18 septembre 2020

In the name of rock / Susan, Suzanne, Suzannah, Susanna, Suzie, Susie

                  Des Susan, des Suzanne, il y en a beaucoup. Y-en-aurait-il eu trop? Possible. Petite sélection non exhaustive où vous ne trouverez pas celle de Leo par lui-même. Je l'ai déjà si souvent évoquée ici, en V.O., en VF. Elle ne m'a pas fait que du bien. Pluralisons. Elles ne m'ont pas fait que du bien, les Suzanne, et les autres. Oui, d'accord, vice-versa. Il est temps pour elle de se reposer. Rafraîchissons-nous à la Susan de Don, qui patiente sur la Côte Ouest.

             Ya Ya aussi les Susie, Suzie, Suzannah, and so on... Par exemple la reprise en noir et blanc du standard Suzie-Q par un obscur quintet. Attention ça dure pas longtemps. Des rudimentaires sans avenir. 

              Catégorie votre père n'était même pas né les délicieux Frères Everly essayaient de la réveiller, Wake up Little Susie. Simon et Garfunkel s'en souviendront. Et The Band se passait très bien de Robert Zimmerman, Lonesome Suzie.

                    Oh! Susanna par le grand James Taylor vaut mieux que la version polka banjo des fins de banquet en Alabama. La Suzanne de Leo, la voilà quand même bien sûr, version grande prêtresse Nina Simone, magnifique, si différente. 

                    En bonus (c'est beaucoup dire) une version française, les mots sont de Graeme Allwright.

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17 août 2020

In the name of rock / Martha

Closing-Time

                  J'ai beau explorer depuis des siècles l'histoire du rock, du blues, du folk, mais vous savez ça, elle est si riche que je découvre toujours quelque chose. Mon hommage aux prénoms se poursuit avec Martha, prénom pour lequel j'avais prévu le concours des Fab Four et leur si chère Martha, my dear. Et la voilà, elle est si délicieuse. 

              Mais, plus inattendu, surfant sur soixante années de musique, je suis tombé sur une chanson déchirante de ce grand escogriffe de Tom Waits. Un grand sentimental qui m'a surpris.Je la croyais assez récente. Or, elle est extraite de son premier album Closing time, 1973. Martha, c'est une chanson qu'on apprécie plutôt sur le tard, quand le soir s'infiltre doucement, le soir de la vie (2020 en connait un rayon là-dessus). Tim Buckley et Lee Hazlewood en ont donné une très belle version aussi.

            Martha raconte un coup de fil, celui d'un vieil amant qui tente de reprendre contact avec une femme, quarante ans après. Tom Waits a écrit cette chanson à 24 ans. J'ai le même âge que Tom Waits et je viens donc de la découvrir. C'est drôle, il y a quelques  Martha à qui je téléphonerais volontiers. Bien sûr elles ne s'appellent pas vraiment Martha. Devrais-je dire qu'elles ne s'appelaient pas vraiment Martha? Mélo, tout ça? Oui, comme la vie. Mélo, drame, mélodrame.

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22 juin 2020

In the name of rock / Madeline

                       Le folk, qui m'a tant aidé et inspiré, est inépuisable. Et cette fois je ne radote pas de vieilles lunes mais vous présente Madeline et un trentenaire que je connais depuis au moins dix minutes. La chanson est récente mais peut se rattacher au courant folk des outlaws songs, que tous les grands folkeux classiques ont visité ou revisité. Beaucoup d'entre eux ayant d'ailleurs eux même tâté de la cellule. Il y a tout un vocabulaire dans les disques de blues, de folk, passionnants à découvrir. Up around the bend ne veut pas dire juste au tournant mais en taule. Pareil pour Up the river. Where the chilly winds don't blow est une jolie périphrase pour le prison. Je conseille le très bon bouquin de Jean-Paul Levet, éditions Kargo, Talkin' that talk, le langage du blues et du jazz. On comprend beaucoup mieux les allusions et les doubles sens de toutes ces chansons. 

