BLOGART(LA COMTESSE)

09 mai 2019

In the name of rock/ Annie

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                            Je me souviens d'une ou deux Annie. Ca sonne pas très blues, Annie. Et elles ne sonnaient pas très rock non plus en ce temps-là. C'était une ére rock, terriblement macho, et vous savez quoi, c'est pas bien, mais ça me plaisait comme ça, introverti et timide que j'étais. Le mélange m'effrayait. Rassurez-vous, ça a changé un peu plus tard. Ce qui m'a permis de prendre des coups, et d'en donner. De vivre, en quelque sorte.

 

                             La Polk salad Annie de Tony Joe White (et de Presley et bien d'autres) est une modeste fille du Sud. Mais bon sang comme un peu de swamp rock, un peu de bayou, ça fait du bien. J'ai peu trouvé d'autres Annie sauf celle de Canned Heat. Mais celle-ci ne carburait pas à la salade verte (Amphetamine Annie).

 

 

 

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05 mai 2019

Le palet des glaces

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                               La lecture commune avec Val La jument verte de Val  nous a cette fois entraînés dans l'Ouest Canadien avec l'auteur amérindien Richard Wagamese. J'avais déjà chroniqué très favorablement Les étoiles s'éteignent à l'aube. Saul Indian Horse est très inspiré de la propre vie de l'auteur. Et le livre est très fort, très émouvant, très solide aussi, témoignage de la si difficile existence des Indiens contemporains, en l'occurrence les Ojibwés,  au coeur du Canada moderne. Indian Horse a dès huit ans passé son enfance dans un internat tenu par les Blancs qui se sont efforcés d'effacer en lui toute indianité. Brimades, humiliations, sévices. Seule la découverte du hockey, plutôt réservé d'ailleurs aux non-amérindiens, lui fera entrevoir une issue. Sera-t-elle suffisante?

                              L'histoire, pourtant, ne remonte pas si loin, Richard Wagamese est né en 1955. On mesure l'immense détresse qui fut la sienne mais plus encore son énergie à résister. Peu à peu, alors que le hockey est un jeu de blancs qui exclut les indiens, Saul Indian Horse parvient, dans cet institut brutal et hostile, à trouver dans cet accomplissement sportif plus qu'un exutoire, comme une mission. Mais le pays est rude aux autochtones, plus que l'hiver. On est peu loquace dans Jeu blanc et le peu qu'on y parle concerne le hockey. On finit par trouver la poésie dans ce sport peu calin. C'est l'empreinte des grands (ce que j'appelle le syndrome Jours barbares de William Finnegan, ou Le meilleur de Bernard Malamud sur le surf et le base-ball).

                              Et puis le retour de John Barleycorn, l'ami qui vous veut du mal, l'alcool, symbole si fréquent et fléau universel auquel ont beaucoup sacrifié les habitants des réserves indiennes. Comme Richard Wagamese en parle bien. Sur les horreurs nocturnes de l'institut si bien pensant, l'auteur se fait discret, ce qui n'en atténue pas le traumatisme.

                              C'est drôle comme les serveurs vous invitent toujours à finir votre verre...On boit pour oublier les pensées, l'émotion. L'espoir. On boit pour oublier parce que après toutes les routes qu'on a prises c'est la seule direction qu'on connaisse par coeur. On boit afin de ne plus entendre les voix, ne plus voir les visages, ne plus toucher els choses, ne plus sentir.

                             Quand les Zhaunagush (les Blancs) vinrent, ils amenèrent le cheval avec eux. Notre peuple vit le Cheval comme un Être spécial. Il chercha à apprendre son pouvoir sacré. Monter ces êtres-esprits, pourchasser le vent avec eux, devinrent des signes d’honneur. Mais les Zhaunagush ne virent rien d’autre que du vol dans ce que nous avions fait, que l’attitude d’un peuple inférieur, alors ils nous appelèrent voleurs de chevaux. 

                             Il existe des centaines de livres sur l'infinie douleur amérindienne, et des dizaines d'auteurs. Certains ne sont pas même indiens. Mais souvent talentueux. A ce jour je ne connais pas l'avis de ma complice Val. Gageons qu'elle aura aimé. Avec le titre original Indian Horse je parierais bien que la Jument Verte en aura henni de plaisir.

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21 avril 2019

In the name of rock/ Josie

                                   Une fois de plus, en quête de prénom, mon bon maître Don, de son accent écossais si marqué, a répondu présent. Lalena, Ballad of Geraldine, Maria Magenta, Guinevere, Celia of the seals, Jennifer Juniper, il les a tant chantées. Et moi avec lui. Tous ces prénoms que je remémore régulièrement sont pour certains fictifs, pour d'autres proches, proches de la réalité d'une vie. Depuis l'adolescent timide et introverti, envieux des copains conquérants, et déjà plus porté sur Nerval que sur le foot, jusqu'à ce jour où l'automne fait plus que  s'annoncer, elles ont..., elles m'ont..., disons, donné des coups, pas mal de coups. Dans certains cas j'avais, c'est vrai, cogné le premier. Je ne suis plus sûr de rien. Parfois pourtant ça ressemblait à de l'or dans mes mains. T'en souviens-tu,  Josie? Peu importe, She is gone (Willie Nelson).

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15 avril 2019

Bi ou les roues de la discorde

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                                Pas mal du tout, cette lecture, sans prétention mais non sans plaisir. Pas mal d'humour aussi, de cet humour qui parsème des écrits sur le voyage ou le progrès technique, souvent apanage des Anglais, Jerome K.Jerome, Redmond O'Hanlon par exemple. Sauf que Uwe Timm est allemand de Hambourg et que son héros est taxidermiste de talent dans la petite ville de Cobourg en Bavière, cette ville a un passé un peu gênant puisqu'elle devint la première en Allemagne à élire un conseil municipal nazi. Ce n'est donc pas cela qui est drôle dans L'homme au grand-bi.

                               Un peu excentrique, un peu utopiste, Franz Schroeder a l'idée d'importer le grand bi, cette bicyclette préhistorique, dans la petite principauté de Cobourg, qui s'ennuie gentiment dans son décor d'opérette. Mais il ne s'attend pas à un tel tohu-bohu et à de telles réactions qui scindent bien vite la ville en deux camps. Cet avant-gardisme est dans l'ensemble assez suspect. Ne cacherait-il pas des sympathies socialistes? Mais un autre danger guette notre naturaliste éclairé. La concurrence débarque avec l'apparition face au grand bicycle aux deux roues extrêmes, d'un moyen bicycle aux deux roues parfaitement égales. Platitude et inélégance, pense Schroeder. Mais les adversaires ne désarment pas, mettant l'accent sur les risques de chute et de... stérilité, voire d'auto-castration des adeptes masculins de l'engin. De toute façon la selle de ces nouveautés n'est pas convenable pour un postérieur féminin.

