01 janvier 2020

In the name of rock / Isabelle

                            Un Irlandais folkeux, autant dire un frère. Inconnu complet y compris de moi. Mais pseudo dû à Suzanne Vega et à James Joyce. Alors j'adoube et vous souhaite avec lui un January Blues prometteur. Et il vous parle d'Isabelle, mieux que je ne saurais le faire, et de la Grande Guerre, si présente en ma Picardie. J'aurais aimé vous présenter Isabelle la rêveuse moi-même mais pour les arpèges il vaut mieux que j'abrège avant que ça se désagrège.

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24 décembre 2019

In the name of rock/Jane

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                        Bien des Jane dans l'histoire folkrockblues. Y en a bien une qui fera mentir le dicton où y a Jane y a pas de plaisir. Y a la Jane des très grands, Dylan, Velvet, Stones, et celle des un peu moins grands mais qui font tellement plaisir à réécouter. Par exemple les excités hurleurs glam-rock de Slade. Ah Slade qui sonnait le glas de mes vingt ans de leur accent cockney et de l'orthographe particulière de leurs titres. Mais pas de leurs textes hautement intellectuels. Tout comme ce billet.

 

 PS. L'ami Princécrannoir m'a rappelé la merveille de Nick Drake, Hazey Jane I, car il y a sur le même album Hazey Jane II. J'ai rajouté la pochette. Ecoutez Nick Drake...

 

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25 novembre 2019

In the name of rock/Celia

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                              Phil Ochs, cest bien loin tout ça. Sa prometteuse carrière de folk-singer se brisa assez vite et seul Greenwich Village et quelques vieux fans inconsolables perpétuent le feu sacré d'une de ces légendes folk maudites, il y en a beaucoup. Pour l'ambiance voir le très beau Inside Llewyn Davis des frères Coen. Ce vieux Phil ne s'est pas fait que des amis avec ses engagements trés "engagés". Son succès personnel fut donc très restreint. Je l'ai un peu découvert sur quelques Rock et Folk plus que cinquantenaires et nous n'étions pas nombreux. 

                                Phil Ochs, engagé, je l'ai dit, presque enragé, eut beaucoup d'ennuis à cause de ses textes, notamment avec le FBI (pas très protest-song le FBI, en plein Vietnam) . Des problèmes psychiques croissants, les médocs et l'alcool, rien d'original vous voyez, le conduisirent à une marginalisation voire une clochardisation. En 76, chez sa soeur il décida de prendre une chaise et une corde. Non sans avoir fait un peu de prison en Amérique du Sud et failli laisser sa peau en Tanzanie. C'était la vie joyeuse de Phil Ochs qui, pour son album le moins méconnu, Rehearsals for a retirement en 1969 avait choisi la pochette ci dessous, déjà explicite. Et voici Celia.

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                                Et une autre Celia, qui parle aux phoques sur une île d'Ecosse, de mon si cher Donovan, Celia of the seals.

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07 novembre 2019

In the name of rock/ Melissa

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                                     C'est du rock sudiste. C'est carré. Ca n'a pas toujours eu bonne presse. On s'en fiche pas mal. Moi, j'aime Melissa. Gregg Allman joue ici une version assez tardive accompagné de Jackson Browne. C'est extrait de l'album All my friends qui fêtait The Allman Brothers. Son frère Duane était parti depuis si longtemps déjà. Et le bassiste Berry Oakley aussi, également en moto. Ils avaient 25 ans. Gregg les a maintenant rejoints. Oui, je sais, il arrive un moment, y a plus personne. Je joue un peu Melissa mais même mon âge ne m'autorise pas à vous l'imposer. Crossroads... 

                          

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17 août 2019

Trop d'années

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                                       Cinquante années. Vous-ai-je dit que j'y étais?  Ou plus exactement j'ai serré la main il y a quelques années de Leo Lyons, bassiste de Ten Years After, qui, eux , étaient sur scène là-bas. C'est tout comme si j'y étais, non?

                                  Peter, très contemporain de tout ça, a stoppé sa machine hier. Cavalier tranquille, pas sûr? So long Captain America. Et le plus grand morceau de rock de l'Histoire. Rien à rajouter. Trop d'années.