                       Ian Noe a donc écrit une Letter to Madeline d'une facture très classique. Sûr que le folk, souvent appelé americana, plus branché, brode depuis toujours des harmonies familières. Mais cette musique est hors du temps. Just a guitar, man, just a guitar... Non, je n'ai pas connu de Madel(e)ine. Pourquoi vous me demandez ça? Sauf celle qui a posé des lapins d'anthologie au grand Jacques.

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01 janvier 2020

In the name of rock / Isabelle

                            Un Irlandais folkeux, autant dire un frère. Inconnu complet y compris de moi. Mais pseudo dû à Suzanne Vega et à James Joyce. Alors j'adoube et vous souhaite avec lui un January Blues prometteur. Et il vous parle d'Isabelle, mieux que je ne saurais le faire, et de la Grande Guerre, si présente en ma Picardie. J'aurais aimé vous présenter Isabelle la rêveuse moi-même mais pour les arpèges il vaut mieux que j'abrège avant que ça se désagrège.

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24 décembre 2019

In the name of rock/Jane

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                        Bien des Jane dans l'histoire folkrockblues. Y en a bien une qui fera mentir le dicton où y a Jane y a pas de plaisir. Y a la Jane des très grands, Dylan, Velvet, Stones, et celle des un peu moins grands mais qui font tellement plaisir à réécouter. Par exemple les excités hurleurs glam-rock de Slade. Ah Slade qui sonnait le glas de mes vingt ans de leur accent cockney et de l'orthographe particulière de leurs titres. Mais pas de leurs textes hautement intellectuels. Tout comme ce billet.

 

 PS. L'ami Princécrannoir m'a rappelé la merveille de Nick Drake, Hazey Jane I, car il y a sur le même album Hazey Jane II. J'ai rajouté la pochette. Ecoutez Nick Drake...

 

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25 novembre 2019

In the name of rock/Celia

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                              Phil Ochs, cest bien loin tout ça. Sa prometteuse carrière de folk-singer se brisa assez vite et seul Greenwich Village et quelques vieux fans inconsolables perpétuent le feu sacré d'une de ces légendes folk maudites, il y en a beaucoup. Pour l'ambiance voir le très beau Inside Llewyn Davis des frères Coen. Ce vieux Phil ne s'est pas fait que des amis avec ses engagements trés "engagés". Son succès personnel fut donc très restreint. Je l'ai un peu découvert sur quelques Rock et Folk plus que cinquantenaires et nous n'étions pas nombreux. 

                                Phil Ochs, engagé, je l'ai dit, presque enragé, eut beaucoup d'ennuis à cause de ses textes, notamment avec le FBI (pas très protest-song le FBI, en plein Vietnam) . Des problèmes psychiques croissants, les médocs et l'alcool, rien d'original vous voyez, le conduisirent à une marginalisation voire une clochardisation. En 76, chez sa soeur il décida de prendre une chaise et une corde. Non sans avoir fait un peu de prison en Amérique du Sud et failli laisser sa peau en Tanzanie. C'était la vie joyeuse de Phil Ochs qui, pour son album le moins méconnu, Rehearsals for a retirement en 1969 avait choisi la pochette ci dessous, déjà explicite. Et voici Celia.

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                                Et une autre Celia, qui parle aux phoques sur une île d'Ecosse, de mon si cher Donovan, Celia of the seals.

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07 novembre 2019

In the name of rock/ Melissa

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                                     C'est du rock sudiste. C'est carré. Ca n'a pas toujours eu bonne presse. On s'en fiche pas mal. Moi, j'aime Melissa. Gregg Allman joue ici une version assez tardive accompagné de Jackson Browne. C'est extrait de l'album All my friends qui fêtait The Allman Brothers. Son frère Duane était parti depuis si longtemps déjà. Et le bassiste Berry Oakley aussi, également en moto. Ils avaient 25 ans. Gregg les a maintenant rejoints. Oui, je sais, il arrive un moment, y a plus personne. Je joue un peu Melissa mais même mon âge ne m'autorise pas à vous l'imposer. Crossroads... 