                              C'est un bouquin fort sympa que L'homme au grand-bi, que j'aurais bien vu adapté par Lubitsch, jolie comédie douce amère, qui tente de décloisonner un peu cette société fin d'empire. Mais sans leçons, car certains bourgeois fraternisent avec les modestes, ne serait-ce que pour dire pis que pendre de cet original qui empaille les chiens des aristos aussi bien que le gibier des braconniers. Cette Allemagne là  avait encore le sourire, un peu figé, mais bon enfant.

                              "L'adepte du grand-bi suit son chemin, les sens en éveil, comme un Indien suit une piste. Fini les ruminations malsaines, il s'agit d'ouvrir l'oeil, et le bon. Le grand-bi est une machine à aiguiser les sens: vue, ouïe, toucher. Maintenir en érection, grâce au mouvement, ce qui est normalement destiné à tomber lourdement, voilà l'arterfact dont on fait soi-même partie intégrante, la beauté se  savourant elle-même."

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10 avril 2019

This Melody

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Masse critique

                                J'ai pu découvrir grace à Masse Critique Babelio et en épreuves non corrigées (le charme des coquilles) le troisième roman de Donal Ryan dont j'ai déjà évoqué ici Le coeur qui tourne et Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe. Toujours prêt pour la littérature irlandaise j'ai accompagné la grossesse de Melody Shee car le roman est chapitré de la douzième à la quarantième semaine et se termine logiquement par Post-partum. Pat, son mari, l'a quittée en apprenant qu'elle attendait un enfant d'un autre. D'un tout jeune homme issu de la communauté des gens du voyage, terme pudique, dix-sept ans, Melody en a le double. Il est illettré, elle lui apprenait à lire..

                               Malgré son doux prénom rien n'est harmonieux dans la vie de la narratrice. Elle se raconte, à mesure que son bébé se manifeste, promesse d'un avenir incertain. Elle a de très beaux mots pour son père, un homme bon et aimant, discret et malade. Sa mère, psychologiquement très fragile, est morte depuis longtemps. Tout ce que nous allons  savoir pointe aussi sans les démagogies habituelles les "tinkers", gens dits du voyage, traditionnellement assez nombreux en Irlande. C'est l'une d'entre elles, Mary, toute jeune aussi, qui transfigurera la vie de Melody.

                              La presse anglo-saxonne estime ce roman encore meilleur que les deux précédents. Evoquant John McGahern ou William Trevor, dont je viens d'aimer aussi les Très mauvaises nouvelles. Mais j'ai souvent écrit sur William Trevor. The Guardian cite deux héroïnes qui ont fait un peu carrière, Emma et Anna, et dont on connait la fin. Excusez du peu. Il est vrai que Melody, en proie à ses démons intérieurs comme ses deux illustres précédentes, chemine sur une marge étroite entre remords quant à une ancienne amitié, lumière sur une autre amitié, toute récente et interrogations quant à la suite.

                               Irish Book Tour faisant, c'est permanent chez moi, j'ai lu aussi Une rue étrange de Desmond Hogan. Curieux livre parcouru de nombreuses fulgurances littéraires, des phrases  somptueuses, pour un récit qui hélas m'a semblé hermétique, laissant le sentiment de m'être trompé. Il eût fallu au minimum être un historien de l'Irlande pour en saisir la substantifique moëlle. Je n'en suis qu'un amoureux.

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03 avril 2019

Cinquante-et-unes syllabes

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Les ruines de nous

Gisent au sol éventré

Refroidies déjà.

*

Haïkus

Passent ainsi d'autres

Sans le moindre des regards

Sur ces catafalques.

*

 Georgie Fame

Juste quelques mois

Et d' ignobles automnaux

Nous ignoreront.

 

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26 mars 2019

Scott (réédition ancestral billet)

                                      Réédition d'un ancestral billet, plus de 3000 jours, Géographie:Reno,Nevada augmentée d'un tube gigantesque des Walker Brothers, une soupe certes, mais alors millésimée. Et mon adieu au grand et si méconnu Scott Walker qui débuta alors que j'ébauchai mes premiers slows, et navigua plus tard, presque incognito entre Brel et Bowie. Ca tombe bien, je me sens ces jours-ci le coeur plutôt slow.

 

 

                                     Ce magnifique sac pour vous présenter Reno,Nevada,ville pas particulièrement séduisante,petite soeur de Vegas,c'est dire la référence.Surtout connue parce qu'on y divorce plus vite que son ombre,cette ville de 200 000 habitants a pour seul avantage de nous faire continuer notre voyage avec une  découverte.Me promenant toujours en musique aux U.S.A je viens de tomber sur une jolie chanson tirée du film avec Adjani,Toxic affair,1993,peu vu,en tout cas pas par moi. Goran Bregovic a composé cette chanson et Scott Walker dont j'ai parlé il y a peu lui donne une couleur sombre très personnelle. Si ça vous dit,pas particulièrement gai mais plutôt rare,je crois.

 

 

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22 mars 2019

Essai non transformé

 Masse critique

Chaplin

                         Pour Masse Critique de Babelio, que je remercie, fidèle pourvoyeur ès nouvelles parutions, j'ai donc lu un essai, chose que je ne fais presque jamais. Cet essai est intitulé Charlot, le rêve et il est beaucoup moins rigolo que Charlot. Je sais quand même qu'un essai est censé être sérieux. Et ce livre l'est, sérieux. Dieu, comme il est sérieux. Et moi le très sérieux m'indispose. Adolphe Nysenholc a sous-titré son livre Contrepoint entre le créateur et sa créature. Quelques mots. Peu, je ne suis pas compétent.

                         Nul doute que Chaplin et Charlot n'ont pas toujours fait bon ménage même si le cinéaste a fini par avoir la peau du vagabond avant que la postérité, à son tour, ne redonne au "tramp" de son état la place qu'il mérite au panthéon du Septième Art, la toute première. Cela dit, je n'ai pas grand-chose à rajouter. Chaplin, le rêve est une thèse sur L'imagier, sur La rivalité Hitler-Chaplin (cette partie est malgré tout intéressante et surprenante), sur Romanitude et judéité. Ce sont des titres de chapitres. Un beau travail d'universitaire qui m'a souvent ennuyé.

                        J'ai été plus sensible aux passages Vagabond errant ou Un corps ailé, Chaplin m'ayant souvent ramené aux archanges, si sentimentaux. Pardonnez ma brièveté. Mais si vous aimez Chaplin rien n'est mieux que de revoir ses films, et les revoir encore. Et si vous le connaissez somme toute assez peu découvrez-le. Car ce n'est pas avec ce livre que le plus grand génie du cinématographe trouvera ses fans nouvelle génération. Tout Chaplin se regarde avec le coeur. Ce livre se lit avec la tête. Avais-je la tête ailleurs?