 

 

 

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11 août 2019

In the name of rock/ Nancy

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                          J'ai passé pas mal de temps en début d'année à écouter Leonard Cohen afin de donner une communication sur cet artiste célèbre et souvent incompris. Il est vrai que l'univers de Leo est d'une rare complexité. On sait que Suzanne, Marianne, Joan (of Arc), Alexandra, bien des femmes ont compté dans sa vie et son oeuvre. On sait aussi qu'à évoquer Cohen on ne va pas déclencher le fou rire. Moi, cet homme m'a fasciné, troublé, inquiété. Bref, il a compté.

                          Voici Nancy, épisode plus triste encore. Il semblerait, car rien n'est tout à fait sûr dans l'univers cohenien, que Seems so long ago, Nancy, du deuxième album, le superbe Songs from a room, soit l'histoire vraie de Nancy, fille d'un magistrat de Montréal, qui choisit la nuit en 1965 à l'âge de 22 ans. Les raisons, multiples, ne nous appartiennent pas. Un enfant que l'on avait éloigné d'elle, des séjours psychiatriques, la ronde des amours-désamours, dont, dit-on, Leonard Cohen. On est de toute façon avec ce texte et cette musique en plein pays de Cohenlandia, un pays que j'ai souvent fréquenté, mais que j'ai su conjurer parfois car il faut se méfier de Léo. A consommer avec modération.

Nancy was alone
A forty five beside her head
An open telephone

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03 juin 2019

In the name of rock/ Juliette

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                               Bon c'est plutôt In the name of folk bien sûr. Avec l'un des grand maudits du folk et ce prénom, peut-être celui qui évoque plus l'amour impossible et condamné. Jackson C. Frank (1943-1999) est l'auteur d'un seul album, devenu objet de dévotion. Je ne l'ai pas connu à ce moment. D'ailleurs personne ne l'a connu ou personne n'a acheté son disque. Gravement accidenté à l'âge de 11 ans, il passera des mois dans les hôpitaux, devenant très vite dépendant aux médocs. Il perdra un fils de la mucoviscidose et disparaitra à 56 ans sans avaoir jamais refait surface. Les chansons de son unique album Blues run the game sont maintenant des classiques repris par tous. Nick Drake, en sa courte vie, ou Paul Simon notamment l'ont chanté. Finalement son aura n'a cessé de croïtre, enfin dans le cénacle assez restreint des folkophiles hexagonaux. Ca fait pas grand monde mais c'est ainsi.

 

                              Comme souvent et à titre largement posthume on a retrouvé quelques enregistrements inédits, plutôt bons, semble-t-il, ce qui est rare dans ce genre d'entreprise. Il y aurait finalement une soixantaine de chansons de JCF. Et il y aura bien un jour un biopic de l'artiste que je n'irai pas voir. J'ai choisi Juliette. J'aurais pu choisir Marlene qu'il écrivit en mémoire d'une camarade de classe morte dans l'explosion dont il fut lui-même victime en 1954. Tiens, du coup je vous la présente aussi.

 

                              Quant à moi je n'ai connu que Dietrich et Greco. C'est déjà bien, non? Et puis la Juliette de Shakespeare mais elle m'a préféré un certain Roméo.

 

 

 

 

 

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21 avril 2019

In the name of rock/ Josie

                                   Une fois de plus, en quête de prénom, mon bon maître Don, de son accent écossais si marqué, a répondu présent. Lalena, Ballad of Geraldine, Maria Magenta, Guinevere, Celia of the seals, Jennifer Juniper, il les a tant chantées. Et moi avec lui. Tous ces prénoms que je remémore régulièrement sont pour certains fictifs, pour d'autres proches, proches de la réalité d'une vie. Depuis l'adolescent timide et introverti, envieux des copains conquérants, et déjà plus porté sur Nerval que sur le foot, jusqu'à ce jour où l'automne fait plus que  s'annoncer, elles ont..., elles m'ont..., disons, donné des coups, pas mal de coups. Dans certains cas j'avais, c'est vrai, cogné le premier. Je ne suis plus sûr de rien. Parfois pourtant ça ressemblait à de l'or dans mes mains. T'en souviens-tu,  Josie? Peu importe, She is gone (Willie Nelson).

