BLOGART(LA COMTESSE)

11 novembre 2019

A la une

 s-l640

                       Ne le répétez pas mais j'ai passé avec mon amie Val (La jument verte) une nuit assez agitée, un peu compliquée mais très sympa. Un peu handicapé car en fait je n'ai jamais lu ni Alice au pays des merveilles ni De l'autre côté du miroir. Et Fredric Brown s'y entend pour mélanger les éléments fantastiques et policiers. L'action se déroule en une seule nuit. Doc Staeger dirige un journal très local, le Carmel City Clarion, plus ou moins du côté de Chicago. Doc, qui ne possède qu'un employé, assume tout dans sa feuille de chou, et cherche d'ailleurs à vendre. Il assume même l'absence totale d'informations un tout petit peu importantes dans Le Clairon. Depuis toujours. Mais ce soir...

                       Mais ce soir c'est différent, allez savoir pourquoi. Après le bouclage de l'édition Doc traverse la rue pour s'en jeter un chez Smiley. Ca lui arrive. Il aime le whisky, jouer aux échecs et parler de Lewis Carroll. C'est un peu comme une secte, ça, les fans de Lewis Carroll. A partir de là tout peut arriver. Tout arrive. Les quelques douze heures qui suivent vont être fertiles en péripéties hautement improbables mais plutôt drôles et malgré tout bien ancrées dans une Amérique fifties et rurale. Bon, c'est une histoire d'hommes, je vous préviens, avec verres, flingues, bagnoles.

                      Laisser sa raison au vestiaire et partir pour la nuit de Carmel City. La nuit du Jabberwock, mais vous connaissez tous le, ben si, le Jabberwock. Demandez à Alice. A moins que le Jabberwock...C'est toujours un peu fou-flou avec lui. Mais certaines balles sont bien réelles, les calibres sérieux, et quelques morts ne se reléveront pas. Fredric Brown est un auteur tricompartimental. Polar, science-fiction, humour. Et parfois c'est pêle-mêle. Très réussi en ce qui concerne La nuit du Jabberwock. J'ai apprécié la bourgade dans sa nuit ordinaire, une nuit des années cinquante, qu'on qualifierait maintenant d'un peu macho. Les femmes sont en effet totalement absentes. Même pas de blonde à la mèche fatale, ou d'entraîneuse de bar. Faut dire que des bars, il n'y en a qu'un, aux rares clients, qui laisse le temps de philosopher ou de faire échec et mat, encore faut-il qu'on soit au moins deux.

                    Tout cela, entre Alice et le roman noir, se lit avec délices. Pas tout compris à la résolution de l'énigme, mais approché très furtivement l'univers de Lewis Carroll, qui se limitait pour moi jusqu'à présent au génial I'm the walrus des Beatles. Mais qu'en pense Val, à qui j'ai rendu sa liberté au lever du jour? Mais à tout hasard, si quelqu'un sonne à la porte, méfiez-vous. Il n'est jamais complètement exclu que ce soit lui.

                        Nous trinquâmes, flacon contre bouteille, et il avala le tout selon sa stupéfiante méthode. J'étais en train de reboucher la bouteille de whisky quand Yehuda Smith mourut.

 

 

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 08:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,


07 novembre 2019

In the name of rock/ Melissa

melissa

                                     C'est du rock sudiste. C'est carré. Ca n'a pas toujours eu bonne presse. On s'en fiche pas mal. Moi, j'aime Melissa. Gregg Allman joue ici une version assez tardive accompagné de Jackson Browne. C'est extrait de l'album All my friends qui fêtait The Allman Brothers. Son frère Duane était parti depuis si longtemps déjà. Et le bassiste Berry Oakley aussi, également en moto. Ils avaient 25 ans. Gregg les a maintenant rejoints. Oui, je sais, il arrive un moment, y a plus personne. Je joue un peu Melissa mais même mon âge ne m'autorise pas à vous l'imposer. Crossroads... 

                          

Posté par EEGUAB à 20:36 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,

05 novembre 2019

Le milieu de l'Europe (deuxième mouvement)

La Scala  Le temple

La Scala en scène  Scène de la vie milanaise

La Scala, Giselle  Alla Scala questa sera

Leonardo, Piazza della Scala  Leonardo da Vinci, Piazza della Scala

Una stagione alla Scla  Que pense-t-il de la saison?

P9250035  L'ultime Pieta de Michel-Ange, inachevée (Château Sforza)

P9230001  Parc Indro Montanelli

Université Catholique  Le cloître de l'Université Catholique

                                  A Milan le côté hyperbranché cotoie le quasi éternel. Et Michel-Ange, de cette  Pieta interrompue, semble faire la promesse d'un art neuf qui signifierait déjà le crépuscule de la Renaissance. Mais Milan ce n'est pas que la fashion week même si les boutiques de luxe font partie de la grande cité lombarde.

Santa Babila  Santa Babila, Corso Vittorio-Emanuele

San Carlo  Oratoire San Carlo

Sant'Ambrogio 1  Sant'Ambrogio

                   ... à suivre.

 

Posté par EEGUAB à 06:58 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

02 novembre 2019

Il y a bien d'autres îles

Masse critique  

gardiennes

                                Plutôt côté thriller ésotérique cette fois chez les amis de Babelio que je remercie ainsi que les Presses de la Cité. On est dans la confection, convenable mais sans intérêt vraiment littéraire à mon sens. Un moment pas désagréable, un livre lu avec une certaine curiosité, puis un désintérêt croissant et enfin quelque chose qui ressemblerait à l'ennui. On est dans ce que j'appelle les enfants ratés de Da Vinci Code. Seul point original, à la rigueur, l'idée d"une île hollandaise battue par les vents où seraient rassemblés tous les livres du monde de tout temps.

                                Tout cela dans un monastère où officient des moniales rendues muettes. Sur fond d'eugénisme et d'expérimentations dignes de L'île du Dr. Moreau (relisez plutôt H.G.Wells) l'héroïne, spécialiste des livres anciens, se trouve embarquée dans une invraisemblable aventure, lestée d'un mari embarrassant et de secrets sur son père écrivain qui n'ont pas intéressé le lecteur égaré que je suis devenu au fil des pages. Heldenskon, l'île fictive restera pour moi dans l'oubli, gouffre où ont déjà sombré bon nombre de mes lectures. Les gardiennes du silence, de Sophie Endelys, lui, rejoindra la petite cohorte des ouvrages catalogués "bancs publics" dont j'ai déjà parlé. Rassurez-vous, amis des livres, sans maltraitance automnale car soigneusement entourés d'une enveloppe protectrice.

Posté par EEGUAB à 17:58 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

25 octobre 2019

Rome objet de ressentiment

Masse critique

CVT_La-mort-a-Rome_2956

                          Je connaissais La mort à Venise. Et l'expression Voir Naples et mourir. L'opération Masse Critique m'avait proposé cette fois parmi d'autres livres ce roman méconnu datant de 1954, signé de Wolgang Koeppen. Un travail soigné des éditions du Typhon à Marseille. La mort à Rome n'est pas un ouvrage a priori facile et s'il semble avoir acquis un statut d'oeuvre importante en Allemagne il n'a jamais été un succès populaire. Pas très enthousiasmant ce roman, dernier épisode de la Trilogie de l'échec. Il me semble, mais je suis loin d'être péremptoire, que ce livre et les deux précédents Pigeons sur l'herbe et La serre (le premier, une journée banale dans Munich d'après-guerre, le second misère et corruption dans la petite capitale fédérale Bonn) relèvent d'une littérature certes assez forte et qui n'est pas sans fulgurances, mais d'une littérature de l'expiation qui m'a laissé de marbre. Il est vrai que nous sommes moins de dix ans après la découverte des horreurs.