 

 

 

 

 

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18 mars 2019

In the name of rock/ Peggy

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                           Que de Peggy dans ma vie!  La Peggy Sue de Buddy Holly, la Peggy-O de Simon et Garfunkel, dont je viens  de découvrir une fabuleuse version par The National, la plus ancienne encore Peggy Gordon reprise par tous les gratteux des pubs d'Irlande et les oubliées. Sans omettre les Meg, Meggie, Madge, Maggie, bref les Marguerite (comme Faust) et les Margot qui en pleurent encore. Dans l'immense discographie du Loner j'ai exhumé cette Ballad of Peggy Grover. C'est un enregistrement très ancien. L'une des toutes premières chansons de Neil Young, avant même le légendaire Buffalo Springfield, avec un groupe canadien nommé The Squires. C'est simple, même moi je n'écoutais pas  encore cette musique à l'époque, c'est vous dire si ça date.

 

                          Les archives Neil Young, une institution, ont réédité les morceaux de  ces temps immémoriaux. Neil n'a pas encore vraiment la voix de légende qu'on lui connait. Il a vingt ans. Valeur surtout historique, pour les Loner's Lovers invétérés. Je n'en suis pas tout à fait. J'oublais une autre Peggy O, dispensable mais tant pis pour vous. Après tout, je vous ai abandonnés trois mois durant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 mars 2019

Choeur à corps

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                               Nous avons une fois de plus lu ensemble, mon amie Val (La jument verte de Val) et moi. Le choeur des femmes de Martin Winckler, médecin et auteur de La maladie de Sachs, fut cette fois notre choix. Gros bouquin de 670 pages chez Folio, sur lequel j'ai pas mal traîné les pieds, Le choeur des femmes m'a d'abord assez déplu. Les états d'âme de Jean Atwood jeune femme interne en gynécologie, ses problèmes avec le patron qui la reçoit en stage, une certaine morgue du personnage m'ont dans un premier temps trouvé peu enclin à poursuivre l'aventure. Ce livre est une véritable immersion dans les services spécialisés, autant dire un voyage à l'intérieur du corps féminin, qui tient souvent du précis d'obstétrique et de maternité. Pourquoi pas.

                               44 ans dans le milieu paramédical et je ne digère toujours pas le vocabulaire utilisé presque tout au long du roman. Winckler connait son sujet manifestement. Je ne l'autorise pas pour autant à m'asséner ses descriptions  anatomiques au scalpel avec lexicographie de corps de garde. La compétition des spermatozoïdes, sur des pages, avec un peloton du Tour de France s'élançant à l'assaut de la route vaginale pour atteindre le col du Tourmalutérus ne m'a pas amusé longtemps. Vous me trouvez ronchon, c'est vrai. Je n'aime pas l'esbrouffe même si je reconnais que l'humanité n'est pas absente de ce roman dont Winckler vient de publier une sorte de suite dix ans après (L'école des soignantes). Je reconnais volontiers par contre Winckler comme plutôt féministe, qualité. Mais bon sang, ou mauvais sang, comme les hommes y sont maltraités.

                              L'auteur est aussi un spécialiste des séries TV et recrée aisément le côté feuilletonnesque de ce genre immémoriel, le roman médical. Ce n'est d'ailleurs aucunement péjoratif. Mais les interrogations sur le genre dont on nous abreuve de livres en films, oserai-je le dire, commencent à me fatiguer grave. Ce n'est pas bien de dire ça. Bof! Qu'en pensera ma camarade Val, femme de son état, donc d'un genre opposé?

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01 mars 2019

Index des auteurs

 D'

Abbey

à

sans-titre

Abbey Edward, Le gang de la clef à molette

Adam Olivier, Les lisières

Alarcon Daniel, Lost City Radio

Allen Woody, L'erreur est humaine

Ammaniti Niccolo, Branchies

Anderson Edward, Il ne pleuvra pas toujours

Anderson Edward, Tous des voleurs

Appelfeld Aharon, L'amour,soudain

Appelfeld Aharon, Le temps des prodiges

Appelfeld Aharon, Les eaux tumultueuses

Arpino Giovanni, Le pas de l'adieu

Artin Pacha Yacoub, Contes du Nil Blanc et du Nil Bleu

Assouline Pierre, Le dernier des Camondo

Assouline Pierre, Une question d'orgueil

Audouard Antoine, Changer la vie

Audubon John James, Journal du Missouri

Bannel Cédric, L'homme de Kaboul

Bakker Gerbrand, Le détour

De Balzac Honoré, Une ténébreuse affaire

Banville John, Le livre des aveux

Barbaro Paolo, Iles perdues

Barbery Muriel, L'élégance du hérisson

Barnes Julian, Le fracas du temps

Barry Sebastian, Du côté de Canaan

Barry Sebastian, Un long long chemin

Bartelt Franz, Le bar des habitudes

Barth John, L'opéra flottant

Bass Rick, Dans les Monts Loyauté

Bass Rick, La décimation

Bass Rick, Le ciel, les étoiles, le monde sauvage

Bass Rick, Winter

Behrens Peter, Les O'Brien

Ben Jelloun Tahar, L'enfant de sable

Benjamin Melanie, Les Cygnes de la Cinquième Avenue

Bergen David, Un passé envahi d'ombres

Bierce Ambrose, Morts violentes

Bjornstad Ketil, La société des jeunes pianistes

Bolger Dermot, Ensemble séparés

Bolger Dermot, Une seconde vie

Bosc Adrien, Constellation

Bosco Henri, Le mas Théotime

Boyden Joseph, Le chemin des âmes

Brancati Vitaliano, Les aventures de Tobaïco

Brancati Vitaliano, Rêve de valse

Brink André, Un instant dans le vent

Bryson Bill, L'été où tout arriva

De Broc Nathalie, Et toujours ces ombres sur le fleuve...

