le vieux rat des champs atterri parmi les rongeurs citadins, Le sourire étrusque, c'est un sarcophage vu dans un musée romain, qui a séduit Salvatore et donné son titre au roman. A peine revenu d'une semaine milanaise ce joli livre m'y a ramené tambour battant. Au soir de sa vie le vieux berger du Mezzogiorno va découvrir l'art d'être "il nonno" et rencontrer une veuve fort bien de sa personne. Il va aussi s'enthousiasmer, moi aussi, pour la Pieta Rondadini du Château Sforza, oeuvre torturée et inachevée de Michel-Ange. Et puis, on frôle le conte de fées, l'université va même honorer le conteur calabrais authentique qui restitue à sa manière les vieilles légendes sudistes. Ecrite par un Espagnol l'histoire de ce vieil Italien est un régal qui mettrait  en appétit même un Milanais rancunier.

brian-cox-jj-feild-thora-birch-characters-rory-macneil-ian-emily-film-le-sourire-etrusque-2018-realise-par-oded-binnun-mihal-brezis-12-avril-2018-vu-allstar89662-photo-libraryvallee-du-po-productions-avertissement-c

                        Comme souvent j'ai cherché une éventuelle adaptation ciné, a priori inconnue de mes services. Et bien elle existe, transposée, magie du cinéma qui en a fait une production suisse où un vieil Ecossais débarque chez son fils à ...San Francisco. Grands-pères de tous les pays...