                          Les protagonistes, apparentés entre eux, se retrouvent à Rome, la Rome alliée, la Rome traîtresse aussi pour ces nostalgiques, voire plus pour certains, du Troisième Reich. La mort à Rome est féroce et annonce Heinrich Böll et Gunther Grass qui eux, dix ans plus tard, connaîtront le succès. Deux beaux-frères, le bourgmestre et l'ancien général, qui eurent de lourdes responsabilités, leurs épouses, leurs enfants, cousins très différents sont les personnages assez complexes et fort antipathiques qui peuplent cette histoire. On comprend le propos de Wolfgang Koeppen, et sa rage à constater que finalement rien n'a  raiment changé et que la plupart de ces hommes seraient partants pour un remake. C'est un peu trop catégorique pour moi.

                          L'autre personnage est la ville, la louve romaine ensanglantée, avec ses touristes revenus nombreux, humiliation suprême, beaucoup d'Allemands. Et là Koeppen fait preuve de beaucoup de talent. Plus qu'avec la Germanie, c'est avec les pierres, avec l'Histoire, avec la religion catholique que les mots sont les plus forts. N'y aurait-il que les deux pages et demie sur le pape en prière, qu'il faudrait citer intégralement  (c'est magistral, je ne suis pourtant pas un croyant) La mort à Rome mérite finalement l'intérêt. Ce voyage à Rome, version morbide, voire méphitique est un ouvrage intéressant, à consommer avec modération, Thanatos étant tout de même encombrant.

                          -Tu ne cherches pas Dieu dans sa maison, tu le cherches dans les impasses, dit Adolf. ( diacre, à son cousin Siegfried).

                          -S'il existe, il vit aussi dans les impasses (réponse de Siegfried, compositeur).

Posté par EEGUAB à 20:10 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


23 octobre 2019

Les tenaces

51AWBuefx8L

                                   L'auteur semble creuser un sillon duel car outre cette biographie croisée du politique et du peintre il a écrit un De Gaulle-Malraux et un Chateaubriand-Bonaparte. Et les deux vieillards de cette photo assez connue, on a beau dire, valent la peine. C'est le moins que l'on puisse dire. On sait la longue amitié et le profond respect mutuels de ces deux hommes d'exception. Comme ils semblent vénérables et couverts d'honneurs sur cette image. Ils l'ont été, mais pas de tout temps. Quasiment du même âge ces deux volcans devenus icôniques ont affronté de tout temps bien des oppositions, souvent féroces, et bien des obscurantismes.

838_les-nympheas-chapelle-sixtine-de-limpressionnisme

                                  Monet s'est fort peu engagé en politique. Clemenceau davantage dans la défense du génie de son ami. Et vers la fin de leur vie la série Les nymphéas fera l'objet de toute une aventure et il faudra sept ans pour que les deux hommes parviennent à offrir comme un bouquet de fleurs à la France meurtrie de l'après-guerre cet ensemble impressionnant de l'Orangerie. Mais Alexandre Duval-Stalla, s'il commence son récit par cet épisode, presque un épilogue de la vie bien remplie de ces deux géants, revient ensuite sur le médecin Clemenceau et le caricaturiste Monet, leurs débuts d'adultes. Et c'est déjà la guerre, celle de 1870. Puis sur le tribun tombeur de ministères et l"aliéné" honni des salons tellement officiels. Puis sur le dreyfusard et le jardinier de Giverny qui, chacun à leur manière et souvent envers et contre tous, allaient rayonner et irradier le pays.

170px-Georges_Clemenceau_vers_1865

                                  J'ai beaucoup aimé ce voyage parallèle. Qu'il ne faut pas prendre pour une franchouillarde bénédiction du génie français, mais pour une ode au cran, à la ténacité, au courage. Il se trouve que ces deux là étaient français. J'ai aussi voulu illustrer par deux portraits des monstres sacrés en jeunes hommes. Oui, Georges Clemenceau et Claude Monet ont été jeunes. Merci à mon ami JP qui m'a fait découvrir ce livre.

etienne-carjat 

                                      "Non, pas de noir pour Monet." Clemenceau arrache le drap noir qui recouvre le cercueil de Caude Monet. Il le remplace par un drap de fleurs qui se trouve à portée de main, "une cretonne ancienne aux couleurs des pervenches, des myosotis et des hortensias."

Posté par EEGUAB à 11:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

19 octobre 2019

Sourire

Sourire   

               Sourire est le mot qui convient à la lecture de ce bien joli roman sur lequel je ne déborderai pas d'objectivité tant le sourire, non étrusque, mais si avenant de la personne qui me l'a offert m'est cher. L'auteur était espagnol, très populaire en son pays, mort très âgé en 2013. Le sourire étrusque a été publié en France en 1994. Et si ce livre compte tant pour moi c'est aussi parce que l'action se passe à Milan, qui était ma capitale 2019. Donc déjà grazie Signora per questo libro.

               Salvatore, veuf âgé et malade, quitte sa chère Calabre pour se soigner en enfer, à Milan, dotée de tous les péchés du monde. Il y retrouve son fils Renato, sa belle-fille Andrea, et surtout il y trouve Brunettino, bébé de son état et petit-fils de Salvatore. Brunettino était d'ailleurs le nom de partisan de Salvatore lors de la guerre. José Luis Sampedro a écrit le roman en 1985. Révélation aux yeux du grand-père, le petit va devenir l'objet de toute son attention, de toute son affection. Et l'aïeul n'aura qu'une idée, inculquer les valeurs  du Sud, de la terre, du labeur qu'ignorent évidemment son fils fonctionnaire, sa belle-fille enseignante et tous ces décadents lombards.

L'ultime Pieta de Michel-Ange

                   Variation sur le vieux rat des champs atterri parmi les rongeurs citadins, Le sourire étrusque, c'est un sarcophage vu dans un musée romain, qui a séduit Salvatore et donné son titre au roman. A peine revenu d'une semaine milanaise ce joli livre m'y a ramené tambour battant. Au soir de sa vie le vieux berger du Mezzogiorno va découvrir l'art d'être "il nonno" et rencontrer une veuve fort bien de sa personne. Il va aussi s'enthousiasmer, moi aussi, pour la Pieta Rondadini du Château Sforza, oeuvre torturée et inachevée de Michel-Ange. Et puis, on frôle le conte de fées, l'université va même honorer le conteur calabrais authentique qui restitue à sa manière les vieilles légendes sudistes. Ecrite par un Espagnol l'histoire de ce vieil Italien est un régal qui mettrait  en appétit même un Milanais rancunier.

brian-cox-jj-feild-thora-birch-characters-rory-macneil-ian-emily-film-le-sourire-etrusque-2018-realise-par-oded-binnun-mihal-brezis-12-avril-2018-vu-allstar89662-photo-libraryvallee-du-po-productions-avertissement-c

                        Comme souvent j'ai cherché une éventuelle adaptation ciné, a priori inconnue de mes services. Et bien elle existe, transposée, magie du cinéma qui en a fait une production suisse où un vieil Ecossais débarque chez son fils à ...San Francisco. Grands-pères de tous les pays...