Brouste Judith, Le cercle des tempêtes

Burke James Lee, Le boogie des rêves perdus

Burnside John, Les empreintes du diable

Burnside John, Scintillation

Burnside John, Un mensonge sur mon père

Burnside John, Une vie nulle part

Butler Robert Olen, L'appel du fleuve

Butlin Ron, Le son de ma voix

Buzzati Dino, Le K

Buzzati Dino, Montagnes de verre

Buzzati Dino, Nouvelles inquiètes

Camilleri Andrea, Le tour de la bouée

Canin Ethan, Le voleur du palais

Canin Ethan, Vue sur l'Hudson

Caracalla Jean-Paul, Les exilés de Montparnasse

Carletti Luigi, Prison avec piscine

Carpenter Don, Deux comédiens

Carpenter Don, La promo 49

Carpenter Don, Sale temps pour les braves

Carpenter Don, Un dernier verre au bar sans nom

Caruso Alfio, Willy Melodia

Cauvin Patrick, Dictionnaire amoureux des héros

Chalandon Sorj, Le quatrième mur

Chambaz Bernard, Vladimir Vladimirovitch

Chandler Raymond, Le jade du mandarin

Chandler Raymond, Un tueur sous la pluie

Charles KJ, Le carnet secret de Simon Feximal

Charyn Jerome, El Bronx

Chevalier Tracy, L'innocence

Claudel Philippe, Le rapport de Brodeck

Claus Hugo, Belladonna

Clavel Bernard, La révolte à deux sous

Coe Jonathan, La pluie,avant qu'elle ne tombe

Coetzee John Maxwell, L'été de la vie

Coetzee John Maxwell, Michael K.,sa vie, son temps

Cognetti Paolo, Les huit montagnes

Cole Teju, Open City

Collectif, Voyages d'écrivains

Colombani Florence, Kazan.Une Amérique du Chaos

Colombani Florence, Proust-Visconti.Histoire d'une affinité élective

Conan Doyle Arthur, Etude en rouge

Connelly Michael, Volte-face

Consolo Vincenzo, Le palmier de Palerme

Conte Giuseppe, L'homme qui voulait tuer Shelley

Conte Giuseppe, Le troisième officier

Cook Kenneth, A coups redoublés

Cook Kenneth, Cinq matins de trop

Cook Kenneth, La vengeance du wombat

Cooper Dominic, Le coeur de l'hiver

Cooper Dominic, Vers l'aube

Cooper Tom, Les maraudeurs

Cornwell Patricia, Havre des morts

De Cortanze Gérard, Laisse tomber les filles

Cowie Douglas, Owen Noone & Marauder

Crace Jim, De visu

Crews Harry, Des mules et des hommes

Crumley James, Cairn

David Michel, Un bonheur si fragile

Deaver Jeffery, Le rectificateur

Decoin Didier, Une Anglaise à bicyclette

Dee Jonathan, Mille excuses

Delesalle Nicolas, Un parfum d'herbe coupée

Désérable François-Henri, Tu montreras ma tête au peuple

Deville Patrick, Peste et choléra

Dicker Joël, La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Diehl Chris, Blackmail Blues

Divry Sophie, Quand le diable sortit de la salle de bain

Doerr Anthony, Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Dos Passos John, Aventures d'un jeune homme

Von Düffel John, De l'eau

Dugain Marc, Ils vont tuer Robert Kennedy

Dugain Marc, La malédiction d'Edgar

Dugain Marc, Une exécution ordinaire

Dumas Alexandre, Le meneur de loups

Durrell Lawrence, Le Carrousel sicilien

Easton Ellis Bret, Lunar Park

Eder Cyril, Les Comtesses de la Gestapo

Edwardson Ake, Voile de pierre

Enard Mathias, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Enzensberger Hans Magnus, Joséphine et moi

Evette Jean-Baptiste, Les spadassins

Fellowes Julian, Passé imparfait

Fellowes Julian, Snobs

Findley Timothy, Le Grand Elysium Hotel

Finnegan William, Jours barbares

Flynn Nick, Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie

Follett Ken, Le mystère du gang masqué

Forest Philippe, Le siècle des nuages

Franklin Tom, La culasse de l'enfer

Franklin Tom, Le retour de Silas Jones

Froidmont Claude, Chez Mauriac à Malagar

Gaige Amity, Schroder

Garcin Jérôme, Le voyant

Garde François, Ce qu'il advint du sauvage blanc

Garde François, Pour trois couronnes

Gary Romain, La promesse de l'aube

Gatalica Aleksandar, A la guerre comme à la guerre

Gattis Ryan, Six jours

Gaudé Laurent, Danser les ombres

Gaudé Laurent, Eldorado

Gaudé Laurent, Les oliviers du Négus

Gaudé Laurent, Pour seul cortège

Geary Valerie, Celles de la rivière

Geiger Arno, Le vieux roi en son exil

Geiger Arno, Tout va bien

Gennari Alessandro, Les lois du sang

Germain Sylvie, Petites scènes capitales

Gibeau Yves, ...Et la fête continue

Gide André, Si le grain ne meurt

Giesbert Franz-Olivier, Un très grand amour

Glass Emma, Pêche

Giocanti Stéphane, Une histoire politique de la littérature

Giraldi William, Aucun homme ni dieu

Giraudeau Bernard, Les dames de nage

Grand Emmanuel, Terminus Belz

Greene Graham, Orient-Express

Greenland Seth, Un patron modèle

Grondahl Jens Christian, Les Portes de Fer

Grondahl Jens Christian, Quelle n'était pas ma joie

Grondahl Jens Christian, Virginia

Gustafsson Lars, L'après-midi d'un carreleur

Haasse Hella S., La source cachée

Haasse Hella S., Les seigneurs du thé

Hamilton Hugo, Le marin de Dublin

Hamilton Hugo, Sang impur

Hamsun Knut, La faim

Harding Paul, Enon

Harstad Johan,  Buzz Aldrin, mais où donc es-tu passé?

't Hart Marteen, La colère du monde entier

Hasz Robert, La forteresse

Hasz Robert, Le moine et le soldat

Hatzfeld Jean, Robert Mitchum ne revient pas

Haushofer Marlen, Le mur invisible

Heinichen Veit, Les requins de Trieste

Hemingway Ernest, La vérité,à la lumière de l'aube

Heron Zakia et Celia, Le premier qui voit la mer

Hertmans Stefan, Le  coeur converti

Hesse Herman, Le loup des steppes

Hogan Desmond, Les feuilles d'ombre

Hovland Ragnar, Douce nuit

Indridason Arnaldur, La femme en vert

Indridason Arnaldur, La muraille de lave

Inoué Yasushi, La chasse dans les collines

Irish William, Irish Murder

Ishiguro Kazuo, Le géant enfoui

Ishiguro Kazuo, Quand nous étions orphelins

Jancar Drago, Cette nuit je l'ai vue

Jancar Drago, Et l'amour aussi a besoin de repos

Jenni Alexis, L'art français de la guerre

Johnson Craig, Enfants de poussière

Johnson Denis, Rêves de train

Jonasson Jonas, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis

Jordan Hillary, Mississippi

Josse Gaelle, Un été à quatre mains

Jouve Pierre-Jean, Paulina 1880

Kanon Joseph, Alibi

Kanon Joseph, L'ami allemand

Karjel Robert, Du sang sur le sable

Kasischke Laura, La vie devant ses yeux

Kauffmann Jean-Paul, Remonter la Marne

Kavanagh Patrick, L'idiot en herbe

Keegan Claire, A travers les champs bleus

Kemal Yachar, Alors les oiseaux sont partis

Kemal Yachar, Regarde donc l'Euphrate charrier le sang

Kerr Philip, L'été de cristal

Kerr Philip, La pâle figure

Kerr Philip, Un requiem allemand

Kessel Joseph, La steppe rouge

Kessel Joseph, Les temps barbares

Kettenbach Hans Werner, La vengeance de David

Kingsolver Barbara, L'arbre aux haricots

Kneale Matthew, Les passagers anglais

Knowles John, Une paix séparée

Koechlin Stéphane, Bessie Smith,des routes du sud à la vallée heureuse

Kramer Pascale, Autopsie d'un père

Krüger Michael, La comédie de Turin

Krüger Michael, La maison fantôme

Kumpfmüller Michael, La splendeur de la vie

Kundera Milan, L'ignorance

De La Varende Jean, Les manants du roi

Lamb Wally, La puissance des vaincus

Lange Richard, Angel Baby

Lansdale Joe R., Les marécages

Le Roy Claude, Dans les armées de Napoléon

Lehane Dennis, Ce monde disparu

Lehane Dennis, Un pays à l'aube

Lenz Siegfried, Le dernier bateau

Leung Brian, Les hommes perdus

Levine James A., Bingo's run

Lewis Norman, Comme à la guerre

Lewis Norman, L'île aux chimères

Lewisohn Ludwig, Crimes passionnels

Lindgren Torgny, Le chemin du serpent

Lindquist Hakan, Mon frère et son frère

Lynch Jim, Les grandes marées

Lynch Paul, La neige noire

Machart Bruce, Le sillage de l'oubli

Macken Walter, Et Dieu fit le dimanche...

