11 mars 2016

Après le film

hECTOR 

                                Belle affluence pour les pérégrinations d'Hector, sans abri écossais, et de tous les plans de ce film qu'on a cru bon d'étiqueter "à la Ken Loach" sur l'affiche. Le raisonnement est un peu curieux. Passons sur cette estampille. Hector a plu aux spectateurs mais n'a cependant pas totalement convaincu. Est-ce dû à l'habillage relativement modéré de ce fléau? Jake Gavin pour son premier film n'a pas trop chargé la barque noirceur et les rencontres d'Hector dans ce road-movie Glasgow-Londres au moment de Noël sont dans l'ensemble plutôt sympathiques. Moi, personnellement, je n'avais pas forcement envie d'un discours asséné violence et alcool et désespoir, trilogie  classique du cinéma on the road, complètement plombant et j'ai assez apprécié la (relative quand même) légèreté du film. Porté par Peter Mullan, charismatique acteur habité de bien des films anglais sur le sujet, Hector, sans idéaliser outre-mesure, parvient même à faire exister de bien improbables retrouvailles.

                                Certains spectateurs ont trouvé la formule, taxant Hector, bon film au demeurant, de calibré un peu trop conte de Noël. Tout benôitement j'étais assez satisfait d'avoir fait projeter un film qui laisse une place, pas énorme, à l'espoir. Vous savez, en ciné-débats, il faut bien le dire, c'est rarement des films qui déclenchent le fou rire.

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                                 Le Bison va m'en vouloir, le très beau La terre et l'ombre n'est pas guatémaltèque. Il n'est que colombien, Caméra d'Or à Cannes dernier. Et pas non plus désopilant. Alfonso, paysan âgé revient au pays dix-huit ans après vaoir laissé sa femme et son fils. Ce dernier est malade, poumons brûlés par les pluies de cendres et plus généralement la pollution grandissante en cette Amérique du Sud  en pleine surexploitation de la canne à sucre. Il fait connaissance de sa belle-fille et de son petit-fils Manuel. La terre et l'ombre n'est pas un film à effets, ni à explications. On a juste compris qu'on ne saurait jamais vraiment pourquoi Alfonso est parti si longtemps. Le grand-père découvre l'enfant sans aucune démagogie. Mais ce qui est inoubliable dans ce film c'est la dualité du pays à la fois nourricier et assassin. Car la canne à sucre est le seul emploi possible dans ce bout du monde, et c'est en même temps la meurtrière potentielle de ces modestes paysans.

                                César Acevedo filme à hauteur d'homme et de femme puisque sa belle-fille et sa femme tenent vaillammment de reprendre la tache du malade dans les champs de canne. Acevedo semble être un discret, pas de diatribe violente contre l'exploitant-teur, pas de véritables revendications, pas d'hystérie quelconque, mais une quadruple obsession tout au long de La terre et l'ombre, celle, physique qui condamne Gerardo le fils, celle des ouvriers de la canne, celle forcément plus forte des  deux femmes, enfin celle de la terre elle-même. Sensation claustro tant la modeste maison de la famille est enfermée entre les silences, ses plans séquences un peu appliqués, son apparente froideur quant aux sentiments des protagonistes, peuvent dans leur austérité faire trouver cette heure trente-cinq un peu longue. Ce ne fut pas mon cas. Je considère La terre et l'ombre comme un film passionnant et qui donne envie de mieux connaître ce cinéma sud-américain.

 

 

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09 mars 2016

So long Sir

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                                   Sans cet homme là,le quatrième, nettement plus âgé que ces jeunes gens, rien ne serait arrivé de ce que j'ai tant aimé. Même les tout meilleurs ont besoin d'un "lieur". Adieu Sir George Martin! Hello goodbye!