                      

 

 

Posté par EEGUAB à 08:36 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

14 octobre 2019

Le milieu de l'Europe (premier mouvement)

                                 Milan, Milano, l'antique Mediolanum n'est ni Rome, ni Venise, ni Florence. Ne pas trop rêver cependant. Vous ne serez guère seul devant le Duomo et vous n'accéderez pas à la Cène de Léonard du premier coup. Car Milano l'hyperactive, Milano la branchée est devenue une citta rumorosa qui ne dort guère. Quelques photos, je n'en poste jamais beaucoup, les plus belles étant dans ma mémoire, la vraie.

Il Duomo 2 Bianco,il Duomo. Nera, la Piazza con la moltitudine.

Il Duomo Victor-Emmanuel face au Duomo

Galerie Victor-Emmanuel 1 Galerie Victor-Emmanuel, un autre temple

Galerie Victor-Emmanuel 3  Au coeur de la Galerie

Galerie Victor-Emmanuel 4 Verrière

Galerie Victor-Emmanuel 6 Comme un second Duomo dédié aux dieux du commerce

                                    Milan la Lombarde, Milan la Nordique, son nom l'indique bien, a parfois sur elles l'ombre de Vienne, voire de toute la Mitteleuropa. Un goût d'Alpe aussi, Bergame (Bergheim) la splendide n'est pas si loin. Et les lacs alpestres non plus, Côme notamment et d'helvétiques accents de prospérité. Et puis  dans Milan de la fashion week, du design, on parlera bientôt plus anglais qu'italien. Reste le canto, la Scala, où l'on donne toujours plus Verdi que Wagner. Et parfois la chance comme moi de tomber par hasard sur le maestro Riccardo Chailly en pleine répétition au coeur de la cathédrale, aVec l'Orchestre de la Scala, en jean et en grâce. Grazie mile per questa Prova d'Orchestra, heureusement moins  explosive que le film de Federico. Oui, souvent les Italiens je les appelle par leur prénom.

Castello Sforzesco (2)  Le château des Sforza

Castello Sforzesco Se dice il Castello Sforzesco

Milan_duomo Compilation

Flèches Vertigo nel Duomo

Flèches (2) Dentelle gothique milanaise

Hôtel de Ville Hôtel de Ville

                          A suivre...

 

 

 

 

 

 

Posté par EEGUAB à 14:10 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09 octobre 2019

La fureur d'écrire

fureur

                        Le nom de James Agee est bien méconnu en France. Seuls quelques cinéphiles savent qu'outre les scénarii d'African Queen et La nuit du chasseur il est l'auteur de Louons maintenant les grands hommes,  brûlot signé avec le photographe Walker Evans sur la situation des fermiers du Sud dans les années trente, et bien plus tard d'Une mort dans la famille, Prix Pulitzer 1958 à titre posthume.

                        Rodolphe Barry, déjà auteur de Devenir Carver, passionné des lettres américaines, nous plonge dans la vie agitée, douloureuse, presque sacrificielle (le terme ne lui aurait pas déplu) de James Agee (1909-1955). Né dans le Tennessee Agee, tiers-mondiste avant la lettre, très engagé en une gauche américaine loin de se satisfaire du New Deal de Roosevelt. Au point qu'on peut se lasser de sa perpétuelle attitude de révolté donneur de leçons. C'est un peu mon cas à la lumière de l'excellent ouvrage de Rodolphe Barry. C'est que James Agee coche toutes les cases. Hypersensible, alcoolique, tabagique au possible, débauché au sens moral de l'époque, antiestablishment maladivement. Ecrivain, journaliste, critique littéraire et cinématographique admirateur et admiré de Charlie Chaplin, il n'eut de cesse de pourfendre les injustices. 

                       Hollywood fit appel à lui. Il n'y fut guère heureux mais aucun écrivain de talent ne fut à l'aise comme scénariste à Hollywood tant leur imaginaire fut bridé par les majors. Rodolphe Barry n'occulte pas l'asociabilité d'Agee ni ses si tumultueuses relations avec ses femmes, dont trois épouses et de nombreuses et parfois très jeunes maîtresses. Le critique cinéma ne se fit pas non plus que des amis tant il avait la dent dure. Barry cite ainsi à propos d'un film de guerre:" Quand un groupe de dix acteurs maladroits tombent maladroitement et font semblant d'être morts un sourire maladroit aux lèvres, est-ce rendre justice à la réalité endurée par des soldats?"

agee

                       Agee fut l'un des rares à soutenir Chaplin jusqu'au bout et Barry raconte l'émouvante scène de James venu sur les quais de Manhattan saluer le départ du Queen Elisabeth qui emmène le maître du Septième Art en Europe, la plupart des Américains ne le reconnaissant plus. Les deux hommes ne se reverront jamais. Cette approche de la vie de l'un des grands Américains du siècle dernier, l'un des moins célébrés, est un passionnant roman vrai qui m'a donné envie de relire Une mort dans la famille. Même si je pense que le meilleur Agee se niche dans les textes courts, articles, critiques.

Posté par EEGUAB à 07:44 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

06 octobre 2019

Crème renversée

 

                            La chambre blanche et les rideaux noirs près de la gare...Adieu Ginger Baker, le tiers de la crème (Eric Clapton, Jack Bruce). Hang on Eric!

 

Posté par EEGUAB à 20:23 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : ,

04 octobre 2019

Je pense plutôt du bien de...

rICORDI

                               Jolie promenade cinéma à travers Ricordi? dont il ne faut surtout pas oublier le point d'interrogation. Le rare Valerio Mieli (deuxième film en dix ans) explore avec bonheur une histoire d'amour à travers le prisme des souvenirs. La mise  en scène est belle, un peu trop précieuse pour certains. Ce maniérisme ne m'a pas gêné tant la valse-hésitation des souvenirs est universelle, car on a beau avoir vécu une histoire d'amour, on n'a pas souvent la même perception des choses du passé. Ce cinéma "proustien" reste malgré la mise en images réussie une prouesse qui ne me déplait pas, rester une aventure littéraire. Ca me convient tout à fait. Peu distribué (nous avons dans ma ville beaucoup de chance) Ricordi? sera un joli souvenir, sans point d'interrogation.

VINDRA

                             Viendra le feu du Franco-espagnol Oliver Laxe relèverait presque de l'ethnologie tant ils'inscrit dans une veine de cinéma rural et lent ( j'ai vaguement pensé à L'arbre aux sabots, un peu aux livres de Jean Giono). Très sobre tranche de vie d'un incendiaire revenu dans sa Galice après une peine de prison, aux antipodes de toute esbrouffe et de toute hypertrophie sentimentale, c'est un  beau film où le metteur en scène revient sur le pays de ses parents. Du lyrisme mais pas d'emphase, à tel point qu'on peut rester un peu en dehors. A noter que c'est le premier film pour moi en langue galicienne, avec quand même des éléments de castillan. Comme le film précédent, auditoire quantitativement acceptable et intéressé. Mais des difficultés chroniques à agrandir le cénacle et à rajeunir l'audience.