Macken Walter, Le Seigneur de la Montagne

Malaparte Curzio, Le soleil est aveugle

Malte Marcus, Le garçon

Malte Marcus, Les harmoniques

Mani Stefan, Noir océan

Mankell Henning, Avant le gel

Mankell Henning, L'homme inquiet

Mankell Henning, Le guerrier solitaire

Marai Sandor, Divorce à Buda

Marai Sandor, La conversation de Bolzano

Marai Sandor, La nuit du bûcher

Marai Sandor, Le miracle de San Gennaro

Marai Sandor, Les braises

Marai Sandor, Les confessions d'un bourgeois

Marai Sandor, Libération

Marai Sandor, Mémoires de Hongrie

Marai Sandor, Métamorphose d'un mariage

Maraini Dacia, La vie silencieuse de Marianna Ucria

Martin George R.R., Armageddon Rag

Martinez Tomas Eloy, Le chanteur de tango

Mazzantini Margaret, Ecoute-moi

McCann Colum, Transatlantic

McCann Colum, Treize façons de voir

McCord Howard, L'homme qui marchait sur la lune

McCullers Carson, Reflets dans un oeil d'or

McGahern John, Journée d'adieu

McGrath Patrick, Port-Mungo

McGregor John, Il n'y a pas de faux départ

Mengestu Dinaw, Les belles choses que porte le ciel

Meunier Louis, Les Cavaliers afghans

Millhauser Sreven, Nuit enchantée

Mills Magnus, Retenir les bêtes

Mills Magnus, Trois pour voir le roi

Monteilhet Hubert, Les bouffons

De Montremy Jean-Maurice, Le collectionneur des lagunes

Morandini Claudio, Le chien,la neige,un pied

Moricz Szigmond, L'épouse rebelle

Mullisch Harry, La découverte du ciel

Murakami Haruki, Après le tremblement de terre

Murakami Haruki, Au sud de la frontière,à l'ouest du soleil

Murakami Haruki, Les amants du Spoutnik

Musso Guillaume, Sauve-moi

Nadler Stuart, Un été à Bluepoint

Nesbo Jo, L'étoile du diable

Nicholls David, Nous

Noriega Alfredo, Mourir, la belle affaire

Nysenholc Adolphe, Charlie Chaplin-Le rêve

O'Brien Dan, Brendan Prairie

O'Brien Dan, Wild Idea

O'Brien Flann, Le troisième policier

O'Brien Tim, Au Lac des Bois

O'Connor Flannery, Wise blood

O'Connor Joseph, Inishowen

O'Connor Joseph, Les âmes égarées

O'Connor Joseph, Les bons chrétiens

O'Connor Joseph, Maintenant ou jamais

O'Connor Joseph, Muse

O'Connor Joseph, Redemption Falls

O'Doherty Brian, L'étrange cas de Mademoiselle P.

O'Faolain Nuala, J'y suis presque

O'Faolain Nuala, On s'est déjà vu quelque part?

O'Faolain Sean, Passions entravées

O'Farrell Maggie, Assez de bleu dans le ciel

O'Flaherty Liam, L'assassin

Ogawa Yoko, Cristallisation secrète

Ogawa Yoko, La formule préférée du professeur

Ogawa Yoko, La marche de Mina

Ogawa Yoko, Les abeilles

Ogawa Yoko, Les lectures des otages

O'Hagan Andrew, Sois près de moi

O'Hara John, Une lueur de paradis

Olafsson Olafur Johann, Absolution

O'Nan Stewart, Derniers feux sur Sunset

O'Nan Stewart, Des anges dans la neige

Ongaro Alberto, Rumba

D'Ormesson Jean, Au Plaisir de Dieu

D'Ormesson Jean, C'est une chose étrange à la fin que le monde

D'Ormesson Jean, Et moi je vis toujours

D'Ormesson Jean, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

D'Ormesson Jean, Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit

Orsenna Erik, L'Entreprise des Indes

Ovaldé Véronique, La grâce des brigands

Oz Amos, Entre amis

Oz Amos, Judas

Oz Amos, L'histoire commence

Oz Amos, Scènes de vie villageoise

Oz Amos, Une panthère dans la cave

Oz Amos, Vie et mort en quatre rimes

Paasilinna Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen

Paasilinna Arto, petits suicides entre amis

Pahor Boris, Printemps difficile

Pakravan Amineh, Le libraire d'Amsterdam

Parker Dorothy, La vie à deux

Payne David, Le monde perdu de Joey Madden

Pelecanos George, Drama City

Penn Warren Robert, Un endroit où aller

Percy Benjamin, Le canyon

Perez Reverte Arturo, Le soleil de Breda

Perlman Elliot, Trois dollars

Perlman Elliot, La mémoire est une chienne indocile

Perutz Leo, La neige de Saint Pierre

Perutz Leo, Où roules-tu, petite pomme?