                          

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18 septembre 2019

In the name of rock/Mary Lou

                                 Au dessus de la mêlée se tenait cet homme. Nous étions nés la même année. Avec Bob, Leonard et Neil il formait un carré d'as majeur et magique. Mais lui il avait quelque chose en plus. Mais qu'est-ce qui me prend? Je parle de lui au passé. Du coup je crois bien que de moi aussi je parle au passé. Le Boss est bien là. Son dernier album, Western Stars, tout de nostalgie un tantinet FM, est quand même rudement bien n'en déplaise à certains.  On y salue le soleil, on y fait du stop, on y roule au Nord vers Nashville, on fait une pause au Sleepy Joe's Cafe, on y prend le train pour Tucson, etc... Ca ressemble un peu au périple musical transaméricain de jadis sur ce blog, ce blog qui lorgne doucement vers l'Ouest et le soleil couchant. 

 

                                  Mais bon après tant d'années Bruce Frederick a bien le droit à un petit air de Sunset. Tournée européenne 2020 tout de même. Stade de France semble-t-il. Why not? Mais j'oubliais qu'on est là pour parler des filles. Je sais que ça ne se fait pas. Pas d'inquiétude, mes filles à moi, et celles du Boss, sont maintenant au patrimoine. Cynthia, Mary Queen of Arkansas, Janey don't you lose heart, Frankie, Linda let me be the one, Kitty, Rosalita...Mary Lou.

 

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11 août 2019

In the name of rock/ Nancy

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                          J'ai passé pas mal de temps en début d'année à écouter Leonard Cohen afin de donner une communication sur cet artiste célèbre et souvent incompris. Il est vrai que l'univers de Leo est d'une rare complexité. On sait que Suzanne, Marianne, Joan (of Arc), Alexandra, bien des femmes ont compté dans sa vie et son oeuvre. On sait aussi qu'à évoquer Cohen on ne va pas déclencher le fou rire. Moi, cet homme m'a fasciné, troublé, inquiété. Bref, il a compté.

                          Voici Nancy, épisode plus triste encore. Il semblerait, car rien n'est tout à fait sûr dans l'univers cohenien, que Seems so long ago, Nancy, du deuxième album, le superbe Songs from a room, soit l'histoire vraie de Nancy, fille d'un magistrat de Montréal, qui choisit la nuit en 1965 à l'âge de 22 ans. Les raisons, multiples, ne nous appartiennent pas. Un enfant que l'on avait éloigné d'elle, des séjours psychiatriques, la ronde des amours-désamours, dont, dit-on, Leonard Cohen. On est de toute façon avec ce texte et cette musique en plein pays de Cohenlandia, un pays que j'ai souvent fréquenté, mais que j'ai su conjurer parfois car il faut se méfier de Léo. A consommer avec modération.

Nancy was alone
A forty five beside her head
An open telephone

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15 juillet 2019

In the name of rock/ Rosetta

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                            Ca va, je vous ferai pas le coup des Rosetta de ma vie. La gloire et le prix, soit  (Georgie) Fame et (Alan) Price, around 1971. Les deux géniaux pianistes organistes se retrouvent pour un album qui swingue bougrement. Price avait quitté The Animals depuis longtemps. Fame peinait à retrouver la gloire de Yeh yeh. Dieu donnait peu de signes de bienveillance. Et moi, moi, qui me prenais pour moi, moi-même je ne me sentais pas très bien.

                             Qu'a changé Rosetta dans ma vie? Rien. J'ai continué d'amorcer mon vieillissement (21 ans). J'avais abandonné le peu de guitare que je savais depuis quelques année déjà. Je comptais bien reprendre, ce que je fis environ 38 ans plus tard. Georgie et Alan ont continué dans la musique, rythm'n'blues pour le premier, musique de films pour le second chez Lindsay Anderson. Mais surtout ces deux là, rayés des écrans radar depuis des siècles, n'ont cessé d'écumer les clubs britanniques, souvent allemands ou scandinaves, pas trop en France ce qui n'est pas pour me surprendre. Je ne les ai jamais vus. C'est ça aussi la musique.  A propos mes amis, comme Rosetta, are you better, are you well well well?

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