AD

                             Le cinéma de James Gray ne m'a jamais déçu. Ad astra n'est que son septième film. L'homme prend le temps de bien faire. Son incursion dans la science-fiction s'avère passionnante. Comme dans ses films noirs la relation d'un fils avec son père est primordiale. Et si le message est inquiétant, parabole sur un certain totalitarisme ou le risque planétaire environnemental, c'est bien la quête de Brad Pitt sur les traces de Tommy Lee Jones qui émeut profondément. Pour cela il faut aller jusqu'à Neptune. Ca vaut le coup. Lisez sur ce film les notes de Newstrum et Le Tour d'Ecran, des maîtres ès CCC (critiques cinéma contructives).

01 octobre 2019

Index des auteurs

 D'

Abbey

à

sans-titre

Abbey Edward, Le gang de la clef à molette

Adam Olivier, Les lisières

Alarcon Daniel, Lost City Radio

Allen Woody, L'erreur est humaine

Ammaniti Niccolo, Branchies

Anderson Edward, Il ne pleuvra pas toujours

Anderson Edward, Tous des voleurs

Appelfeld Aharon, L'amour,soudain

Appelfeld Aharon, Le temps des prodiges

Appelfeld Aharon, Les eaux tumultueuses

Arpino Giovanni, Le pas de l'adieu

Artin Pacha Yacoub, Contes du Nil Blanc et du Nil Bleu

Assouline Pierre, Le dernier des Camondo

Assouline Pierre, Une question d'orgueil

Audouard Antoine, Changer la vie

Audubon John James, Journal du Missouri

Bannel Cédric, L'homme de Kaboul

Bakker Gerbrand, Le détour

De Balzac Honoré, Une ténébreuse affaire

Banville John, Le livre des aveux

Barbaro Paolo, Iles perdues

Barbery Muriel, L'élégance du hérisson

Barnes Julian, Le fracas du temps

Rodolphe Barry, Honorer la fureur

Barry Sebastian, Du côté de Canaan

Barry Sebastian, Le testament caché

Barry Sebastian, Un long long chemin

Bartelt Franz, Le bar des habitudes

Barth John, L'opéra flottant

Bass Rick, Dans les Monts Loyauté

Bass Rick, La décimation

Bass Rick, Le ciel, les étoiles, le monde sauvage

Bass Rick, Winter

Behrens Peter, Les O'Brien

Ben Jelloun Tahar, L'enfant de sable

Benjamin Melanie, Les Cygnes de la Cinquième Avenue

Bergen David, Un passé envahi d'ombres

Bierce Ambrose, Morts violentes

Bjornstad Ketil, La société des jeunes pianistes

Bolger Dermot, Ensemble séparés

Bolger Dermot, Une seconde vie

Bosc Adrien, Constellation

Bosco Henri, Le mas Théotime

Boyden Joseph, Le chemin des âmes

Brancati Vitaliano, Les aventures de Tobaïco

Brancati Vitaliano, Rêve de valse

Brink André, Un instant dans le vent

Bryson Bill, L'été où tout arriva

De Broc Nathalie, Et toujours ces ombres sur le fleuve...

Brouste Judith, Le cercle des tempêtes

Burke James Lee, Le boogie des rêves perdus

Burnside John, Les empreintes du diable

Burnside John, Scintillation

Burnside John, Un mensonge sur mon père

Burnside John, Une vie nulle part

Butler Robert Olen, L'appel du fleuve

Butlin Ron, Le son de ma voix

Buzzati Dino, Le K

Buzzati Dino, Montagnes de verre

Buzzati Dino, Nouvelles inquiètes

Camilleri Andrea, Le tour de la bouée

Canin Ethan, Le voleur du palais

Canin Ethan, Vue sur l'Hudson

Caracalla Jean-Paul, Les exilés de Montparnasse

Carletti Luigi, Prison avec piscine

Carpenter Don, Deux comédiens

Carpenter Don, La promo 49

Carpenter Don, Sale temps pour les braves

Carpenter Don, Un dernier verre au bar sans nom

Caruso Alfio, Willy Melodia

Cauvin Patrick, Dictionnaire amoureux des héros

Chalandon Sorj, Le quatrième mur

Chambaz Bernard, Vladimir Vladimirovitch

Chandler Raymond, Le jade du mandarin

Chandler Raymond, Un tueur sous la pluie

Charles KJ, Le carnet secret de Simon Feximal

Charyn Jerome, El Bronx

Chevalier Tracy, L'innocence

Claudel Philippe, Le rapport de Brodeck

Claus Hugo, Belladonna

Clavel Bernard, La révolte à deux sous

Coe Jonathan, La pluie,avant qu'elle ne tombe

Coetzee John Maxwell, L'été de la vie

Coetzee John Maxwell, Michael K.,sa vie, son temps

Cognetti Paolo, Les huit montagnes

Cole Teju, Open City

Collectif, Voyages d'écrivains

Colombani Florence, Kazan.Une Amérique du Chaos

Colombani Florence, Proust-Visconti.Histoire d'une affinité élective

Conan Doyle Arthur, Etude en rouge

Connelly Michael, Volte-face

Consolo Vincenzo, Le palmier de Palerme

Conte Giuseppe, L'homme qui voulait tuer Shelley

Conte Giuseppe, Le troisième officier

Cook Kenneth, A coups redoublés

Cook Kenneth, Cinq matins de trop

Cook Kenneth, La vengeance du wombat

Cooper Dominic, Le coeur de l'hiver

Cooper Dominic, Vers l'aube

Cooper Tom, Les maraudeurs

Cornwell Patricia, Havre des morts

De Cortanze Gérard, Laisse tomber les filles

Cowie Douglas, Owen Noone & Marauder

Crace Jim, De visu

Crews Harry, Des mules et des hommes

Crumley James, Cairn

David Michel, Un bonheur si fragile

Deaver Jeffery, Le rectificateur

Decoin Didier, Une Anglaise à bicyclette

Dee Jonathan, Mille excuses

Delesalle Nicolas, Un parfum d'herbe coupée

Désérable François-Henri, Tu montreras ma tête au peuple

Deville Patrick, Peste et choléra

Dicker Joël, La vérité sur l'affaire Harry Quebert

Diehl Chris, Blackmail Blues

Divry Sophie, Quand le diable sortit de la salle de bain

Doerr Anthony, Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Dos Passos John, Aventures d'un jeune homme

Von Düffel John, De l'eau

Dugain Marc, Ils vont tuer Robert Kennedy

Dugain Marc, La malédiction d'Edgar

Dugain Marc, Une exécution ordinaire

Dumas Alexandre, Le meneur de loups

Durrell Lawrence, Le Carrousel sicilien

Duval-Stalla Alexandre, Claude Monet-Georges Clemenceau:une histoire deux caractères

Easton Ellis Bret, Lunar Park

Eder Cyril, Les Comtesses de la Gestapo

Endelys Sophie, Les gardiennes du silence

Edwardson Ake, Voile de pierre

Enard Mathias, Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Enzensberger Hans Magnus, Joséphine et moi

Evette Jean-Baptiste, Les spadassins

Farina Annick, Florence en v.o.