Petterson Per, Je refuse

Petterson Per, Maudit soit le fleuve du temps

Petterson Per, Pas facile de voler des chevaux

Piperno Alessandro, Avec les pires intentions

Plath Sylvia, La cloche de détresse

Pollock Donald Ray, Le diable,tout le temps

Porter Henry, Brandebourg

Potok Chaïm, L'élu

Powers Richard, Le temps où nous chantions

Price Richard, Ville noire,ville blanche

Punke Michael, Le revenant

Ragougneau Alexis, La Madone de Notre-Dame

Rash Ron, Par le vent pleuré

Rash Ron, Une terre d'ombre

Ray Jean, Malpertuis

Remarque Erich Maria, Arc de Triomphe

Von Rezzori Gregor, Les morts,à leur place

Von Rezzori Gregor, Mémoires d'un antisémite

Von Rezzori Gregor, Sur mes traces

Rosero Evelio, Les armées

Roth Joseph, Cabinet des figures de cire

Roth Joseph, Images viennoises

Roth Joseph, Le marchand de corail

Roth Joseph, Tarabas

Rothmann Ralf, Lait et charbon

Rouart Jean-Marie, Ne pars pas avant moi

Roux François, Tout ce dont on rêvait

Roux Frédéric, L'hiver indien

Rufin Jean-Christophe, Le grand Coeur

Ruiz Zafon Carlos, Marina

Ryan Donal, Le coeur qui tourne

Ryan Donal, Tout ce que nous allons savoir

Ryan Donal, Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe

De Saint Pern Dominique, Baronne Blixen

Salinger Jerome David, Nouvelles

Sallis James, Cripple Creek

Sansom C.J., Dissolution

Savage Thomas, Le pouvoir du chien

Savage Thomas, Rue du Pacifique

Von Schirach Ferdinand, Crimes

Schlink Bernhard, Le retour

Schlink Bernhard, Le week-end

Schneider Peter, La ville des séparations

Schnitzler Arthur, Gloire tardive

Schnitzler Arthur, La pénombre des âmes

Schnitzler Arthur, Une petite comédie

Schnitzler Arthur, Vienne au crépuscule

Schoeman Karel, Cette vie

Schoeman Karel, Des voix parmi les ombres

Schoeman Karel, En étrange pays

Schoeman Karel, La saison des adieux

Schoeman Karel, L'heure de l'ange

Schoeman Karel, Retour au pays bien-aimé

Schulberg Budd, Le désenchanté

Schopp Claude, La grande sonate

Scott Paul, Quelques jours avant la nuit

Scott Walter, Le talisman

Seethaler Robert, Le tabac Tresniek

Seigle Jean-Luc, En vieillisant les hommes pleurent

Self Will, Dr.Mukti

Sepulveda Luis, Le neveu d'Amérique

Shakespeare William, Coriolan

Shepard Sam, A mi-chemin

Shepard Sam, Balades au paradis

Shoham Liad, Oranges amères

Simenon Georges, Lettre à mon juge

Simmons Dan, Terreur

Slocombe Romain, Monsieur le Commandant

Sorrentino Paolo, Ils ont tous raison

Springsteen Bruce, Born to run

Staalesen Gunnar, Fleurs amères

Staalesen Gunnar, Le loup dans la bergerie

Stefansson Jon Kalman, Enre ciel et terre

Stefansson Jon Kalman, La tristesse des anges

Stefansson Jon Kalman, Le coeur de l'homme

Stegner Wallace, Vue cavalière

Stifter Adalbert, Les deux soeurs

Suaudeau Julien, Dawa

Suter Martin, Le diable de Milan

Sylvain Dominique, Ombres et soleil

Tadié Benoît, Le polar américain,la modernité et le mal

Teulé Jean, Charly 9

Thiéry Danielle, Dérapages

Thomas Matthew, Nous ne sommes pas nous-mêmes

Timm Uwe, L'homme au grand-bi

Toibin Colm, Brooklyn

Toibin Colm, La couleur des ombres

Toibin Colm, L'épaisseur des âmes

Toibin Colm, Le maître

Traven B., La charrette

Traven B., Le pont dans la jungle

Traven B., Le visiteur du soir

Trevor William, Les enfants de Dynmouth

Trevor William, Les splendeurs de l'Alexandra

Trevor William, Ma maison en Ombrie

Trevor William, Mourir l'été

Vallejo François, Fleur et sang

Vallejo François, Ouest

Vanderhaeghe Guy, Comme des loups

Vanderhaeghe Guy, La dernière traversée

Vann David, Sukkwan Island

Vassali Sebastiano, Le cygne

Verger Frédéric, Les rêveuses

Vermes Timur, Il est de retour

Veronesi Sandro, La force du passé

Vigevani Alberto, Un été au bord du lac

Vuillard Eric, L'ordre du jour

Wagamese Richard, Jeu blanc

Wagamese Richard, Les étoiles s'éteignent à l'aube

Walser Robert, Vie de poète

Walter Jess, De si jolies ruines

Wargnier Corinne, C'est ainsi que la vie sest arrêtée

Weidermann Volker, Ostende 1936

Weil Jiri, Mendelssohn est sur le toit

Westlake Donald, Mémoire morte

Whitehead Colson, Ballades pour John Henry

Whitehead Colson, Underground Railroad

Widmer Urs, Le livre de mon père

Willocks Tim, La Religion

Winckler Martin, Le choeur des femmes

De Winter Léon, La faim de Hofmann

Wolff Tobias, Chasseurs dans la neige

Womersley Chris, Les affligés

Woodall Clive, Le royaume de Kirrick

Yalom Irvin, Et Nietzsche a pleuré

Yalom Irvin, Mensonge sur le divan

Yehoshua Avraham B., L'année des cinq saisons

Yehoshua Avraham B., Le responsable des ressources humaines

Yehoshua Avraham B., Rétrospective

Yehoshua Avraham B., Shiva

Zweig Stefan, Wondrak

 

 

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22 décembre 2018

Comme un trait

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                                     Presque treize ans, et comme un essoufflement. Mais je souhaite à tous une bonne fin d'année et le meilleur pour 2019.

 

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15 décembre 2018

In the name of rock/ Pandora

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                          Suite à une querelle avec Prométhée Zeus voulut se venger des êtres humains en leur offrant le plus bel objet de leur désir, afin de leur inspirer passions et tourments. Il créa la première femme, aussi fascinante que capricieuse. Pandora, c'était son nom, fut façonnée à partir de l'argile et non comme une quelconque Eve de la côte d'Adam. Zeus dut demander à Héphaïstos de l'aider, et ils mirent au jour la créature la plus parfaite au monde. D'autres dieux lui donnérent qualités et défauts dont la curiosité.

 

                       Passions et tourments, il a tenu parole le Jupiter. Car vous connaissez la suite, cette Pandora devint la patronne des gaffeuses en ouvrant la boîte interdite d'où s'échappèrent tous les maux de la terre. Sauf un filet d'espérance resté au fond. Dont je me demande si, depuis, il ne s'est pas lui aussi volatilisé.

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                      Procol Harum , fabuleux comme toujours, surréaliste comme parfois, ignoré comme d'habitude, donnait dans l'album Procol's Ninth (1975) une jolie version de Pandora's box.

 

 

 

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09 décembre 2018

Et vous, à sa place?

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                                 Une âme pouvait être détruite de trois manières: par ce que les autres vous faisaient; par ce que les autres vous contraignaient à vous faire à vous-même; et par ce que vous choisissiez volontairement de vous faire à vous-même. Chaque méthode était suffisante, mais, si les trois étaient présentes, le résultat était imparable.

                                 J'ai voulu introduire par une citation cette chronique commune avec ma colistière La jument verte de Val. Car l'essentiel est là, dans ce résumé du statut de l'artiste en pays de dictature. Julian Barnes, auteur dont je ne ne connaissais que l'adaptation ciné de son roman Une fille, qui danse, devenu sur les écrans l'excellent A l'heure des souvenirs, a écrit une sorte de biographie partielle et et libre du compositeur Dimitri Chostakovitch. De quel espace de liberté jouit-il précisément sous le joug stalinien? Et de quel droit jugerions-nous aujourd'hui l'hier de la glaciation soviétique? Ou tout autre régime autoritaire évidemment.