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08 mars 2016

Dies irae, dies irae

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                                Ces Six jours me rebutaient un peu. J'ai fait l'effort de m'y mettre et Ryan Gattis a fini par me convaincre. Quand on commence à bien saisir les personnages, à peu près tous des jeunes types pas très avenants, et des filles à l'avenant des peu avenants, on s'intéresse tout à fait à ce roman qui raconte de façon hautement réaliste les six jours de L.A. au printemps 92. Ces émeutes qui ont fait vaciller l'Amérique survenaient après l'affaire Rodney King. Pendant ces six jours Los Angeles à feu et à sang a montré au monde une cité où les lois n'ont plus cours. Alors comment décrire la puissance de ce bouquin qui a tout pour nous fatiguer rapidement, ce qu'il fait d'ailleurs, mais qui parvient ensuite à nous happer dans la spirale de violence qui s'empara d'El Pueblo de Nostra Senora la Rena del Rio de Los Angeles de Porcunciula?

                                Truffé d'argot et de mots chicanos Six jours se présente comme une suite de récits à la première personne, narrés par les personnages eux-mêmes, dix-sept en tout, la plupart membres de gangs, très jeunes, garçons et filles, mais aussi une infirmière et un pompier, ce qui nous repose un peu car l'affaire est assez éprouvante. Durant la moitié du livre ça m'a passablement gonflé de donner de mon temps en compagnie de ces individus. C'est vrai, quoi, on peut avoir envie d'autre chose que de fréquenter cette faune. La vie y est en effet assez animale, c'est souvent tuer avant d'être tué, et tout cela sous abondance narco et perte de tout libre arbitre. Le tableau est effrayant, apocalyptique. Et puis, doucement, on cerne mieux les acteurs, qui ont chacun leur façon d'être, voire leur philosophie (peut-être un grand mot). Ainsi, tout en appréciant notre sous-préfecture de 60 000 âmes, pas irréprochable, on vibre à l'unisson de cette ville d'avenues et de boulevards, où de Hollywood à East L.A., des manoirs luxueux aux taudis, au travers des fortes minorités qui en arrivent à se déchirer entre elles, c'est qu'un Salvadorien n'est pas un Mexicain, ah non,  la vie suit son cours, certe pas tranquille, certes souvent bref, mais toujours le lot de certains hommes. Ainsi vit-on à Los Angeles. Du moins essaie-t-on.

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                               C'était il y a plus de vingt ans. Je ne sais pas bien comment respirent aujourd'hui les Angelenos. Mais je sais que Ryan Gattis a écrit un bon livre, parfois proche de la poésie urbaine, brutale et violente, à l'image des tags et des graphes innombrables dont l'auteur semble être un chantre accompli. Renseignements pris l'auteur est lui-même proche du street art et si dans cette expression il y a art il y a aussi rue.

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07 mars 2016

Jonas le cocasse ne casse rien

Masse critique

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                            Jonas Jonasson a un truc, lui ou ses éditeurs. Une recette pour ses titres, c'est pas un truc que j'apprécie beaucoup. On fait dans l'accroche un peu racoleuse à base d'oxymore, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaireL'analphabète qui savait compter, et ici L'assassin qui rêvait d'une place au paradis. Ca me rappelle les titres d'un autre Nordique, Paasilinna, plus poétiques mais tout aussi fabriqués. Lisez d'un  trait les titres du Finlandais. Surréaliste et truqué mais sympa quand même.  Bon c'est des combines d'édition, quand un  premier livre a bien marché. Pas grave tout ça. Plutôt rigolade avec ce cadeau Babelio que je remercie de  sa confiance une fois de plus. Pas négligeable un peu de rigolade septentrionale. Un peu mineure la rigolade.

                           Je vous présente Dédé le Meurtrier, sympathique assassin,enfin libre après trente ans, et ses deux maîtres à penser, un réceptionniste jeune et fauché qui répond au nom incroyablement rare en Suède de Per Persson, et Johanna, une pasteuse défroquée. Enfin c'est pas écrit ainsi mais, surtout en Suède si égalitaire que c'en est triste parfois, un pasteur femme qui a quitté les ordres, vous appelez ça comment, vous? Tous les trois ont monté une agence de châtiments corporels. Besoin d'un homme de main? Dédé accourt, Per et Johanna gèrent le business.