Farris Smith Michael, Nulle part sur la terre

Fellowes Julian, Passé imparfait

Fellowes Julian, Snobs

Findley Timothy, Le Grand Elysium Hotel

Finnegan William, Jours barbares

Flaubert Gustave, Bouvard et Pécuchet

Flynn Nick, Encore une nuit de merde dans cette ville pourrie

Follett Ken, Le mystère du gang masqué

Forest Philippe, Le siècle des nuages

Franklin Tom, La culasse de l'enfer

Franklin Tom, Le retour de Silas Jones

Froidmont Claude, Chez Mauriac à Malagar

Gaige Amity, Schroder

Garcin Jérôme, Le voyant

Garde François, Ce qu'il advint du sauvage blanc

Garde François, Pour trois couronnes

Gary Romain, La promesse de l'aube

Gatalica Aleksandar, A la guerre comme à la guerre

Gattis Ryan, Six jours

Gaudé Laurent, Danser les ombres

Gaudé Laurent, Eldorado

Gaudé Laurent, Les oliviers du Négus

Gaudé Laurent, Pour seul cortège

Geary Valerie, Celles de la rivière

Geiger Arno, Le vieux roi en son exil

Geiger Arno, Tout va bien

Gennari Alessandro, Les lois du sang

Germain Sylvie, Petites scènes capitales

Gibeau Yves, ...Et la fête continue

Gide André, Si le grain ne meurt

Giesbert Franz-Olivier, Un très grand amour

Glass Emma, Pêche

Giocanti Stéphane, Une histoire politique de la littérature

Giraldi William, Aucun homme ni dieu

Giraudeau Bernard, Les dames de nage

Grand Emmanuel, Terminus Belz

Greene Graham, Orient-Express

Greenland Seth, Un patron modèle

Grondahl Jens Christian, Les Portes de Fer

Grondahl Jens Christian, Quelle n'était pas ma joie

Grondahl Jens Christian, Virginia

Gustafsson Lars, L'après-midi d'un carreleur

Haasse Hella S., La source cachée

Haasse Hella S., Les seigneurs du thé

Hamilton Hugo, Le marin de Dublin

Hamilton Hugo, Sang impur

Hamsun Knut, La faim

Harding Paul, Enon

Harstad Johan,  Buzz Aldrin, mais où donc es-tu passé?

't Hart Marteen, La colère du monde entier

Hasz Robert, La forteresse

Hasz Robert, Le moine et le soldat

Hatzfeld Jean, Robert Mitchum ne revient pas

Haushofer Marlen, Le mur invisible

Heinichen Veit, Les requins de Trieste

Hemingway Ernest, La vérité,à la lumière de l'aube

Heron Zakia et Celia, Le premier qui voit la mer

Hertmans Stefan, Le  coeur converti

Hesse Herman, Le loup des steppes

Hogan Desmond, Les feuilles d'ombre

Hovland Ragnar, Douce nuit

Indridason Arnaldur, La femme en vert

Indridason Arnaldur, La muraille de lave

Inoué Yasushi, La chasse dans les collines

Irish William, Irish Murder

Ishiguro Kazuo, Le géant enfoui

Ishiguro Kazuo, Quand nous étions orphelins

Jancar Drago, Cette nuit je l'ai vue

Jancar Drago, Et l'amour aussi a besoin de repos

Jenni Alexis, L'art français de la guerre

Jenni Alexis, La conquête des îles de la Terre Ferme

Johnson Craig, Enfants de poussière

Johnson Denis, Rêves de train

Jonasson Jonas, L'assassin qui rêvait d'une place au paradis

Jordan Hillary, Mississippi

Josse Gaelle, Un été à quatre mains

Jouve Pierre-Jean, Paulina 1880

Kanon Joseph, Alibi

Kanon Joseph, L'ami allemand

Karjel Robert, Du sang sur le sable

Kasischke Laura, La vie devant ses yeux

Kauffmann Jean-Paul, Remonter la Marne

Kavanagh Patrick, L'idiot en herbe

Keegan Claire, A travers les champs bleus

Kemal Yachar, Alors les oiseaux sont partis

Kemal Yachar, Regarde donc l'Euphrate charrier le sang

Kerr Philip, L'été de cristal

Kerr Philip, La pâle figure

Kerr Philip, Un requiem allemand

Kessel Joseph, La steppe rouge

Kessel Joseph, Les temps barbares

Kettenbach Hans Werner, La vengeance de David

Kingsolver Barbara, L'arbre aux haricots

Kneale Matthew, Les passagers anglais

Knowles John, Une paix séparée

Koechlin Stéphane, Bessie Smith,des routes du sud à la vallée heureuse

Koeppen Wolfgang, La mort à Rome

Kramer Pascale, Autopsie d'un père

Krüger Michael, La comédie de Turin

Krüger Michael, La maison fantôme

Kumpfmüller Michael, La splendeur de la vie

Kundera Milan, L'ignorance

De La Varende Jean, Les manants du roi

Lamb Wally, La puissance des vaincus

Lange Richard, Angel Baby

Lansdale Joe R., Les marécages

Le Roy Claude, Dans les armées de Napoléon

Lehane Dennis, Ce monde disparu

Lehane Dennis, Un pays à l'aube

Lenz Siegfried, Le dernier bateau

Leung Brian, Les hommes perdus

Levine James A., Bingo's run

Lewis Norman, Comme à la guerre

Lewis Norman, L'île aux chimères

Lewisohn Ludwig, Crimes passionnels

Lindgren Torgny, Le chemin du serpent

Lindquist Hakan, Mon frère et son frère

Lynch Jim, Les grandes marées

Lynch Paul, La neige noire

Machart Bruce, Le sillage de l'oubli

Macken Walter, Et Dieu fit le dimanche...