                               Julian Barnes l'exprime très bien, un artiste n'existe réellement que par ses oeuvres. Encore faut-il les montrer ou les faire entendre. Chostakovitch est passé sous le fer soviétique du stade d'étoile adulée, de musicien du siècle, comblé d'honneurs, au rang de suppôt rétrograde, rénégat et accusé de formalisme bourgeois, Oncle Jo n'ayant pas apprécié une représentation de Lady Macbeth du district de Mzensk. Chostakovitch échappa au pire mais dut de longues années subir la terreur ordinaire, la crainte d'hommes de la nuit silencieux et rapides, qu'il attend sur son palier. Eut-il de "remarquables facultés d'adaptation"?

                               Stratégie d'un enfermement moral, persécutions du quotidien et du dérisoire, puis liberté très surveillée y compris lors de  ses voyages en Amérique. Dans ce grand pays d'absurdie on ne peut même se fier si peu que ce soit à son interrogateur, la versatilité de la tyrannie étant telle que le questionneur d'un soir peut le lendemain avoir à rendre des  comptes. Le fracas du temps est un grand livre, un livre effrayant sur l'homme et les perversions du pouvoir. Aucune épouvante dans ce livre. Pire, la banalité des jours d'un régime immonde. Là nous sommes dans la version est. Il existe d'autres modèles en d'autres points cardinaux.

                               Mais être un lâche, c’était s’embarquer dans une carrière qui durait toute une vie. Vous ne pouviez jamais vous détendre. Vous deviez anticiper la prochaine fois qu’il vous faudrait vous trouver des excuses, tergiverser, courber l’échine, vous refamiliariser avec le goût des bottes et l’état de votre propre âme déchue et abjecte. Etre un lâche demandait de l’obstination, de la persistance, un refus de changer – qui en faisaient, dans un sens, une sorte de courage.

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06 décembre 2018

Le tour de l'île

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                                Le jadis célèbre auteur du Quatuor d'Alexandrie Lawrence Durrell, diplomate, poète, enseignant, voyageur, anglo-français a publié en 1977 ce carnet de voyage, Le Carrousel sicilien, bien joli périple en autocar en cette île enchanteresse. Bien que l'ancienne Trinacria n'ait pas que de merveilleux côtés j'ai aimé suivre le sillage dans un voyage pourtant convenu comme la plupart des voyages organisés. Mais en compagnie d'un méditerranéiste comme Durrell, haute culture et haut humour, c'est un délice. On effeuille avec lui un journal de voyage, bénéficiant de ses connaissances à Catane comme à Syracuse, à Agrigente comme à Taormine.

                               Donc la balade sicilienne est souvent drôle, accessible la plupart du temps, même si des connaissances en histoire du Sud dont les bienvenues. Là-dessus j'ai parfois été un peu court mais peu importe, l'esprit de Lawrence Durrell, sa nostagie et ses souvenirs constituant le plus doux des viatiques à travers temples et théâtres, aussi bien que vergers, amandiers et oliviers. L'auteur s'y entend en archéologie comme en botanique et l'on s'émerveille des effluves comme des fresques. Lawrence Durrell a longtemps vécu à Corfou, Rhodes, Chypre avant de finir ses jours dans la région de Nîmes.

                              Si vous connaissez la Sicile, bien, ou un peu, comme moi, embarquez dans le petit autocar rouge avec le petit monde parfois lourd des tour operators où les compagnons de route ne sont pas forcément raccord. Dame, on est toujours l'autre de quelqu'un. Et si vous ne l'avez jamais vue prenez ce même autocar rouge avec Mario le chauffeur et Roberto le guide, pittoresques amphitryons de cette insulaire auberge. Je vous y promets belles pierres et vins capiteux entrecoupés de quelques poèmes de l'auteur. Et une envie rouge Etna et Sud extrême.

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03 décembre 2018

Brèves de ciné-clubs

A la recherche

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                                Bien sûr le docu de Von Trotta sur Bergman n'a rien d'un blockbuster. Mais nous avons tenu à le proposer à notre ville. Et bien nous en a pris, A la recherche d'Ingmar Bergman a été bien reçu. Même s'il n'a pas été reçu par 300 spectateurs, avouons-le. Mais je crois que revenir parfois sur le patrimoine fait partie d'une politique culturelle du cinéma cohérente. Les gens n'avaient certes pas vu tout Bergman, moi-même je n'en ai vu qu'une petite moitié. Mais ils ont apprécié le document, assez grand public et assez généraliste pour revenir brièvement sur la personnalité du maître suédois. Pas d'analyse filmique pointue, il aurait fallu une semaine, mais un portrait attachant d'un personnage majeur du cinéma, pas facile ni en public ni en privé. Si le film a pu convaincre quelques-uns que ça valait le coup de fouiner un peu dans l'oeuvre de Bergman la soirée aura été bénéfique.

                               Nettement plus de monde pour Guerre froide (je refuse dorénavant quand c'est possible le titre anglais), beau noir et blanc sur l'amour d'un pianiste et d'une chanteuse dans l'Europe des années cinquante-soixante. Pavel Pawlikowski dépeint quinze ans de deux vies, meurtries par des histoires de frontières et de surveillance, de trahisons et  de privations. Il a dédié le film à ses parents dont c'est un peu l'histoire. C'est que, même froide, la guerre fait bien des dégâts collatéraux. Et la Pologne de l'après-guerre n'a pas connu de lendemains enchantés malgré les tournées des ensembles folkloriques en Europe de l'Ouest. Prix de la Mise en Scène à Cannes, Guerre froide a effectivement convaincu un public qui a apprécié les  deux comédiens Joanna Kulig et Tomasz Kot, et les difficiles relations des protagonistes avec leur pays, en un temps de méfiance et de portraits géants d'hommes providentiels, Staline, Tito. Le jazz joue un rôle important dans l'épisode parisien, et la photo noir et blanc est sublime.

                               Quant au troisième film, Styx, de l'Autrichien Wolfgang Fischer, c'est un très fort huis clos en plein Atlantique, une femme navigatrice solitaire, médecin urgentiste  à Cologne, va se trouver confrontée à une autre urgence, un rafiot pourri et ses dizaines de migrants. Un constat brutal comme un paquet de mer, sans discours bien-pensant, quasi muet d'ailleurs mais qui pose la question aigüe et compliquée. Que faire? Proposé en avant-permière en décentralisation de l'Arras Film Festival, Styx, couronné à Berlin, ne sortira que dans quelques semaines.

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28 novembre 2018

Retourner aux racines

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15 novembre 2018

L'épopée de Vigdis

le coeur

                               Je ne connaissais pas du tout cet auteur belge. Quelle révélation! Le coeur converti est un roman superbe où Stefan Hertmans mène l'enquête sur la fuite, au Moyen Age, d'une jeune chrétienne avec un fils de rabbin. Fin du XIème siècle, parti de Rouen pour rejoindre la communauté juive de Narbonne, le couple en fuite va se trouver poursuivi par les soldats chrétiens à la solde de son père normand. Elle s'appelle Vigdis, et blonde nordique, va changer de nom, Sarah d'abord, puis Hamoutal, après avoir épousé David. Leur voyage les ménera dans le village vauclusien de Monieux, dans une bien rude arrière-Provence.

                              C'est aussi dans ce village que vit une partie de l'année Stefan Hertmans, auteur néerlandophone d'une prose lyrique et somptueuse qui amalgame la grande histoire, celle des invasions et des pogroms, celle aussi des religions. La documentation pourtant impressionnante n'est jamais écrasante et l'héroïne est bien réelle à nos yeux. Femme qui conquiert une certaine liberté mais se heurte bien vite aux intolérances de tous ordres, Hamoutal aura le destin, tout de violence et de mystère, qui sied à ce qui est aussi un roman d'aventures.

                              Ceci n'empêche pas Le coeur converti de nous éclairer sur la vie au quotidien d'une petite communauté juive au début des croisades ou sur les voies  de communications du nord et sud, puisque la fuite d'Hamoutal nous entraîne jusqu'à Fustat Misr (Le Caire). Juive par son mariage, les yeux bleus des Vikings, ballottée par le destin, mère d'enfants qui lui échappent, elle connaitra une vie tumutueuse et bien peu de répit. Prodigieusement documenté, ce roman se base aussi sur quelques rares traces écrites véritables et l'authenticité de ce roman historique (j'hésite car c'est souvent un peu péjoratif) est indiscutable. Stefan Hertmans a refait ce périple, au plus près de Vigdis malgré les siècles.

                              Ecoutez commme il parle du grand fleuve. Le Nil est tel une fleur de lotus, disaient les anciens; la vallée au sud est sa tige, le delta au nord sa fleur galbée, et la plaine de Fayoum est comme un bouton de fleur fermé sur sa grande tige. Hérodote considérait l'Egypte comme rien de moins qu'un cadeau du Nil; mais ce lotus géant, qui avait insufflé la vie à l'Egypte, était aussi un organisme violent, mortel. Ou de Cambridge, Angleterre, en 2018. Sur la rivière des guides à bord de leurs punts-des petites barques qu'ils font avancer en enfonçant une perche dans l'eau peu profonde de la Cam-font de leur mieux pour imiter Venise. Telle est la vie des vieilles élites, un peu étrangère à ce monde et charmante, on est au centre de cercles civilisés anciens qui s'obstinent à prétendre que la moitié du monde n'est pas en feu.

                           Le coeur converti est l'un des plus beaux romans de l'année à mon avis. Et c'est un livre qui s'adresse à tous, intelligent et érudit, tonique et émouvant.

                             

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09 novembre 2018

Retour en Cinéphilie

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                               La Cinéphilie est un pays, voire un continent, que finalement j'aime bien. Malgré moultes défauts sur lesquels je ne reviendrai pas. Le temps de nos ciné-débats est revenu. Cer automne il a pris un peu de temps, notre multiplexe de centre-ville (une rareté) ayant changé de main. Pour la première j'ai eu l'occasion de présenter le curieux premier film de Jim Cummings, à la fois emprunt et hommage éponyme à la chanson de Bruce Springsteen Thunder Road (album Born to run). C'est en effet la peinture des petites gens que nous narre le Boss depuis longtemps que Jim Cummings, à la fois réalisateur, scénariste, acteur très principal, et compositeur, a puisé son sujet.

                             Il y joue un flic à la dérive, mais ni violent ni (trop) alcoolique par exemple, qui rend hommage au temple à sa mère décédée, très émouvant, très sensible, très maladroit aussi, dans un long plan-séquence et sur presque fond de K7 de Thunder Road. Puis tout se délite, il voit peu sa fille de huit ans, a maille à partir avec  sa hiérarchie, a des rapports distants avec frère et soeur, et divorce. Beaucoup pour un seul homme, Jimmy Arnaud, modeste policier texan. Vacillant. Le fim, doté d'un très petit budget, a un ton très personnel et je vais laisser à Newstrum, maitre ès critiques toujours très élaborées, le soin de vous en parler mieux. Hey, l'ami, à toi  ici . Moi je vais consacrer quelques lignes au public. Merci Strum.

                             Et merci public, d'avoir patienté. Autant juillet et août sont sacrifiés, autant notre petite communauté cinémane commence à piaffer dès septembre. Notre ville n'est qu'une cité moyenne qui ne draine pas des centaines d'amis, mais une troupe doucement grandissante de fidèles qui accepte bon an mal an de nous suivre dans nos pérégrinations. Je confesse une grande responsabilité dans le choix des films mais ils ne m'ont pas encore lynché. La lutte est longue pour amener à nos écrans des nouveaux venus mais le challenge vaut la peine. Et je n'aime rien tant que voyager en Cinéphilie. Tiens, très bientôt dans notre Connaissance du Cinéma (hommage) nous emmènera faire un tour en Pologne, Vatican, Japon, Pérou, Kazkhstan, Tunisie. Alors merci à tous, on se retrouve très vite.

                            Quant à la chronique du film, pas de soucis. Sans complaisance je peux vous assurer qu'elle est plus dense chez l'ami Strum. Je suis au moins sur Thunder Road sur la même longueur d'ondes.

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02 novembre 2018

Et moi je lis toujours

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                              Oui, à peu près toute ma vie, j'aurai lu Jean d'Ormesson. Et croyez-moi c'est pas ce que j'ai fait de plus mal tant Papy Jean est pour moi avant tout synonyme de plaisir de lecture. Et moi je vis toujours restera son dernier livre et je m'en serais voulu de l'avoir négligé. Jean d'O. tournait peut-être un peu en rond ces dernières années mais les ronds de d'O. valent leur pesant de bonheur. Je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises, cet homme ne m'a presque jamais ennuyé. Bien peu d'êtres humains peuvent en dire autant, et je ne parle pas que des écrivains.

                             Ma complicité avec Jean date des années 70. Vous avez vu, quand je parle de d'Ormesson je ne dis pas les sixties. On est là certes dans une qualité France mais tellement séduisante que c'est au delà d'un nationalisme racorni, tant l'esprit est omniprésent dans ses livres. D'où me vient alors cette sensation, pour tout dire un peu inquiétante, d'assister au chant du cygne, non seulement du cher Jean, après tout la Grande Egalisatrice attendait depuis pas mal de temps le ludion cultivé, mais aussi de la grande aventure de mes lectures.

                            C'est vrai aussi que peut-être je n'ai trouvé ici qu'une certaine application de bon aloi. Nous n'en sommes plus à la fête d'Au plaisir de Dieu ou de sa si jolie trilogie toscane et romanesque (Tous les hommes en sont fous, Le vent du soir, Le bonheur à San Miniato). Ou encore le merveilleux Voyez comme on danse. Cet homme, souvent perçu comme irritant, même par moi de temps en temps, m'a fait rêver. Et puis bien sûr,avec le temps...il est parti, ayant presque tout dit., ayant beaucoup séduit, ayant beaucoup aimé, ayant beaucoup admiré. Merci.

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