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18 mars 2019

In the name of rock/ Peggy

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                           Que de Peggy dans ma vie!  La Peggy Sue de Buddy Holly, la Peggy-O de Simon et Garfunkel, dont je viens  de découvrir une fabuleuse version par The National, la plus ancienne encore Peggy Gordon reprise par tous les gratteux des pubs d'Irlande et les oubliées. Sans omettre les Meg, Meggie, Madge, Maggie, bref les Marguerite (comme Faust) et les Margot qui en pleurent encore. Dans l'immense discographie du Loner j'ai exhumé cette Ballad of Peggy Grover. C'est un enregistrement très ancien. L'une des toutes premières chansons de Neil Young, avant même le légendaire Buffalo Springfield, avec un groupe canadien nommé The Squires. C'est simple, même moi je n'écoutais pas  encore cette musique à l'époque, c'est vous dire si ça date.

 

                          Les archives Neil Young, une institution, ont réédité les morceaux de  ces temps immémoriaux. Neil n'a pas encore vraiment la voix de légende qu'on lui connait. Il a vingt ans. Valeur surtout historique, pour les Loner's Lovers invétérés. Je n'en suis pas tout à fait. J'oublais une autre Peggy O, dispensable mais tant pis pour vous. Après tout, je vous ai abandonnés trois mois durant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 octobre 2018

Chroniquette paresseuse

                    Ca fait pas mal de semaines que je n'ai pas écrit sur les livres, exception faite du roman sud-africain. Ma relative désertion est-elle passagère? Je ne le sais pas. Pourtant je lis toujours énormément. C'est plutôt que je peine à transcrire mon sentiment. En vrac l'excellente biographie de Sylvie Simmons I'm your man, très complète plongée dans la vie et l'oeuvre de Leonard Cohen. Je devrais en reparler en janvier à l'occasion de ma conférence sur L.C.

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                   Un très vieux bouquin qu'une vieille patiente m'avait donné m'a somptueusement ennuyé. C'est une bluette vaguement humoristique sur un périple à bicyclette dans le sud de l'Angleterre. Prétendument drôle. Ca s'appelle Les roues  de la chance  et n'y tentez pas la vôtre. L'auteur est pourtant Herbert-George Wells dont une machine à explorer le temps, un homme invisible, une île et son docteur fou et des mondes en guerre m'ont cependant jadis séduit.

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                   Repasser chez Simenon ne peut que faire du bien. Le maître de Liège est hors du temps et Maigret chez le ministre comme L'amie de Madame Maigret en disent long sur les détresses et les turpitudes de tous les âges. Les nouvelles des Roses d'Atacama de Luis Sepulveda sont excellentes. Mais tout de même elles vont un peu trop toujours dans le même sens politique. Me suis-je bien fait comprendre? Je sais, Guevara, Pinochet, ça paraît simple.Un peu trop, mais les textes sont très bons.

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                  Nina Simone, roman,de Gilles Leroy, bio très libre, m'a convaincu. Mais uniquement convaincu d'écouter et réécouter la diva. Le très bon Les chiens noirs de Ian McEwan est un roman qui aurait mérité un peu de courage critique. Je l'ai lu sans en savoir grand-chose à l'avance. On y passe des années 40 à une bergerie provençale, par l'intermédiaire de la chute du Mur. Drame familial, couple déchiré mais surtout une certaine réflexion sur l'engagement et rien de manichéen, une rareté. Je n'ai pas regretté mon choix. Alors pourquoi pas vous?

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                  Stefan Zweig est un nouvelliste prodigieux ( je viens de lire Brûlant secret, Etait-ce lui?, Un homme qu'on n'oublie pas). Mais je ne vous apprends rien. Plus encore peut-être c'est un biographe magique qui fait revivre à merveille Magellan, passionnante incursion dans la vie et les voyages de ce visionnaire incompris. Extraordinaire recréation littéraire où l'on se sent intelligent. Ca fait du bien.

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