Macken Walter, Le Seigneur de la Montagne

Malaparte Curzio, Le soleil est aveugle

Malte Marcus, Le garçon

Malte Marcus, Les harmoniques

Mani Stefan, Noir océan

Mankell Henning, Avant le gel

Mankell Henning, L'homme inquiet

Mankell Henning, Le guerrier solitaire

Marai Sandor, Divorce à Buda

Marai Sandor, La conversation de Bolzano

Marai Sandor, La nuit du bûcher

Marai Sandor, Le miracle de San Gennaro

Marai Sandor, Les braises

Marai Sandor, Les confessions d'un bourgeois

Marai Sandor, Libération

Marai Sandor, Mémoires de Hongrie

Marai Sandor, Métamorphose d'un mariage

Maraini Dacia, La vie silencieuse de Marianna Ucria

Martin George R.R., Armageddon Rag

Martinez Tomas Eloy, Le chanteur de tango

Mazzantini Margaret, Ecoute-moi

McCann Colum, Transatlantic

McCann Colum, Treize façons de voir

McCord Howard, L'homme qui marchait sur la lune

McCullers Carson, Reflets dans un oeil d'or

McGahern John, Journée d'adieu

McGrath Patrick, Port-Mungo

McGregor John, Il n'y a pas de faux départ

Mengestu Dinaw, Les belles choses que porte le ciel

Meunier Louis, Les Cavaliers afghans

Millhauser Sreven, Nuit enchantée

Mills Magnus, Retenir les bêtes

Mills Magnus, Trois pour voir le roi

Monteilhet Hubert, Les bouffons

De Montremy Jean-Maurice, Le collectionneur des lagunes

Morandini Claudio, Le chien,la neige,un pied

Moricz Szigmond, L'épouse rebelle

Mullisch Harry, La découverte du ciel

Murakami Haruki, Après le tremblement de terre

Murakami Haruki, Au sud de la frontière,à l'ouest du soleil

Murakami Haruki, Les amants du Spoutnik

Musso Guillaume, Sauve-moi

Nadler Stuart, Un été à Bluepoint

Nesbo Jo, L'étoile du diable

Nicholls David, Nous

Noriega Alfredo, Mourir, la belle affaire

Nysenholc Adolphe, Charlie Chaplin-Le rêve

O'Brien Dan, Brendan Prairie

O'Brien Dan, Wild Idea

O'Brien Flann, Le troisième policier

O'Brien Tim, Au Lac des Bois

O'Connor Flannery, Wise blood

O'Connor Joseph, Inishowen

O'Connor Joseph, Les âmes égarées

O'Connor Joseph, Les bons chrétiens

O'Connor Joseph, Maintenant ou jamais

O'Connor Joseph, Muse

O'Connor Joseph, Redemption Falls

O'Doherty Brian, L'étrange cas de Mademoiselle P.

O'Faolain Nuala, J'y suis presque

O'Faolain Nuala, On s'est déjà vu quelque part?

O'Faolain Sean, Passions entravées

O'Farrell Maggie, Assez de bleu dans le ciel

O'Flaherty Liam, L'assassin

Ogawa Yoko, Cristallisation secrète

Ogawa Yoko, La formule préférée du professeur

Ogawa Yoko, La marche de Mina

Ogawa Yoko, Les abeilles

Ogawa Yoko, Les lectures des otages

O'Hagan Andrew, Sois près de moi

O'Hara John, Une lueur de paradis

Olafsson Olafur Johann, Absolution

Olyslaegers Jeroen, Trouble

O'Nan Stewart, Derniers feux sur Sunset

O'Nan Stewart, Des anges dans la neige

Ongaro Alberto, Rumba

D'Ormesson Jean, Au Plaisir de Dieu

D'Ormesson Jean, C'est une chose étrange à la fin que le monde

D'Ormesson Jean, Et moi je vis toujours

D'Ormesson Jean, Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

D'Ormesson Jean, Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit

Orsenna Erik, L'Entreprise des Indes

Ovaldé Véronique, La grâce des brigands

Oz Amos, Entre amis

Oz Amos, Judas

Oz Amos, L'histoire commence

Oz Amos, Scènes de vie villageoise

Oz Amos, Une panthère dans la cave

Oz Amos, Vie et mort en quatre rimes

Paasilinna Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen

Paasilinna Arto, petits suicides entre amis

Pahor Boris, Printemps difficile

Pakravan Amineh, Le libraire d'Amsterdam

Parker Dorothy, La vie à deux

Payne David, Le monde perdu de Joey Madden

Pelecanos George, Drama City

Penn Warren Robert, Un endroit où aller

Percy Benjamin, Le canyon

Perez Reverte Arturo, Le soleil de Breda

Perlman Elliot, Trois dollars

Perlman Elliot, La mémoire est une chienne indocile

Perutz Leo, La neige de Saint Pierre

Perutz Leo, Où roules-tu, petite pomme?