                         Ceci n'est que la première des trois entreprises audacieuses, cahotiques et rocambolesques du trio majeur à seule fin de faire fortune. Cette farce scandinave nous met de bonne humeur par quelques expressions marrantes à propos de Dédé promu gourou d'une nouvelle église prompte au vin de messe et aux mains basses sur la quête. Les quelques morts violentes sont très rigolotes, un peu du Georges Lautner sur Baltique. Probablement un jour au cinéma, Le vieux qui ne voulait pas... l'a bien été, adapté. De là à dire que certaines scènes deviendront cultes comme la cuisine des tontons, je ne parierais pas là-dessus plus de trois couronnes suédoises.

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05 mars 2016

In the name of rock/Lily

                         Les quatre malfrats de The Who sont parmi les si nombreux groupes à avoir enchanté ma jeunesse. Je me faisais un honneur de connaître le nom de tous les membres des groupes phares des mid sxties. Les Who étaient de ceux- là. Ne leur doit-on pas My generation, un des hymnes de la pop anglaise labelisée Carnaby Street and Swinging London?

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                                    Ce qui était génial en ces années héroïques, c'est l'ancien combattant qui vous parle, c'est qu'ils savaient faire court. En 2mn45 l'essentiel était dit, deux riffs rageurs, un bref solo, parfois absent et le morceau, qui contait  émois et fantasmes nocturnes chez un ado boutonneux, vous hantait pour la journée. Et pour moi, pour la vie. Ce fut bien sûr le cas pour Pictures of Lily. Lily,ho Lily, made my life so wonderful. Pourtant, en confidence, bien bien jeune, ma life à moi n'était pas si wonderful et aucune Lily ne m'avait encore laissé ses photos. I'm talking about my generation. De mes émois nocturnes à moi je vous fais grace et vous laisse en bonne compagnie,  Roger Daltrey, Pete Townshend, Keith Moon, John Entwistle. Les deux premiers sont sourds depuis lontemps, les Who ayant abusé aussi des décibels. Les deux derniers sont muets depuis longtemps et jamment au Paradise Hell Rock Auditorium.

P.S. Ci-jointe une photo spécialement pour le Bison du Ranch sans Nom qui sévit sur son blog et, non content de bien parler de musique que la plupart du temps j'aime beaucoup, de boissons séduisantes et de bouquins passionnants, se pique aussi de cinéma et littérature japonaise. Quels talents! Je lui pardonne même d'avoir dénigré mon vélo.

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03 mars 2016

La poésie du jeudi, Théophile Gautier

Poésie du jeudi 

                                J'avais bien l'intention de vous imposer un poème de mon crû. Quatre misérables vers pourtant courts suffirent  à ma muse pour prendre la poudre d'escampette. C'est qu'elle est capricieuse. Femme, elle est dame. Non, l'inverse. Dame, elle est femme. Bref il vous faudra vous contenter de Théophile Gautier qui ne fut pas que le papa de Fracasse. Somme toute c'est pas mal non plus.

T_Gautier

Les colombes

 

Sur le côté là-bas où vont les tombes

Un beau palmier, comme un panache vert

Dresse sa tête, où le soir les colombes

Viennent nicher et se mettre à couvert

 

Mais le matin elles quittent les branches ;

Comme un collier qui s'égrène, on les voit

S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches,

Et se poser plus loin sur quelque toit.

 

Mon âme est l'arbre où tous les soirs, comme elles,

De blancs essaims de folles visions

Tombent des cieux en palpitant des ailes,

Pour s'envoler dès les premiers rayons.

 

Théophile Gautier (1811-1872)

Recueil La comédie de la mort (1838)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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01 mars 2016

Je revisite ma Cinémathèque/Laura(1944)

Ma Cinémathèque

                                Le grand L de Laura sur l'affiche, comme un paraphe sur le noir officiel de ce film, un film noir presque sans armes et sans gangsters. D'abord roman de Vera Caspary, Laura, un thème musical célébrissime de David Raksin que Sinatra et Ella enregistreront avec des centaines d'autres, et un portrait sublime (en fait c'est une photo). Gene Tierney, inoubliable, fantasme inépuisable de décennies de cinéphiles. Laura, revenue de parmi les morts et le ballet qui s'orchestre autour d'elle. Trois hommmes, tous trois intéressants, chacun à sa manière. Mais que sont les hommes auprès de Laura? Vincent Price, velléitaire, pas très brillant mais pas méchant, juste un peu veule. Dana Andrews, inspecteur cynique que Laura a vite fait de conquérir. Et surtout Clifton Webb, délicieuse tête à claque dans le rôle de Waldo Lydecker, critique mondain à la plume assassine et Pygmalion de Laura Hunt. Il faut le voir rédiger ses articles dans sa baignoire, tout de talent et de mépris. Mais la créature parfois s'émancipe, vieille antienne de la littérature.

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                                Otto Preminger, accepté par Zanuck à contrecoeur, signe un chef d'oeuvre où où tout est essence du cinéma. Jamais parasité par un arrière-plan social ou une fascination de la violence si souvent associée au film noir Laura reste un jeu raffiné , un jeu de salon où le bon goût masque la perversité et où le spectateur est joliment pris en otage par Laura Gene Tierney, pas une vénéneuse comme bien des femmes fatales au cinéma, mais néanmoins geôlière du cinéphile.

 

 

 

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29 février 2016

An minima

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                           An est le titre original du film. Et minima qui sonne si bien japonais qu'on a presque envie de se faire seppuku signifie que l'on est là dans un cinéma de chambre. Plutôt beau d'ailleurs, mais de chambre. Enfin de cuisine devrais-je dire. Car l'an entre dans la composition des dorayaki, une institution au Soleil Levant, et c'est en fait une pâte de haricots rouges confits. Lesquels haricots sont presque les héros des Délices de Tokyo. Trois personnages pour trois générations se cotoient dans cette belle oeuvre intimiste dans une ville de Tokyo dont on ne connait guère que ce quartier, moins encore, que cette boutique où Sentaro, quadragénaire désargenté peine à gagner sa vie en vendant ces fameuses pâtisseries. Cet homme taciturne et peu bavard se voit proposer par une vieille dame, Tokue, de lui préparer ces fameux haricots pour fourrer ces dorayaki. Et c'est le succès tant la recette fait recette justement.

                         Mais elle aussi est une déclassée de l'existence et on le sait vite. Des séquelles de la lèpre ont fait d'elle une paria, ce qui a vraiment été le cas au Japon jusqu'à la fin du siècle. Enfin Wakana, jeune fille en conflit avec sa mère et qui n'a d'amitié qu'avec son canari complète ce trio pour une musique de chambre sans effets ni pathos. La rumeur, cette autre lèpre universelle, fera son hideux labeur. A voir pour la magie de ce Japon un peu hors du temps, où les arbres fleuris si cinégéniques n'apaisent pas ces trois douleurs. Les délices de Tokyo m'a cependant semblé durer 20 minutes de trop, s'apparentant pour moi plus à une nouvelle bien qu'adapté d'un roman de Durian Sukegawa qui paraît chez Albin Michel. Mais les gestes techniques de la cuisson de ces haricots dans la petite boutique sont d'une réelle beauté. Je ne vais pas vous faire le laius si couru sur l'exclusion mais je crois que je l'ai fait un peu quand même. Je n'ai vu aucun autre film de Naomi Kawase.

L'avis de Dasola Les délices de Tokyo - Noami Kawase

L'avis de Strum  Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase : non-dits à l’ombre des cerisiers en fleurs

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26 février 2016

L'Ecrivraquier/5/Un attardé

 L'Ecrivraquier

                                  J'écrivais un roman policier, ou rêvais-je que j'écrivais un polar. Je ne me souviens pas de grand-chose, M. le Commissaire. De toute façon, réel ou pas, ça a salement avorté et j'ai pas envie d'en parler. Voilà, puisque vous insistez. O.K. J' avais un peu bu la veille,mais c'était au Rick's Cafe, c'est presque une excuse, non? Ah! Je vois que vous ne connaissez pas le Rick's Cafe, M. le Commissaire. Dommage. Bref, oui j'avais presque fini ce satané polar, c'était ma dernière nuit pour y mettre la dernière main. Je croyais qu'avec ce bouquin pas mal bâti je sortirais la tête de l'eau, que mon fils accepterait de me parler à nouveau, que mon chien guérirait, ou le contraire, je sais plus bien. Je croyais n'importe quoi. Mais putain, oh pardon! M.le Commissaire, mais pourquoi vous vous obstinez à ne pas me croire? Et qui vous dit que ce texte ne peut pas avoir été écrit tout récemment? Je ne me prends pas pour Simenon mais je vous jure, c'est moi qui l'ai tapé pas plus tard que le mois dernier. Elle s'était tirée quelques semaines avant. Et pourquoi cette histoire ne serait-elle pas de moi?

                               Je vais vous le dire, ce qui vous rend suspect, au moins d'un beau mensonge, ou pire encore. Si vous voulez qu'on ait foi en vos propos, en vos écrits, il faut vous mettre au goût du jour. Cest tout simple.Et je m'explique mal pourquoi vous vous êtes ainsi piégé. Vous, un type plutôt intelligent. Enfin dit-on. Personne, mais personne ne peut croire un seul instant que vous ayez écrit une énigme policière où le notaire est innocent. Ca ne se fait plus depuis des décennies. Incorrect. Où irions-nous, voyez-vous, dans une société où même dans la fiction littéraire, on aurait le droit de déclarer hors de cause un notable de Montluçon. Ou de Châteauroux, faites pas semblant de ne pas comprendre. Quoi? En plus vous vouliez que le bouc émissaire, indispensable dans tout polar, soit coupable? Mais vous relevez de la psy, mon ami. Et croyez-moi ou non, je pèse mes mots.

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23 février 2016

Géographie: Jersey City, New Jersey

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                                          Face à Big Apple voici Jersey City. Je sais, ça vous fait rêver. Moi aussi, des vacances à Jersey City... Deuxième ville de l'état mitoyen de New York, le New Jersey, la ville est complètement une banlieue comme tant d'autres. R.A.S. Mais voilà, Jersey City a donné naissance en septembre 1949 à un certain Bruce Frederick Springsteen. Bénie soit la cité de J.C.

                                         L'illustration musicale n'est pas du Boss mais d'un de ces innombrables folksingers repérés au hasard de la toile, personne en Europe n'ayant jamais entendu parler de lui. Ce monsieur a pour nom David W.Jacobsen et aurait des origines scandinaves que ça ne m'étonnerait pas. La chanson est extraite de l'album Footprints, si vous voulez mettre vos pas dans les miens.Alors rendez-vous pour ce Christmas in Jersey City? Ca vous laisse un peu de temps.

Rappel de l'itinéraire

 Aberdeen, Abilene, Albuquerque,Asbury Park,Atlanta,Atlantic City, Austin, Bakersfield, Baltimore, Baton Rouge, Berkeley, Biloxi, Birmingham,  Bisbee, Boise, Boston, Brooklyn,Cedar Rapids, Cedartown, Chattanooga, Cheyenne, Chicago, Cincinnati, Clarksdale, Cleveland, Dallas, Decatur, Denver, Detroit, Dodge City, Eugene, Flagstaff, Folsom, Fort Worth, Fresno, Galveston, Hoboken, Hopkinsville, Hot Springs, Houston, Jackson, Jacksonville, Jersey City, Joliet, Kansas City, Knoxville, Lafayette, Lake Charles, Lansing, Laramie, Laredo, Las Vegas, Leavenworth, Lodi, Long Beach,Los Angeles, Manhattan, Memphis, Mendocino, Miami, Milwaukee, Minneapolis, Mobile, Montgomery, Muscle Shoals, Muskogee, Nantucket, Nashville, Natchez, New Orleans, Oakland, Omaha, Oxford, Palo Alto, Philadelphie, Phoenix, Pine Bluff, Pittsburgh, Poplar Bluff, Portland, Postville, Rapid City,Reno, Roanoke, Rockville, Saginaw, St Louis, St Paul, San Antonio, San Bernardino,San Diego, San Jose, Santa Fe, Sarasota, Savannah, Shreveport, South Bend, Springfield, Statesboro, Tacoma, Tallahassee, Tampa, Texarkana, Toledo, Tucson,Tulsa, Tupelo, Tuscaloosa, Ventura, Washington, Wichita, Winnemucca, Youngstown, Yuma...

                        ...furent nos escales précédentes