Petterson Per, Je refuse

Petterson Per, Maudit soit le fleuve du temps

Petterson Per, Pas facile de voler des chevaux

Piperno Alessandro, Avec les pires intentions

Plath Sylvia, La cloche de détresse

Pollock Donald Ray, Le diable,tout le temps

Porter Henry, Brandebourg

Potok Chaïm, L'élu

Powers Richard, Le temps où nous chantions

Price Richard, Ville noire,ville blanche

Punke Michael, Le revenant

Ragougneau Alexis, La Madone de Notre-Dame

Rash Ron, Par le vent pleuré

Rash Ron, Une terre d'ombre

Ray Jean, Malpertuis

Raymond Jean-Paul, Les loups de Mondrepuis

Remarque Erich Maria, Arc de Triomphe

Von Rezzori Gregor, Les morts,à leur place

Von Rezzori Gregor, Mémoires d'un antisémite

Von Rezzori Gregor, Sur mes traces

Rosero Evelio, Les armées

Roth Joseph, Cabinet des figures de cire

Roth Joseph, Images viennoises

Roth Joseph, Le marchand de corail

Roth Joseph, Tarabas

Rothmann Ralf, Lait et charbon

Rouart Jean-Marie, Ne pars pas avant moi

Roux François, Tout ce dont on rêvait

Roux Frédéric, L'hiver indien

Rufin Jean-Christophe, Le grand Coeur

Ruiz Zafon Carlos, Marina

Ryan Donal, Le coeur qui tourne

Ryan Donal, Tout ce que nous allons savoir

Ryan Donal, Une année dans la vie de Johnsey Cunliffe

De Saint Pern Dominique, Baronne Blixen

Salinger Jerome David, Nouvelles

Sallis James, Cripple Creek

Sampedro José Luis, Le sourire étrusque

Sansom C.J., Dissolution

Savage Thomas, Le pouvoir du chien

Savage Thomas, Rue du Pacifique

Von Schirach Ferdinand, Crimes

Schlink Bernhard, Le retour

Schlink Bernhard, Le week-end

Schlink Bernhard, Olga

Schneider Peter, La ville des séparations

Schnitzler Arthur, Gloire tardive

Schnitzler Arthur, La pénombre des âmes

Schnitzler Arthur, Une petite comédie

Schnitzler Arthur, Vienne au crépuscule

Schoeman Karel, Cette vie

Schoeman Karel, Des voix parmi les ombres

Schoeman Karel, En étrange pays

Schoeman Karel, La saison des adieux

Schoeman Karel, L'heure de l'ange

Schoeman Karel, Retour au pays bien-aimé

Schulberg Budd, Le désenchanté

Schopp Claude, La grande sonate

Scott Paul, Quelques jours avant la nuit

Scott Walter, Le talisman

Seethaler Robert, Le tabac Tresniek

Seigle Jean-Luc, En vieillisant les hommes pleurent

Self Will, Dr.Mukti

Sepulveda Luis, Le neveu d'Amérique

Shakespeare William, Coriolan

Shepard Sam, A mi-chemin

Shepard Sam, Balades au paradis

Shoham Liad, Oranges amères

Simenon Georges, Lettre à mon juge

Simmons Dan, Terreur

Slocombe Romain, Monsieur le Commandant

Sorrentino Paolo, Ils ont tous raison

Springsteen Bruce, Born to run

Staalesen Gunnar, Fleurs amères

Staalesen Gunnar, Le loup dans la bergerie

Stefansson Jon Kalman, Enre ciel et terre

Stefansson Jon Kalman, La tristesse des anges

Stefansson Jon Kalman, Le coeur de l'homme

Stegner Wallace, Vue cavalière

Stifter Adalbert, Les deux soeurs

Suaudeau Julien, Dawa

Suter Martin, Le diable de Milan

Sylvain Dominique, Ombres et soleil

Szekely Janos, L'enfant du Danube

Tadié Benoît, Le polar américain,la modernité et le mal

Teodorescu Irina, Ni poète ni animal

Teulé Jean, Charly 9

Thiéry Danielle, Dérapages

Thomas Matthew, Nous ne sommes pas nous-mêmes

Timm Uwe, L'homme au grand-bi

Toibin Colm, Brooklyn

Toibin Colm, La couleur des ombres

Toibin Colm, L'épaisseur des âmes

Toibin Colm, Le maître

Traven B., La charrette

Traven B., Le pont dans la jungle

Traven B., Le visiteur du soir

Trevor William, Les enfants de Dynmouth

Trevor William, Les splendeurs de l'Alexandra

Trevor William, Ma maison en Ombrie

Trevor William, Mourir l'été

Vallejo François, Fleur et sang

Vallejo François, Ouest

Vanderhaeghe Guy, Comme des loups

Vanderhaeghe Guy, La dernière traversée

Vann David, Sukkwan Island

Vassali Sebastiano, Le cygne

Verger Frédéric, Les rêveuses

Vermes Timur, Il est de retour

Veronesi Sandro, La force du passé

Vigevani Alberto, Un été au bord du lac

Vuillard Eric, L'ordre du jour

Wagamese Richard, Jeu blanc

Wagamese Richard, Les étoiles s'éteignent à l'aube

Walser Robert, Vie de poète

Walter Jess, De si jolies ruines

Wargnier Corinne, C'est ainsi que la vie sest arrêtée

Weidermann Volker, Ostende 1936

Weil Jiri, Mendelssohn est sur le toit

Westlake Donald, Mémoire morte

Whitehead Colson, Ballades pour John Henry

Whitehead Colson, Underground Railroad

Widmer Urs, Le livre de mon père

Willocks Tim, La Religion

Winckler Martin, Le choeur des femmes

De Winter Léon, La faim de Hofmann

Wolff Tobias, Chasseurs dans la neige

Womersley Chris, Les affligés

Woodall Clive, Le royaume de Kirrick

Yalom Irvin, Et Nietzsche a pleuré

Yalom Irvin, Mensonge sur le divan

Yehoshua Avraham B., L'année des cinq saisons

Yehoshua Avraham B., Le responsable des ressources humaines

Yehoshua Avraham B., Rétrospective

Yehoshua Avraham B., Shiva

Zweig Stefan, Wondrak

 

 

Posté par EEGUAB à 11:19 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags :

Trio pendant la guerre du Kippour

9782070388554

                                   Publié en 1977 en Israel, peu après la guerre du Kippour, L'amant est une passionnante variation d'Avraham B. Yehoshua sur la si complexe situation du pays et sur la société israélienne. Ce roman, vieux de 40 ans, n'a à mon avis pas pris une ride. Adam, garagiste prospère, recherche Gabriel, fraîchement revenu en Israel, disparu pendant ce conflit, et accessoirement l'amant de sa femme Assiah. Autres personnages, leur fille Daffy et le jeune mécano arabe Naïm. Curieuse errance des différents protagonistes. Si l'on a peu de nouvelles de Gabriel on s'attache aux pas d'Adam qui sillonne la nuit dans s a dépanneuse le pays à sa recherche. C'est que depuis le départ de Gabriel les relations conjugales d'Adam et Assiah ont pris un sérieux coup de vieux. Elle, professeur, semble ne se vouer qu'à ses élèves, à en devenir quelque peu fantômatique.

                                  Le très jeune Palestinien Naïm est amené à être apprenti au garage, avec le statut particulier des ouvriers arabes. Et, confus et fasciné, tombe amoureux de la la toute aussi jeune Daffy. A eux deux, sauront-ils poser un regard neuf sur ce pays? Un autre personnage compte beaucoup, qui paraît presque fantasmé, irréel et en même temps deus ex machina, la grand-mère de Gabriel, mourante et ressuscitée. Dépeinte un peu monstrueuse en son agonie, ces lignes m'on mis mal à l'aise, elle se ré-humanise au cours de l'histoire. L'amant est un beau roman qui illustre bien l'incommensurable complexité israélienne. 42 ans après sa publication il ne semble guère plus simple d'y démêler espoir et crainte.

                                 Après Shiva, Le directeur des ressources humaines,  L'année des cinq saisons, Rétrospective (celui qui m'a le plus passionné), nul doute qu'Avraham B. Yehoshua, maintenant octogénaire, ne soit devenu un classique contemporain majeur de la littérature israélienne, l'une des plus vives au monde.

Posté par EEGUAB à 10:04 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

29 septembre 2019

Retour de là-bas

Milan_duomo

                                          Photo mensongère. Sur la Piazza del Duomo, là-bas, on est en fait environ 2000. Assaillis de mendicité, de vendeurs de bouts de ficelle colorés, de selfie-made people qui ne considèrent la cathédrale que comme le théâtre qui leur permettra de dire "j'y étais", de centaines de pigeons qui défigurent la statue équestre de ce pauvre Victor-Emmanuel. Le vrai voyage n'est plus. Moi, j'aurais voulu voyager comme Liszt ou Chateaubriand, mes malles arrivant au port, et être en tête à tête avec la Cène de Leonardo. Mais bien sûr je faisais partie de cette foire aux vanités. Sans perche à selfie, faut pas exagérer.

                                          Ceci dit, beaucoup de choses intéressantes à Milan, à commencer par le Duomo. Quelques images et quelques impressions bientôt.

 

Posté par EEGUAB à 17:15 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , ,

22 septembre 2019

Là-bas...

Milan_duomo

 

                        ...une  semaine, donc, moins là.

Posté par EEGUAB à 13:02 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

18 septembre 2019

In the name of rock/Mary Lou

                                 Au dessus de la mêlée se tenait cet homme. Nous étions nés la même année. Avec Bob, Leonard et Neil il formait un carré d'as majeur et magique. Mais lui il avait quelque chose en plus. Mais qu'est-ce qui me prend? Je parle de lui au passé. Du coup je crois bien que de moi aussi je parle au passé. Le Boss est bien là. Son dernier album, Western Stars, tout de nostalgie un tantinet FM, est quand même rudement bien n'en déplaise à certains.  On y salue le soleil, on y fait du stop, on y roule au Nord vers Nashville, on fait une pause au Sleepy Joe's Cafe, on y prend le train pour Tucson, etc... Ca ressemble un peu au périple musical transaméricain de jadis sur ce blog, ce blog qui lorgne doucement vers l'Ouest et le soleil couchant. 

 

                                  Mais bon après tant d'années Bruce Frederick a bien le droit à un petit air de Sunset. Tournée européenne 2020 tout de même. Stade de France semble-t-il. Why not? Mais j'oubliais qu'on est là pour parler des filles. Je sais que ça ne se fait pas. Pas d'inquiétude, mes filles à moi, et celles du Boss, sont maintenant au patrimoine. Cynthia, Mary Queen of Arkansas, Janey don't you lose heart, Frankie, Linda let me be the one, Kitty, Rosalita...Mary Lou.

 

Posté par EEGUAB à 08:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 septembre 2019

Les bleus d'enfance du Danube

41rDFkcOa-L

                          Val https://lajumentverte.wordpress.com/ et moi n'avons pas hésité à nous lancer dans l'enfance et la jeunesse de Janos Szekely. Je pense qu'elle sera de mon avis pour considérer L'enfant du Danube comme un très grand roman, entre Dickens et Gorki, par exemple. Mais il nous faut dire un mot de l'auteur (1901-1958), hongrois d'origine, scénariste à Berlin, Vienne puis Hollywood. Paru en 1946 aux Etats-Unis sous le pseudo original de John Pen et le titre Temptation, le livre sort en Hongrie en 48 où il est très vite retiré des librairies. En 56, plus ou moins (?) chassé par le maccarrthysme, Janos Szekely revient s'installer à Berlin. Il y fait une demande de retour en Hongrie. Malade, il ne reverra pas son pays natal. Une vie.

                          C'est son enfance et son adolescence que raconte Szekely au long de 850 pages, passionnantes, rudes, pittoresques et bouleversantes. Ignoré, au sens propre, de son père de hasard, quasiment abandonné de sa mère aux mains d'une vieille prostituée, mais pas au grand coeur car les filles dites de joie peuvent aussi être des carnes (on pense bien sûr à l'univers londonien d'un Dickens, déjà cité). On suivra ainsi Bela une quinzaine d'années. le plus passionnant pour moi est la vie d'un grand hôtel de Budapest où il débute à 15 ans. Cette sorte d'hotel de luxe où tout peut arriver, souvent vu au cinéma, avec sa faune de demi-mondaines, je suis mesuré, d'escrocs, d'indics, d'homme d'affaires plus ou moins véreux, de girouettes politique. La foule des petites gens aussi, travailleurs inlassables, souvent noctrnes, et qui rentrent à pied dans leur lointaine banlieue, le tramway trop coûteux.

                          Roman d'apprentissage évidemment, de tous les apprentissages, y compris celui du sexe, une beauté fatale et alcoolisée, aux doigts troués, vaguement épouse de sénateur, fera l'affaire en ce qui concerne Bela. Les amitiés, les trahisons, les tentations, le mauvais alcool, et la conscience politique pas très claire encore, tout cela mène au rêve de la valise, Vienne, premier port, si j'ose dire, pour l'Amérique.

                          L'enfant du Danube est une fresque, pas un roman choral malgré la multiplicité des personnages. Szekely est bien sûr en grande partie Bela. de très beaux portraits, la mère de Bela, son père, à éclipses, la faim, elle aussi est presque un personnage. La lecture est très fluide et c'est un grand livre de la ténacité, une immersion dans cette Mitteleuropa dont j'aime tant l'histoire pour le moins chaotique. Ne craignez pas d'affronter ce pavé car il est d'une bien belle facture.

Posté par EEGUAB à 11:15 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

06 septembre 2019

Irlandissime

testament

                                 Quatrième incursion chez l'un des (nombreux) grands écrivains irlandais actuels, Sebastian Barry. Après Les tribulations d'Eneas McNulty, Un long long chemin et Du côté de Canaan, voici Le testament caché, jolie plongée dans la psyché irlandaise dans toute sa complexité. Ceux qui me lisent un peu savent mon attachement à ce pays. Pourtant je retrouve presque toujours chez les auteurs de là-bas l'histoire d'Erin avec ses fractures, dissensions, trahisons, cruautés fratricides. Roseanne McNulty a cent ans dont la moitié passée à l'institut psychiatrique de Roscommon. L'établissement vétuste va être détruit et le Dr. Grene, psychiatre, doit évaluer l'aptitude de Roseanne à réintégrer la société.

                               Il s'agira d'une longue enquête car la vie de Roseanne aura été un fleuve tumultueux, comme ce pays. Irlandissime, ce très beau roman, très fouillé, est irlandissime. J'entends par là que les thèmes traditionnels y sont si magistralement traqués, développés, analysés, évalués à charge et à décharge. Les luttes intestines des Irlandais, bien plus complexes qu'on ne le croit, entre les partisans de l'indépendance et ceux du maintien dans le Royaume-Uni, avec des clans et des factions. Le rôle de l'Eglise Catholique, si lourde et si répressive, à travers le Père Gaunt, véritable inquisiteur. La psychiatrie assez hors d'âge malgré le beau personnage du Dr.Grene, humain jusque dans ses renoncements. Et la sacro-sainte famille irlandaise, souvent complice du pire, pas toujours.

                              Tous deux, le médecin et Roseanne ont écrit leurs journaux et c'est à travers ces  écrits forcément sujets à caution que l'on s'immisce dans l'univers hautement douloureux de cette Irlande, Janus aux deux visages, dont le folklore sympathique, ce n'est pas moi qui dirai le contraire, cohabite hardiment avec les hideurs de la réaction la plus archaïque. On pense aux Magdalene Sisters, aux romans de Dermot Bolger. Barry est un Grand d'Irlande. Il y en a beaucoup. Qulques mots du journal de Roseanne: "Mais tout est si obscur, si si difficile. J'ai peur uniquement parce que je ne sais pas comment procéder. Roseanne, tu dois sauter quelques fossés à présent. Tu dois trouver dans ton vieux corps la force de sauter".

the-secret-scripture-affiche-988782

                              Je viens de découvrir qu'un film a été tourné il y a quelques années par Jim Sheridan (My left foot, The field, Au nom du père). avec Vanessa Redgrave en Roseanne âgéem. A mon avis inédit sur les écrans français, je l'ai commandé.

Posté par EEGUAB à 18:21 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 août 2019

Trop d'années

 sans-titre

                                       Cinquante années. Vous-ai-je dit que j'y étais?  Ou plus exactement j'ai serré la main il y a quelques années de Leo Lyons, bassiste de Ten Years After, qui, eux , étaient sur scène là-bas. C'est tout comme si j'y étais, non?

                                  Peter, très contemporain de tout ça, a stoppé sa machine hier. Cavalier tranquille, pas sûr? So long Captain America. Et le plus grand morceau de rock de l'Histoire. Rien à rajouter. Trop d'années.

 

 

 

Posté par EEGUAB à 07:36 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

16 août 2019

Destiné à finir sur un banc

Masse critique

418pJDAWmQL__SX195_

                         En avant-première grace à Babelio j'ai reçu et lu Ni poète ni animal d'Irina Teodorescu, auteure roumaine qui écrit en français. Mission agréable de lire ainsi avant même parution du roman. Mais ça ne marche pas à tous les coups et j'ai eu beaucoup de peine à m'intéresser au destin de ces trois femmes fille, mère, grand-mère roumaines. La grand-mère est en psychiatrie du temps béni de Ceaucescu, la mère lorgne vers l'Occident et enregistre des K7 pour une amie passée à l'Ouest, la fille n'a que dix ans et écrit des poèmes.

                         J'avoue avoir mal compris où l'auteure avait voulu en venir. Je crois qu'elle a souhaité délivrer une fable sur la révolution roumaine. Cela m'a laissé de glace et malgré la présence dans sa vie du Grand Poète roumain (appellation officielle) je n'ai pas ressenti la moindre émotion. Tout au plus quelques lignes sur la fin du Conducator Ceaucescu, impressionnante (sa fin, pas le livre). Il y aurait pourtant matière à un bouquin intéressant, lequel existe peut-être. Les métaphores animales, renard, ours, m'ont paru hors de propos. A oublier. A oublier aussi, cette chronique. Mais Babelio et moi ferons mieux la prochaine fois.

Posté par EEGUAB à 19:23 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , ,